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- Style : Children In Paradise, Mostly Autumn, Karnataka, Mermaid Kiss, The Reasoning , Panic Room
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IONA - The Book Of Kells (1992)
Par MARCO STIVELL le 19 Mai 2010          Consultée 1513 fois

On le sait déjà, et même si ce n'était pas le cas dorénavant ça l'est, le fond autant que la forme des centres d'intérêt textuels d'IONA sont religieux. La musique elle, s'adapte en fonction de ce registre. Fort de la réussite de sa première expérience discographique, le groupe qui est passé de trio à quintet, intégrant une section rythmique, présente un signe de foi plus grand encore en prenant pour trame de son deuxième album le Book of Kells (Livre de Kells). Il s'agit d'un des manuscrits-trésors de la culture celte chrétienne qui ont le mieux survécu à l'épreuve du temps (et des événements) depuis le Haut Moyen-Âge, magnifiques avec leur pléïade d'enluminures. Il réside aujourd'hui dans une collection de la ville de Kells en Irlande, mais il a bien été réalisé par des moines de l'île d'Iona, île du nord-ouest de l'Ecosse. Sa particularité est de contenir les quatre Evangiles du Nouveau Testament de la Bible, ceux des saints Matthieu, Marc, Luc et Jean.

Ce qui nous amène au concept de ce nouvel album, qui se nomme donc on ne peut plus simplement (et naturellement) The Book of Kells. Comme pour le disque précédent, on remarquera la différence de taille entre la pochette originale, et celle de la remasterisation 2002 parue sur le label du groupe, Open Sky. Une vraie bénédiction que ces "remaniements", jusque dans l'artwork... Mais n'ayant pas la chance de posséder le disque originel (tout comme pour le premier album où certains passages avaient même été retravaillés pour la remasterisation), c'est donc de l'édition 2002 dont il est question ici.

Par contre, je préfère le dire tout de suite, c'est un peu la chronique que je redoutais le plus en ce qui concerne la discographie de IONA. The Book of Kells est le genre d'album qui attire ou repousse en général. Je me souviens de certaines chroniques où il était considéré comme un chef-d'oeuvre, avec les mots les plus alléchants, ceux qui donnaient envie de laisser tomber toute activité pour courir chez son disquaire, pas la peine de vous dire pour quoi faire. Je me souviens aussi de certaines discussions avec des néophytes, qui semblaient plutôt sceptiques ne serait-ce qu'après avoir écouté le début (mais qui par contre n'avaient pas abandonné pour autant et appréciaient même les disques plus récents du groupe). Je me situe un peu entre les deux cas, subjectivement plus d'un côté que de l'autre, mais pour une fois je vais me permettre de mettre en valeur le fait que j'arrive à me faire de temps en temps un peu objectif.

Encore une fois, bien qu'étant athée plus ou moins prononcé, le problème ne vient selon moi pas du fond religieux. La musique d'IONA arriverait d'ailleurs presque à me convertir (j'exagère bien sûr)... Mais là, j'avoue que c'est un petit peu too much pour moi, et encore cela tient plus à la froideur de la musique. Comme on le sait, IONA c'est un savant mélange de pop, de rock progressif, de new-age/ambient et de folk celtique. Ce dernier ne sera pas des plus évidents ici, mis à part sur deux ou trois chansons comme celle d'ouverture, qui fait d'ailleurs partie des meilleurs titres de l'ensemble. La pop ? Un peu sur "Chi-Rho" et "Revelation", encore deux des rares morceaux où j'apprécie le sax de David FITZGERALD, et encore tout ça c'est surtout grâce à la présence de cette merveilleuse chanteuse qu'est Joanne HOGG, qui n'est encore pas des plus mises en avant ici. Ce sont donc les deux genres restant qui ressortent le plus, même si le rock progressif n'est réellement présent que sur le seul long morceau, "Matthew - The Man" (on reconnaîtra je pense l'hommage au premier évangile, les trois autres ayant aussi un titre pour eux). Il contient bien des parties acoustiques sublimes et éthérées, mais malgré cela et quelques bons élans rythmiques (Nick BEGGS au Chapman Stick), je ne suis pas vraiment conquis. Quant aux moments ambient... Le groupe joue à fond là-dessus sur des titres comme "Luke - The Calf" (nappes de synthés + flûtes) qui restent agréables, ou sur d'autres comme "The Arrest - Gethsemene", où la flûte est remplacée par le sax, et cela donne un résultat tendu mais aussi plus froid, nettement plus froid. On leur préfèrera "Virgin And Child", avec une douce harpe celtique.

Tout ça, ça ne fait pas beaucoup dans le genre mémorable, mais l'objectivité de ma part vient surtout dans l'envie de faire ressortir une instrumentation la plupart du temps difficilement reprochable, ainsi qu'un talent de plus en plus perceptible, à défaut de reconnaître un aboutissement à l'oeuvre. Un sentiment qui sera complètement gommé à partir du troisième album.

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   MARCO STIVELL

 
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- Dave Bainbridge (guitares électriques, classiques et acoustiques, c)
- David Fitzgerald (saxophones ténor et alto, flûtes concert et chinoi)
- Joanne Hogg (chant, claviers)
- Nick Beggs (chapman stick, basse 5 cordes wal, cymbales)
- Terl Bryant (batterie, percussions)
- Frank Van Essen (percussions additionnelles, violon)
- Troy Donockley (cornemuse irlandaise, flûtes basses irlandaises)
- Fiona Davidson (harpe celtique)
- The Peter Whitfield Strings (ensemble de violons, violon alto)
- The Congregation Of Kensington Temple Ch (bruits de foule)


1. Kells Opening Theme
2. Revelation
3. Matthew - The Man
4. Chi-rho
5. Mark - The Lion
6. The River Flows
7. Luke - The Calf
8. Virgin And Child
9. Temptation
10. The Arrest - Gethsemene
11. Trinity - The Godhead
12. John - The Eagle
13. Kells
14. Eternity - No Beginning, No End



             



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