Recherche avancée       Liste groupes



      
NEW-WAVE  |  STUDIO

Commentaires (1)
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Membre : Superheavy, Dave Stewart , Annie Lennox

EURYTHMICS - In The Garden (1981)
Par ERWIN le 2 Juillet 2010          Consultée 1500 fois

Les rencontres les plus simples, les plus fortuites peuvent être à la source des plus grandes collaborations. Le géant EURYTHMICS est né de l’union de deux êtres. Les regards de Dave Stewart et d’Annie LENNOX se croisent pour la première fois dans un restaurant d’Hampstead, chic banlieue londonnienne où Annie officie comme serveuse. Le coup de foudre est immédiat, l’Anglais est aussitôt captivé par les yeux, le charisme et l’incroyable voix de l'Ecossaise. Plusieurs années de vaches maigres s’ensuivent pour les jeunes amoureux, de 1976 à 1981, ils apprennent leur métier de musiciens. Ils font partie du groupe The Tourist mais décident de s’émanciper de toute autre force créatrice que la leur. Ils fondent alors leur groupe EURYTHMICS, du nom d’une forme de danse : l’"Eurythmie", qu’Annie a étudié dans sa prime jeunesse. Au moment où leur relation d’amour prend fin, le duo signe un deal avec RCA, mais ils choisissent de continuer de travailler ensemble « sur la base de leur compréhension et de leur disponibilité mutuelle ».

In the Garden sort en Octobre 1981. Produit à Cologne comme il se doit en ces années révolutionnaires , ils sont épaulés par des musiciens de renom : entres autres Holger Czukay et Jaki Liebezeit de CAN pour les cuivres ou Clem Burke de BLONDIE à la batterie. Tout semble donc aller pour le mieux.
Mais on ne peut guère pour le moment parler de new wave. L’ensemble forme un mélange étonnant de krautrock et d’électro, avec toutefois une nette influence des mouvements post-punks. L’essai est maladroit, la plus belle preuve en est la voix d’Annie : probablement une des plus belles de la pop musique, loin d’être alors à son apogée, la jeune femme n’a pas du tout pris conscience de ses phénoménales possibilités. Sa voix alto reste très en deçà de ses capacités. STEWART enrubanne les compositions dans un fatras synthétisé peu convaincant et manquant à mon sens de couilles. Les influences du travail de David BOWIE et Brian ENO sur la trilogie berlinoise sont patentes comme sur "She’s invisible now".

Mais voyons de quoi il retourne : Le titre d’introduction "English summer" manque cruellement de puissance, mais la composition tient la route. Le ton doucereux de "Your time will come" n’attire pas l’attention d’un auditeur qui souhaiterait plus de vibrations. Cependant, les idées sont là… Confuses… Inextricables mais bien présentes. C’est aussi le cas sur "Take me to your heart", un tantinet trop molle mais qui introduit les prémices des futurs grands singles du duo. La dissonance de "Caveman head" est intéressante, malgré la voix d’Annie, empruntée et manquant singulièrement de relief. Mais le rythme et les bidouillages "Punkoïdes" de STEWART la rendent attachante.

C’est "Belinda" qui est pour moi le morceau représentant le mieux l’éventuelle gloire qui attend les EURYTHMICS. Une guitare équilibrée, qui rappellera Robert Smith aux amoureux des CURE soutient une section rythmique carrée, un morceau simple sur lequel se greffe la voix d’Annie, pour un résultat très convenable. La petite course de "Never gonna cry again" est le seul single réussi de l’album, il atteint la position 63 du billboard anglais, alors que "Belinda" n’intégrera pas même les tops. A défaut d’autre chose, c’est leur première apparition dans les charts. Le titre le plus réussi est celui présent dans les rééditions de 2005 "Le sinistre", son coté malsain, galvanisé par un piano sépulcral, vraiment excellentissime. Toujours dans les bonus, "Heartbeat heartbeat" sonne plus sauvage, soutenu par les cuivres de CAN, dans un mélange dissonant et lancinant.

Hélas, le manque de succès de l’album plonge Annie LENNOX dans une grave dépression qui la conduit à revenir dans sa froide Aberdeen natale. Cette épreuve la rendra cependant plus forte, et lui permettra de prendre conscience de son manque de confiance en elle. L’album n’est pas remarquable, seulement honorable. Pour un coup d’essai, c’est encourageant, mais la formule magique reste à trouver.

A lire aussi en NEW-WAVE par ERWIN :


DEPECHE MODE
Violator (1990)
Dépeche mode à son zénith

(+ 3 kros-express)



EURYTHMICS
Be Yourself Tonight (1985)
Les classiques eighties


Marquez et partagez





 
   ERWIN

 
  N/A



- Annie Lennox (synthétiseur-chant-flute-percussions)
- Dave Stewart (synthétiseur-basse-guitare)


1. English Summer
2. Belinda
3. Take Me To Youri Heart
4. She’s Invisible Now
5. Your Time Will Come
6. Caveman Head
7. Never Gonna Cry Again
8. All The Young People Of Today
9. Sing Sing
10. Revenge
11. Le Sinistre
12. Heartbeat Heartbeat



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod