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- Membre : Gandalf & Galadriel

GANDALF - To Another Horizon (1983)
Par MARCO STIVELL le 30 Novembre 2010          Consultée 1208 fois

Autant le dire tout de suite, si par un quelconque moyen vous avez été tenté de vous intéresser à GANDALF, notamment aux deux premiers disques déjà chroniqués sur ce site, sachez qu'avec To Another Horizon, vous n'avancerez que très peu. Vous découvrirez peu de nouvelles choses, si vous n'aimez pas habituellement vous n'aimerez qu'un peu moins ou un peu plus par rapport à avant, et même chose si vous aimez (ouf !) Tout est donc possible, mais sachez en tout cas que mister Ströbl a quand même cherché à se renouveler... un peu...

"March of No Reason" commence par un début "horloger" avec sons de cloches, puis se forme une vague d'orgue et de synthé, avec mellotron-voix en fond, plutôt majestueuse. Arrivée de la boîte à rythmes, puis d'un thème plutôt glorieux, dans la lignée de ce que GANDALF nous a offert jusqu'alors, de même que les sonorités des synthés. Il y a ensuite des roulements de cymbales toujours sur le même style de nappes et l'effet est plutôt joli. La guitare arrive enfin, sous forme acoustique, et on peut entendre pour la première fois un petit ensemble de faux hautbois, ce qui n'est pas une "innovation" négligeable. Le final de ce premier mouvement nous offre un passage de guitare électrique assez réussi. Pour le moment, on reste donc en terrain connu même si l'on sent que ce To Another Horizon va nous apporter son petit lot de surprises, comme ça a ici déjà été le cas.

En effet, "Natural Forces Getting Out of Control" se présente ensuite, avec ses sons de vent fort et de pluie, survolés par les notes aigües de la jolie flûte de Robert Julian Horky. Début très spirituel caractéristique de la new-age qui évolue ensuite vers un thème qui se voudrait apaisant grâce à l'arpège de guitare classique s'il n'y avait ces vagues de synthé toujours un peu grisantes et que beaucoup trouveront "datées". Le milieu du mouvement (qui fait dix minutes) est composé d'un passage façon Nature & Découvertes à l'ancienne, avant de ramener les instruments un à un parmi lesquels, ô surprise, une batterie. La basse-synthé tourne continuellement tandis que Egon Gröger effectue des mini-roulements, puis le tout est ramené à un rythme binaire pour un court morceau joli mais sans grand relief et interrompu de manière un peu frustrante par les samples lors du final. Les vagues de synthé n'étaient pas non plus indispensables même si elles tentent de symboliser la déchaînement des éléments. Un mouvement principal légèrement en demi-teinte donc. Heureusement, "Requiem For a Planet", avec grand renfort de flûtes ainsi que du piano et de l'orgue de Peter Aschenbrenner (qui intervient pour la première fois sur un disque de GANDALF), rattrape vite le tout. Le fond de voix est magnifique et la mélodie ne l'est pas moins, tout comme les envolées du piano, tandis que GANDALF récite un texte.

L'ancienne seconde face du vinyle démarre avec une nouvelle vague (non, pas celle de Richard Anthony) vite ponctuée par les interventions de la batterie et de la guitare, le tout quand même bien similaire à celui de "Natural Forces Getting Out of Control", mais un cran au-dessus niveau qualité. Les "crystal ships" qui ne voguent pas sur le "crystal lake" (du premier album) s'en tirent assez bien avec ce très joli morceau. A l'image de son final, le titre suivant, "The Divine Message", premier volet de la suite "To Another Horizon", démarre avec le chant des percussions métalliques et de manière très "zen" grâce à la présence d'un sitar indien, mais aussi d'une flûte basse et d'une voix passée au vocodeur. "Change of Consciousness", le deuxième volet, continue dans ce sens, mais avec cette fois des accords plaqués sur ce qui semble être un saz ou un bouzouki (?) tandis que le sitar improvise un thème par-dessus et que, re-ô surprise, une basse fait de même mais en dessous. Elle reste dans un rayon de notes très simple puisque jouant sur une octave ascendante et descendante mais c'est très efficace. C'est la flûte qui aura finalement le dernier mot. Six minutes, c'est suffisant pour apprécier un morceau de ce genre, qui a le bon goût de varier un peu plus sur le final. Quant au troisième mouvement, "Creation of a New World", il reprend le même thème à la guitare électrique et de manière plus rapide. Le choix du bourdonnement de synthé en intro n'était sans doute pas le meilleur, tout comme certaines notes lors de ses interventions au cours du morceau, mais la guitare connaît le même problème alors...

"Cosmic Balance" est, tout comme "Requiem For a Planet", porté par un joli piano, même si l'ensemble est plus rythmé grâce à la présence d'une drumbox qui reste assez discrète. Les thèmes au synthé sont splendides, tout le savoir-faire de GANDALF en la matière est dignement représenté ici. Dans la même lignée, "Peace Without End", à l'image de son titre optimiste, termine le disque de manière sereine, avec piano et flûtes qui se suivent de près, tandis que la guitare à cordes nylon tisse quelques ambiances en fond, avant que n'intervienne pour la dernière fois la guitare électrique. Une fois n'est pas coutume on a même droit à un mignon jeu de glockenspiel.

On commence à bien s'habituer à la musique de GANDALF, et du coup, les qualités de même que les défauts sont plus facilement perceptibles. Mais ces derniers, aussi présents soient-ils et notamment sur les deux morceaux longs (en comptant la suite "To Another Horizon"), n'empêchent pas ce troisième disque de se placer un cran au-dessus des deux précédents. De plus, les "innovations" sont apportées de fort belle manière. Alors pourquoi garder la même note ? Parce que mettre moins serait mentir sur la qualité de la musique et plus abuser légèrement. En passant, ce disque est "dédié à tous les politiciens de la terre", histoire de leur faire comprendre qu'avec un comportement aussi unifiant et apaisant que celui de cette musique, le monde tournerait sans doute mieux...

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   MARCO STIVELL

 
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- Gandalf (guitares, synthétiseurs, mellotron, orgue, sitar, )
- Peter Aschenbrenner (piano, orgue)
- Robert Julian Horky (flûtes)
- Egon Gröger (batterie)
- Heinz Hummer (basse)
- N.a.o (voix)


1. March Of No Reason (inc. 'the Falling Star')
2. Natural Forces Getting Out Of Control (inc. 'wind,
3. Requiem For A Planet
4. Flight Of The Crystal Ships
5. To Another Horizon : I) The Divine Message
6. Ii) Change Of Consciousness
7. Iii) Creation Of A New World
8. Cosmic Balance
9. Peace Without End



             



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