Recherche avancée       Liste groupes



      
BLUES  |  STUDIO

L' auteur
Acheter Cet Album
 


SEASICK STEVE - Hubcap Music (2013)
Par ERWIN le 28 Mai 2013          Consultée 746 fois

Revoilà Papy le bluesman ! Notre jeune homme de désormais 72 printemps semble plus jeune que jamais à l’occasion de son sixième album – c’est ce qu’on appelle une jeune carrière ! -. La pochette créée par un de ses fistons – on imagine aisément les dizaines d’enfants qu’un mastard pareil a du faire à sa pôvre femme – prône toujours l’enfance et la simplicité, voire fleure bon le rustique qui transpire par toutes les pores du phénomène. Bref, nous sommes dans la droite lignée de ses opus précédents.

D’ailleurs en parlant de forme, Steve « le mal de mer » ouvre son album avec « Down on the farm » titre qui rappelle l’époque cyber des ZZ TOP – des concurrents barbichus -, une énorme guitare slide, assortie d’une vidéo qui présente Steve en train de danser tel le jeune premier du fin fond des Appalaches, avec dans la mimine ce qu’il appelle sa « Hubcap guitar », une gratte fabriquée avec deux jantes d’une caisse ricaine appelée « Morris minor » mises l’une contre l’autre, je vous l’accorde, ce mec est bien perché…
« Self sufficient man » continue sur la lancée, c’est bien péchu, et les paroles, comme souvent, sont hilarantes. Tout ceci est très Roots avec un son finalement recherché, le terroir sudiste est là, fertile et vivace comme sur la chouette « Keep on keepin on » qu’on croirait sorti de la BO de « O’brother ». L’électricité domine encore sur la puissante « Freedom road » au riff de guitare hypnotique chouré à Johnny Lee HOOKER, pour un résultat superbe. J’adore d’ailleurs le riff lancinant et répétitif de « Heavy weight », quel superbe talent de compositeur !

L’acoustique, comme à l’accoutumée, n’est pas en reste : la désertique « Over you » nous replonge dans le vieux folk cher à Woody GUTHRIE. Et comme on ne laissera aucun pan musical traditionnel américain de côté, l’identité country de « Purple shadows » n’échappera à personne. Enfin, « Coast is clear » donne une consonance plus pop / soul avec ses claviers à la fin de l‘album, avec beaucoup d’à propos. Sur « The way I do », il singe les vieux bluesmen des années vingt, sa voix juvénile le fait toujours autant. La frustitude de « Home » est sa marque de fabrique, et à cet instant, évoquons « Hope » qui vous plongera dans les volutes fiévreuses du fin fond du sud des US, dans une Georgie rurale ou on imagine notre loustic dans sa cabane délabrée, sous son porche, en train de reluquer les culs qui passent.

Il reste à évoquer la présence de l’immense John Paul JONES à la basse –l’arrangement sur le début de « Coast is clear » non ? - ainsi que la participation de Jack WHITE - on a vu pire -, il a donc pris ce qu’on avait de meilleur dans l’ancienne et la nouvelle génération.

C’est toujours du bon boulot, pas de remplissage, les genres majeurs de la chanson traditionnelle sont abordés avec talent. Certes c’est du Blues bien roots bien traditionnel joué avec trois accords, mais le résultat est toujours aussi addictif. L’album est donc plutôt recommandable. Cependant, le manque d’un titre au dessus du lot va handicaper cet album face à ses deux prédécesseurs, et il n’atteindra que la note de 3.5 arrondi à l’inférieure. Cela reste de la bonne came, c’est qu’il tient le choc le bougre ! Nous risquons de l’avoir parmi nous pour quelques décennies encore, lui, ses salopettes, ses casquettes de baseball du fond du middle west et ses grattes customisées ! Quelle rigolade !

A lire aussi en BLUES par ERWIN :


Johnny WINTER
Johnny Winter (1969)
White bluesman




Robert PALMER
Drive (2003)
Un dernier blues à paris


Marquez et partagez





 
   ERWIN

 
  N/A



Non disponible


1. Down On The Farm
2. Self Sufficient Man
3. Keep On Keepin On
4. Over You
5. The Way I Do
6. Purple Shadows
7. Freedom Road
8. Home
9. Hope
10. Heavy Weight
11. Coast Is Clear



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod