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SAXON - Call To Arms (2011)
Par GEGERS le 4 Juin 2011          Consultée 3003 fois

Décidément, SAXON a tout compris au heavy metal. Pour s'en convaincre, il suffit d'écouter l'album Wheels of Steel (1980), Dogs of War (1995) ou The Inner Sanctum (2007). Tiens, et pourquoi pas ce petit dernier, qui vient enrichir une discographie parsemée d'un paquet d'albums indispensables du style ? Car tout comme ses pairs Manowar ou Judas Priest, SAXON vit heavy metal, mange heavy metal, baise heavy metal et mourra probablement heavy metal. Bien sûr, peut-être par manque de jusqu'au-boutisme, ou à cause d'une carrière légèrement moins flamboyante, le groupe britannique ne bénéficie pas de l'aura mystique et fascinante qui entoure les deux groupes précités. Reste qu'en hésitant pas à évoluer et proposer des albums osant l'intégration d'influences FM (Innocence Is No Excuse) ou plus modernes (Metalhead), SAXON est parvenu à constituer une discographie solide, à même de faire baver nombre de groupes apparus dans le courant des décennies suivantes.

Après un Inner Sanctum audacieux et un Into the Labyrinth plus décevant (la faute à des compositions moins percutantes), SAXON a donc décidé de revenir aux fondamentaux sur ce Call to Arms résolument jouissif. Déjà, la pochette émoustille. Dérivée de la célèbre affiche « Lord Kitchener wants you », poster de recrutement utilisé par l'armée britannique durant la première guerre mondiale, elle annonce un album belliqueux et rentre-dedans. Tout juste ! « Hammer of the gods », qui ouvre l'opus, se fait un titre catchy et imparable, doté d'un riff agressif, tout comme la voix toujours exceptionnelle de Biff Byford. Il est question de vikings, d'invasions sanglantes, de pouvoir et de gloire. Oui, ne pensez pas que SAXON prenne la peine d'éviter les clichés. Car si les paroles peuvent être un moyen, elles sont et restent avant tout un prétexte. Il sera donc sujet du roi Arthur et de la quête du Graal (« Mist of Avalon » et son intro orientée hard FM), de groupies et d'ascension vers les sommets (le très old school « Back in 79 » et ses chœurs de fans gonflés de testostérone) et de fin du monde (« When doomsday comes » et son riff pachydermique). Rien de révolutionnaire donc, mais SAXON à cette particularité de faire passer du vieux pour du neuf, en le présentant sous forme d'hommage à son glorieux passé. Et puis, il y a ces pièces plus modernes, à mi-chemin entre power-ballad et riffs plaqués (« Call to arms ») qui apportent à l'ensemble un sentiment de fraîcheur salvateur. Irrésistible est sans doute le terme le plus adapté pour décrire ce 18ème album studio des Britanniques, qui savent encore distiller brûlots pour headbangers (« Afterburner ») et odes à la middle-class british qui se retrouvait chaque soir dans les pubs des villes industrielles (« Ballad of the working man »).

Bien sûr, SAXON ne propose rien de neuf. Bien sûr, la version avec orchestre de « Call to arms », ajoutée en fin d'album, est totalement inutile, mais comment ne pas reconnaître à l'écoute de cet opus que SAXON est grand ? Fruits d'un exceptionnel travail de composition et de production, les morceaux de cet album laissent la très agréable impression de redécouvrir le heavy metal, tant les ambiances qui le caractérisent sont proches de celles distillées sur les premiers albums du groupe. On tape du pied, on chante et on lève le coude à la santé de ces papys rockers qui parviennent à nous faire frétiller comme au premier jour.

Après avoir publié un de ses tous meilleurs albums avec The Inner Sanctum, SAXON remet le couvert, en proposant cette fois un album plus « back to the roots » mais tout autant convaincant. Mené par un Biff Byford plus en forme que jamais, cet album, qui voit Don Airey (Deep Purple) poser des notes de claviers discrètes s'inscrit dans la droite lignée de ces grands albums de heavy metal qui ont émaillé les années 80, rien de moins. Un grand, très grand SAXON !

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- Biff Byford (chant)
- Paul Quinn (guitare)
- Doug Scarratt (guitare)
- Nibbs Carter (basse)
- Nigel Glockler (batterie)


1. Hammer Of The Gods
2. Back In 79
3. Surviving Against The Odds
4. Mists Of Avallon
5. Call To Arms
6. Chasing The Bullet
7. Afterburner
8. When Doomsday Comes
9. No Rest For The Wicked
10. Ballad Of The Working Man
11. Call To Arms(orchestral Version)



             



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