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ROCK SYNTHéTIQUE  |  B.O FILM

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- Membre : Genesis

Tony BANKS - Soundtracks (1986)
Par MARCO STIVELL le 10 Juin 2010          Consultée 1035 fois

AVERTISSEMENT : cette chronique de bande originale de film est également susceptible de contenir des révélations sur le film

Je me pose de ces questions des fois... Oui, parce que mine de rien, même si on s'en fait parfois une mauvaise image, un chroniqueur (j'hésite à préciser "musical") ça pense beaucoup, et son papier ne comporte pas forcément ses seules impressions personnelles. La note est pensée, les mots sont pensés, tout est pensé. Tout ceci, il faut le dire, c'est grâce au fait que la plupart du temps il a quelque chose à dire (que ce soit solide ou pas) en bien ou en mal à propos de l'oeuvre choisie. Autant dire qu'il n'y a rien de plus dur quand, à l'exact inverse, il se retrouve devant sa feuille ou comme dans le cas présent sa page Wordpad, et qu'il est embarrassé parce qu'il ne sait vraiment pas quoi dire pour vanter (ou pas) un album non pas inintéressant ni convaincant, qui n'a simplement pas trop de goût. Il n'y a rien de pire que les albums qui laissent perplexe, une impression d'être ni bon ni mauvais. Comment en parler sans être ni enthousiaste, ni cassant ? Quelle image donner d'une oeuvre susceptible de laisser l'auditeur sur sa faim, sans pour autant le dégoûter ?

Soundtracks est, comme son nom ainsi que sa drôle de pochette l'indiquent, un album de musiques de films, une compilation plus précisément. Les oeuvres concernées sont deux longs-métrages, eux-mêmes parus en ce milieu d'années 80 : Quicksilver de Thomas Michael Donnelly et Lorca And the Outlaws de Roger Christian. Commençons par le premier, qui regroupe les cinq premiers titres de l'album. "Shortcut to Somewhere" est le fruit d'une collaboration entre Tony et Fish, alors chanteur du groupe Marillion, très en vogue en Angleterre à cette époque. C'est amusant d'ailleurs, la pochette du single de cette chanson montre les deux hommes (Fish fait deux têtes de plus que Tony) arborant chacun un T-Shirt du groupe de l'autre, Abacab pour Fish, Script For a Jester's Tear pour Tony. N'empêche que musicalement, et même si j'adore les années 80, ce n'est pas trop ma came... C'est assez efficace avec un refrain direct, très synthétique avec outre les claviers, que des instruments programmés (et c'est comme ça pour tout l'album), mais curieusement, si je trouve ça chouette ailleurs, ici ça me gêne, surtout les faux sons de cuivres, puis la mélodie n'est clairement pas une de mes préférées, enfin... C'est un peu le même constat pour certains moments de la "Quicksilver Suite" où l'on retrouve les mêmes sons. Alors que curieusement, rien que l'intro de l'instrumental "Smilin' Jack Casey" me fait ressentir le contraire, même si les textures sont similaires (pas de cuivres là par contre), le son est plus rock et la composition plus fidèle au Tony BANKS que l'on connaît. "Gypsy" peut surprendre par sa sombriété, qui paraît assez éloignée de la tonalité lumineuse de The Wicked Lady (première BO de Tony parue trois en plus tôt). Tout ça c'est bien joli, mais pas franchement recommandable ni pour le néophyte, ni pour le fan de Tony (qui doit connaître, mais je veux dire pour ce qui est de réecouter souvent cette oeuvre).

Venons en à Lorca And the Outlaws. On a d'abord deux chansons cette fois-ci. "You Call This Victory" rebute un peu à cause du son cotonneux de la boîte à rythmes, tandis que la mélodie donne un effet quelque peu rétro. Jim Diamond chante bien mais chose surprenante, quand il s'aventure dans les aigües, on croirait entendre une femme. "Lion of Symmetry" est beaucoup plus convaincante, et pas seulement grâce à la très sincère participation de Toyah Wilcox, Mme Robert Fripp à la ville. La chanson est répétitive, mais le thème du refrain sonne comme un hymne. C'est tout simplement le meilleur titre de l'album, avec quelques bouts de la suite que l'on rencontre après. "Redwing" fait office de plage limite expérimentale alors que, tout aussi étonnant, "Lift Off" contient des relents de musique religieuse avec le couple orgue - choeurs. On retiendra également "Lorca", plus efficace en matière de rock synthétique, et personnellement je verrais bien ce titre non seulement chanté, mais aussi par une femme...

Cette deuxième partie réhausse donc un peu l'intérêt de ce disque qui, bien que se démarquant par son originalité (qui lui fait atteindre la moyenne, d'où un 2,5 plutôt qu'un 2/5), n'est clairement pas indispensable, sauf aux collectionneurs. Le pauvre Tony n'obtiendra de cette expérience qu'un bide, comme ses précédents albums solos, mis à part peut-être Shortcut to Somewhere qui a un petit peu marché en Angleterre. Mais à mon avis, ça tient plus de la présence de Fish qu'autre chose...

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   MARCO STIVELL

 
  N/A



- Tony Banks (claviers, basse-synthé, programmations)
- Fish (chant)
- Jim Diamond (chant)
- Toyah Wilcox (chant)


1. Shortcut To Somewhere
2. Smilin' Jack Casey
3. Quicksilver Suite : I) Rebirth
4. Ii) Gypsy
5. Iii) Final Chase
6. You Call This Victory
7. Lion Of Symmetry
8. Redwing Suite : I) Redwing
9. Ii) Lorca
10. Iii) Kid And Detective Droid
11. Iv) Lift Off
12. V) Death Of Abby



             



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