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PUNK PSYCHEDELIQUE  |  STUDIO

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CHROME - Alien Soundtracks (1977)
Par NOSFERATU le 25 Décembre 2015          Consultée 594 fois

Les Sans franciscains « bordeline » décident de se mettre à jour. On est en 77 et le monde musical change considérablement... Et cela passe généralement par une bonne rencontre au sommet. C’est ce qui se produit lorsqu’un des membres du groupe, Gary Spain, présente à la tête pensante (et surtout gavée de toutes les drogues de la Voie lactée !) qu’est Damon Edge, un huluberlu adepte des théories « danikiennes » (en gros, les aliens sont à l’origine de tout ce qui est bizarre sur notre chère « planète bleue ») se faisant appeler Hélios Creed.

A partir de là, le son CHROME tel qu’il est apprécié par les fanatiques de déviances industrielles apparaît avec les idées novatrices de Helios. Ce cinglé adore autant Jimi Hendrix que toutes les bizarreries se multipliant dans les annnées 70 (De SUN RA à CAPTAIN BEEFHEART et le « kraut rock » des teutons), y compris cette vague punk rock qui le fascine tant, particulièrement l’anarchisme musical des SEX PISTOLS. Totalement schizo ,ce « violent dingue » (!)dégage une agressivité viscérale.

Mais il a un projet hallucinant qui séduit rapidement Damon : Etre le premier artiste humain (si c’en est un !) à distribuer sa musique de façon intergalactique. Car cet alchimiste fait partie de ces savants fous explorant toutes les possiblités du son dans une soucoupe volante sortie d’une « étoile noire » pas encore identifiée. Surtout si ce dernier est bien étrange et décalé. En totale connection avec les créatures de la galaxie d’Orion, Hélios est ainsi à la recherche permanente de l’ « œuvre au noir », la fameuse transmutation totale qui bouleversera l’univers, voire la fameuse gamme « crowleyenne » qui hypnotisera le monde tout en faisant apparaître la « Bête »… Son maître, Hendrix, d’après certains malades de l’occultisme, aurait été aussi dans cette quête insensée …

Le second album des « chramés du bulbe » (chromés ?) sort donc durant cette année de la haine et reste un jalon dans l’histoire effervescente du post punk. Finis les délires « prog psychés proto stoners » caractérisant donc « the visitation », leur précédent méfait qui va faire pâle figure par rapport au reste de la discographie menée tambour battant par les désormais frères siamois « cronenbergiens ».
Place aux sonorités électriques déchirantes, aux ambiances quasi « cold wave » avant la lettre, et aux mélodies « absconses ». Les vocaux profondéments modifiés sont filtrés d’une façon radicale (ou alors c’est la vraie voix d’Hélios !)annonçant presque les futurs délires d’un Al Jourgensen (MINISTRY). La guitare est abrasive à souhait mais on y discerne toutefois une référence au lointain « garage rock sixties » à la SEEDS.

CHROME jette ainsi sur ce disque ravagé un pont entre le psychédélisme délirant des années 60 (celui d’un FITY FOOT HOSE par exemple), le « kraut rock » binaire d’un NEU! (cette incroyable rythmique !),le « space rock » d’un HAWKWIND (plus tard, Hélios jouera d’ailleurs avec le guerrier spatial Nic Turner de la secte intersidérale) et le futur rock indus des années 80 à la FŒTUS. On pourrait presque y voir la préhistoire du noise rock déjanté des « nineties » du genre JESUS LIZARD dont les membres reprendront justement du CHROME et seront les potes à l’intérieur du label détraqué qu’est « Amphetamine Reptile » d’Hélios Creed, livré alors à lui même, en pleine aventure cosmico bruitiste.

Damon se réserve cependant une partie des compositions, c’est flagrant sur la première face de l’album. Il laisse cependant à son turbulent compagnon la totale liberté sur la seconde partie, dont les compositions se révèlent être plus distordues avec tous ces collages, ces « chansons » inhumaines qui feront même peur à leurs compatriotes locaux,les énigmatiques RESIDENTS.

CHROME est rentré dans une nouvelle ère réalisant la bande son du monde paranoïaque transparaissant dans les romans de K. Dick. Le « punk psychédélique », marque de fabrique du duo infernal, est désormais en marche. Ce disque baigne dans un climat de science fiction foutraque mais le prochain, dénommé Half Machine Lip Move, surenchérira dans le côté barré expérimental.

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