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- Style : The J. Geils Band , Dr Feelgood, The Inmates
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 Nine Below Zero Online (1284)

NINE BELOW ZERO - Don't Point Your Finger (1981)
Par LE KINGBEE le 16 Avril 2016          Consultée 880 fois

Quelques mois après avoir enregistré leur premier bébé « Live At The Marquee », NINE BELOW ZERO est toujours sur la brèche. Le groupe multiplie ses productions sur le territoire anglais, jouant parfois deux fois par jour du vendredi au dimanche. Les amateurs anglais se déplacent toujours autant, ce qui incite la direction d’A&M Records à expédier les quatre cockneys en studio afin de voir si le groupe est aussi efficace.

« Don’t Point Your Finger » est enregistré en douze jours à l’Olympic Studio, dans la banlieue sud de Londres, sous la houlette de Glyn Johns. C’est là que les Troggs gravèrent « Wild Thing », Procol Harum « A Whiter Shade Of Pale ». D’autres groupes y enregistrèrent des disques devenus cultes ou considérés comme références : les Stones avec « Beggars Banquet », les Who « Who’s Next » et « Quadrophenia » ou bien encore Led Zep avec leur premier opus, sans oublier les Small Faces, Traffic ou Humble Pie, pour ne citer que les principaux. Depuis deux ans, Johns qui tourne comme ingénieur du son, producteur et manie les manettes depuis près de vingt ans s’intéresse à d’autres projets moins populaires. Il vient d’enregistrer Joan Armatrading, Marc Benno, Danny Joe Brown, le chanteur de Molly Hatchett, Live Wire un petit groupe de Pub Rock et vient de lancer les australiens de Midnight Oil. Le producteur peut maintenant collaborer avec des artistes aux noms moins ronflants et se montre plus captivé par le feeling que dégage certains nouveaux petits groupes. Figure incontournable du paysage Pop Rock, Glyn Johns va être aussitôt bluffé par l’énergie, le groove et la simplicité de Dennis GREAVES et de son band.

Pour ce premier album studio, 9BZ a apporté dans ses valises pas moins de neuf compositions. Le répertoire prend une dimension orientée vers un Pub Rock plus dynamique mais surtout moins Bluesy que dans le « Live At The Marquee ». Comme souvent, le groupe va à l’essentiel, évitant de se perdre dans de longs solos qui finissent par laisser sur la route l’auditeur. Sur les douze titres (9 compos et 3 covers), la majorité ne dépasse pas les 3 minutes de durée, hormis « Helen », « Sugar Mama » et « You Can’t Please All The People All The Time » ces deux derniers débordant les 5 minutes.
En dehors d’un répertoire plus personnel, l’accent est délibérément placé sur un tempo plein de vigueur, bourré de punch et de tonus. D’entrée de jeu, « One Way Street » met les choses au point, le rythme s’apparente à du Pub Rock dans la lignée de Dr. Feelgood. L’harmonica de Mark Feltham oscille entre touches bluesy et une tendance rockandrollienne relançant sans cesse la machine. Le contenu regroupe donc des titres hautement énergétiques : « Doghouse », « I Won’t Lie », « Three Times Enough » qui aura les faveurs des radios anglaises, « Don’t Point Your Finger At The Guitar Man ». Mais la formation est capable d’apporter un grain plus nuancé comme en atteste « Helen », titre lorgnant plus Ducks Deluxe ou un mid tempo à la J Geils Band.

Les trois reprises témoignent d’un éclectisme volontaire : un Slow Blues intense avec « Sugar Mama » d’Howlin’ Wolf, variante du « Sugar Mama Blues " de Sonny Boy Williamson. La rythmique bien en place fait preuve de douceur, la basse bien ronde vous enveloppe, tandis que la guitare subtile n’en rajoute pas et touche sa cible à chaque note, alors que la plupart des guitaristes viendraient délivrer une cascade de notes aussi futiles qu’inefficaces. « Treat Her Right », hit sixties de Roy Head & The Traits, a été mis à toutes les sauces : Soul, Blues, Twist, Madison, Popeye Dance. Quelques artistes en proposeront au fil des décennies des versions intéressantes (Johnny Thunders, Jerry Lee Lewis, George Thorogood, jusqu’à plus récemment Billy Gibbons pour une adaptation complètement allumée, sans oublier celle de Dick Rivers sous le titre de « Tout Se Passe Dans Les Yeux », ou Eddy Mitchell avec « Le Parking Maudit »). Ici l’harmonica remplace harmonieusement le traditionnel saxophone des versions courantes, tandis que la guitare se fait aérienne. Même impression avec « Rockin’ Robin », popularisé par Bobby Day en 1958 et repris par une kyrielle de groupes (Cliff Richard, Dee Dee Sharp, The Hollies et Michael Jackson en 72). Encore une fois, l’harmonica de Feltham semble prendre feu, tandis que les baguettes de « Stix » Burkey impriment un rythme infernal, faisant office de soufflet pour rallumer la braise.

Un album de Pub Rock tendance Bluesy efficace portant la marque d’un excellent producteur et une petite mention à la pochette dorsale sur laquelle Greaves se permet un bras d’honneur, reste à savoir à qui ?

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   LE KINGBEE

 
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- Dennis Greaves (chant, guitare)
- Mark Feltham (harmonica, chant)
- Mickey 'stix' Burkey (batterie)
- Peter Clark (basse)


1. One Way Street.
2. Doghouse.
3. Liquor Lover.
4. Helen.
5. Ain't Comin' Back.
6. I Won't Lie.
7. Treat Her Right.
8. Three Times Enough.
9. Sugar Mama.
10. Doin't Point Your Finger At The Guitar Man.
11. Rockin' Robin.
12. You Can't Please All The People All The Time.



             



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