Recherche avancée       Liste groupes



      
POP-AOR-SOUL  |  STUDIO

L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Style : Yes
- Membre : Keith Emerson , King Crimson, Asia, Atomic Rooster, Black Sabbath, P. P. Arnold
 

 Site Officiel (271)

EMERSON, LAKE & PALMER - In The Hot Seat (1994)
Par MARCO STIVELL le 24 Août 2013          Consultée 1013 fois

Black Moon est suivi d'une tournée triomphale, de quoi revigorer ELP et leur permettre de continuer pendant quelques temps. Néanmoins, durant l'enregistrement d'In the Hot Seat, ils sont confrontés à divers problèmes. D'abord, Keith EMERSON a un problème nerveux à la main droite, ce qui l'empêche de jouer des claviers comme il l'entend -et ça n'ira pas en s'arrangeant avec les années-. En outre, il fallait s'y attendre, les vieilles rancoeurs entre lui et LAKE resurgissent, écartant l'idée d'une promotion de l'album en 94-95, de quelque forme que ce soit. Depuis, malgré des tournées ou shows ponctuels, on attend toujours la suite à ce In the Hot Seat que les fans détestent cordialement...

Les membres d'ELP essaient de donner une suite à Black Moon sans retrouver l'inspiration et la classe qui caractérisaient ce dernier. Vu les problèmes de santé d'EMERSON, il leur est impossible de fournir des prouesses et frasques progressives comme ils le faisaient il y a longtemps et un peu moins ces derniers temps. Alors ils se concentrent autour de morceaux plus résolument rock et autour de la voix de LAKE, encore si particulière à cette époque. La durée des morceaux est très significative, les deux plus longs atteignent péniblement les cinq minutes.

Cela commençait plutôt bien avec «Daddy», certes hyper-léché et consensuel (dédié à la petite Sara Anne Wood et tous les enfants enlevés en général), mais plutôt honnête en particulier dans son effort de proposer une mélodie et une ambiance marquantes. Il y a surtout l'excellent «Hand of Truth», morceau le plus ambitieux du disque avec ses rythmiques complexes et qui par moments nous dévoile comment sonnerait Bruce Hornsby en rock progressif : cela ne m'étonnerait pas que Keith EMERSON s'en soit servi d'influence, au moins pour le style de piano électrique très brillant. Le parallèle nous conduit à élargir un peu : outre cette potentielle influence, In the Hot Seat bénéficie grâce à la présence de Keith Olsen (Fleetwood Mac, Ozzy Osbourne, Grateful Dead, Pat Benatar...) d'une production très américaine, ce qui peut facilement dérouter. On ne compte plus, sur les titres précités ou par la suite, les apparitions de fausses guitares, basses en plastique résolument impersonnelles.

En dehors de cela, peu de compositions sonnent réellement inspirées, même si on aime l'arena-rock, la soul eighties ou tout ce que vous pourrez trouver dedans comme expérience nouvelle, en moins engageant que sur Black Moon. Le slow «Heart on Ice» s'inscrit dans ce que ELP a fait de plus langoureux, mention spéciale à cet arrangement de fausses-cordes très... fleuri ! «Give Me a Reason to Stay», «Gone Too Soon» ainsi que «Thin Line» ont pour principal mérite de laisser la guitare de LAKE s'exprimer un peu, la dernière contenant aussi des choeurs féminins. EMERSON essaie de rajouter des sons bizarres comme sur «One By One», dont l'intérêt réside surtout dans le rythme ternaire. A l'écoute de «Change», surtout au début, on croirait que EMERSON s'est inspiré du «San Jacinto» de Peter Gabriel. Finalement outre les deux premiers morceaux, le meilleur se situe dans la reprise du chef-d'oeuvre de Bob Dylan, «Man in the Long Black Coat». La reprise d'ELP est sobre, brumeuse mais pas moins épique, la voix de crooner de LAKE seyant très bien à ce type de chansons.

Fin de l'histoire ? Presque vingt ans après, on pourrait le penser. Il y aura par la suite des live-réunion, mais rien pour venir essayer de redorer un peu le blason du trio légendaire auprès de ses anciens fans. In the Hot Seat contient deux voire trois morceaux qui méritent que l'on s'y attarde, mais si c'est la fin, elle est n'en reste pas moins frustrante.

A lire aussi en ROCK par MARCO STIVELL :


SANTANA
Marathon (1979)
Un bon score




FLEETWOOD MAC
Bare Trees (1972)
L'apogée de danny kirwan


Marquez et partagez





 
   MARCO STIVELL

 
  N/A



- Keith Emerson (claviers)
- Greg Lake (chant, basse, guitares)
- Carl Palmer (batterie, percussions)
- + Bill Wray (choeurs)
- Maula Mattioli (choeurs)
- Kristen Olsen (choeurs)
- Fred White (choeurs)
- Ricky Nelson (choeurs)
- Linda Mccrary (choeurs)
- Lynn B. Davis (choeurs)


1. Hand Of Truth
2. Daddy
3. One By One
4. Heart On Ice
5. Thin Line
6. Man In The Long Black Coat
7. Change
8. Give Me A Reason To Stay
9. Gone Too Soon
10. Street War



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod