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 Tori's Maze (293)

Tori AMOS - American Doll Posse (2006)
Par ERWIN le 22 Août 2011          Consultée 1407 fois

Nous voici en présence du neuvième tome des aventures d’une sudiste américaine en Cornouailles. Comme à son habitude multipolaire, voila que Tori propose cette fois un album axé sur les caractéristiques de cinq femmes représentant cinq déesses de la mythologie grecque. Elle annonce en outre que cette oeuvre est celle d’une « guerrière », soit Athéna. C’est aussi sans doute cette multitude de personnalités qui l’habitent qui font de Tori Amos une artiste majeure de ce début de 21eme siècle. Les divers genres qu’elle aborde avec talent en sont le révélateur. Touche à tout de génie, elle conclut en précisant que la première partie de sa carrière est désormais derrière elle et que cet « American doll posse » est le fruit d’une nouvelle femme. A défaut d’autre chose, cela nous permet aussi de la voir sous ses attraits les plus stupéfiants, sexy ou sensuelle, démone ou angélique…
Cette nouvelle épopée se déroule dans son manoir anglais, avec son équipe habituelle.

A son habitude, plusieurs singles vont être les hérauts de ce disque adulte… Adulte comme une « Milf » -mother I’d like to fuck… » dont elle sussure le terme dans le refrain de « Big Wheel », le premier single… Evidemment c’est Tori et cela n’étonne réellement personne, cette petite course est en tout cas bien agréable. Voila une nana qui s’assume, c’est le moins que l’on puisse dire. Dans la pudibonde Amérique, de nombreuses radios refuseront pourtant de faire tourner la rondelle pour cet ignoble affront à la nature féminine ! Et pourtant, Tori est une éminente défenseuse des droits de la femme, elle l’a prouvé maintes fois.
La très mélodique « Bouncing clouds », second single, au trademark qui rappellera certains gimmicks new wave des 80’s, avec son piano discret mais omniprésent me plait beaucoup, cette rythmique inexorable est un must énergétique. Comme quoi il n‘y a besoin d’aucune violence pour que naisse la puissance.
« Almost rosey » est le dernier single de l’album, sur un piano très pop, une mélodie très calibrée mais excellente surgie. Un morceau aux sonorités très BEATLES, qui aurait aisément pu sortir de la besace de John ou de celle de Paul.

Tori a enregistré 24 titres pour son neuvième album, vous me permettrez de faire l’impasse sur certains d’entre eux, pour ne pas que ma kro s’aligne sur la longueur de celles de mon talentueux camarade Marco Stivell, tous ne sont pas mémorables de toutes manières. Concentrons nous plutôt sur les bons.

« Velvet revolution » est un superbe petit intermêde au ton balkanique.
« Smokey joe » dispose d’une ligne de piano qui accapare dangereusement mon attention. « Dragon » avec son orgue éthérée est cependant un poil trop lascive.
Alors que la petite course qu’est « The miracle » voit l’apport d’une guitare saturée de haute volée. Guitare que l’on retrouve de ci de là avec un esprit sans concessions comme sur « Teenage hustling » ou « You can bring your dog » qui rappelleront des envolées Hard rock que la miss aime tout particulièrement…On ne reprend pas impunément des standards du Grunge ou du Thrash sans avoir une idée derrière la tête. C’est finalement à l’image de la schizo totale qu’est Tori, un instant smooth et blanc comme une colombe, l’instant d’après rouge feu telle une succube en droit ligne tirée de l’enfer.

L’idée est passionnante, chacune des incarnations de la belle correspond à des titres de l’album… Mieux, elle ira jusqu’à faire des reprises en fonction de ces personnages en live. C’est donc un concept album fort évolué que nous avons là entre les mains. A contrario de la plupart de ses pairs, Tori investit la psyché avec une maestria digne de Freud et Jung réunis, loin du branquignole de Yes, Rush ou Genesis, bien plus intellectualisée que le Floyd.

Bref, je ne vous cacherai pas que cet album est celui qui m’a donné le plus de mal à chroniquer. La taille de l’œuvre et sa nature sont autant de ronces à traverser. Si là est l’œuvre d’une femme mure, ma foi, je n’ai qu’une envie toute sexuelle mais pas du tout sentimentale de la rencontrer et de la faire mienne… Mais c’est Tori et me voila déjà en train de digresser malgré toute ma détermination. Voila une tueuse les gars. Plus vénéneuse tu meurs, un démon paradisiaque, l’Eden des séducteurs, le Pandemonium des sentimentaux…

Vaincu je suis…

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   ERWIN

 
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1. Yo Georges
2. Big Wheel
3. Bouncing Off Clouds
4. Teenage Hustling
5. Digital Ghost
6. You Can Bring Your Dog
7. Mr Bad Man
8. Fat Slut
9. Girl Disappearing
10. Secret Spell
11. Devils And Gods
12. Body And Soul
13. Father’s Son
14. Programmable Soda
15. Code Red
16. Roosterspur Bridge
17. Beauty Of Speed
18. Almost Rosey
19. Velvet Revolution
20. Dark Side Of The Sun
21. Posse Bonus
22. Smokey Joe
23. Dragon
24. Miracle



             



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