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1995 Herzeleid
  Du Riechst So Gut
1996 Seemann
1997 Sehnsucht
  Das Modell
  Engel [fan Edition]
  Engel
1998 Stripped
  Du Riechst So Gut '98
1999 Live Aus Berlin
  Live Aus Berlin
2001 Mutter
  Sonne
  Ich Will
  Links 2 3 4
  Mutter
  Asche Zu Asche
2002 Feuer Frei!
2003 Lichtspielhaus
2004 Reise Reise
2005 Rosenrot
2006 Völkerball
2009 Liebe Ist Für Alle Da
2010 Ich Tu Dir Weh
2011 Made In Germany 1995-201...
2017 Paris
2019 Deutschland
  Rammstein
 

- Style + Membre : Lindemann

RAMMSTEIN - Rammstein (2019)
Par BAKER le 10 Septembre 2019          Consultée 175 fois

Un grand groupe peut tout se permettre, et RAMMSTEIN en fait partie. Songez, neuf ans déjà qu'ils n'avaient pas sorti d'album studio. Des live, des compils, un ou deux inédits de-ci de-là, mais point de vraie oeuvre, et pourtant, pouuuuuuurrrrrrtant, RAMMSTEIN n'a cessé d'être dans nos têtes et nos coeurs, pas une seule seconde. A un point tel qu'un nouveau disque, après le plus gros laps de temps jamais connu, ne fait même pas peur : intrinsèquement, on s'attend à du bon. La pochette rassure : ils manient toujours à la perfection l'imagerie, le décalage, l'intelligence brute du propos. Le premier clip, "Deustchland", a achevé de dresser une frontière entre les haters obnubilés par l'exhibition péremptoire de leur haine viscérale et professionnelle, et ceux qui ont compris qu'un cerveau avait un interrupteur on off.

Le résultat de ce nouvel album sera presque à la hauteur des attentes que nous n'osions même pas avoir : voilà un disque comme on les aime, pêchu, varié, subtil et bourrin à la fois. Débutant par le meilleur titre, mais sans faire pâlir le reste, Rammstein ouvre donc les Höstiliten avec un "Deustchland" fantastique. C'est épique, sombre, passionné, et je ne parle là que de l'intro ! Un morceau galvanisant, mais pas bêtement grossier, avec dans la mélodie une sorte de remise en cause, de précipice permanent. Les conquêtes, le nazisme, les empereurs, le mur, la sidérurgie, la popularité de David Hasselhoff, tout le poids historique de cette immense contrée est résumé en cinq minutes passionnantes. Le groupe n'a pas changé, avec un tout petit plus : Till Lindenmann a toujours été grand, sur cet album il se permet de se mettre sur la pointe des pieds.
Le boulot qu'il abat est Koloßal. Bêtement mélodique et robotique sur l'incroyable single "Radio", avec un solo de synthé excellent et un refrain qui rappelle les chansons semi-merdiques de country-pop allemande (côté RFA) du début des eighties, volontariste et enthousiaste sur "Sex", retenu et fin sur "Diamant", et surtout, hanté, possédé dans le malsain et trouble "Puppe". Les autres musiciens ne sont pas en reste, mais là c'est je dirais presque normal, les guitares sont martiales quand il faut ("Tattoo" et "Zeig Dich" qui renvoient au meilleur des débuts) et parfois plus subtiles (le final de "Tattoo" avec ces licks en son semi-clair presque country), la batterie parfaitement calculée (ce décalage à la ALAN PARSONS PROJECT sur "Ausländer"), et comme d'hab, Flake le claviériste arrive à sublimer quelques parties l'air de rien, notamment sur "Weit Weg" qui lorgne très clairement vers la darkwave. RAMMSTEIN est au courant de son époque, il pioche juste dans ce qu'il trouve digne d'intérêt (pas de featuring de Jul donc, désolé les fans).

Mieux, aucune chanson n'est dénuée d'intérêt, même petit. "Ausländer" joue la carte postale kitsch, "Was Ich Liebe" propose un refrain fantastique avec de très beaux arpèges, "Hallomann" fait penser au Mark Kelly des grands jours sur le solo délirant. Et pour un groupe qu'on a tendance à rapidement cataloguer, catégoriser, le disque se montre avant tout bien fait et varié, n'ennuyant jamais. C'est un bon disque, voilà tout, de bons musiciens qui n'ont rien perdu de leur superbe. C'est le laps de temps depuis Liebe qui le rend aussi événementiel, mais soyez certains que c'est sa qualité pure qui doit rentrer en ligne de compte : sans renier ses acquis, RAMMSTEIN se consolide encore un peu plus. Pour un groupe sans cesse au bord de la rupture, je trouve que ça fait de sacrés beaux restes.

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   (2 chroniques)



- Till Lindeman (chant)
- Conrad 'flake' Lorenz (synthés)
- Christof 'doom' Schneider (batterie)
- Olli Riedel (basse)
- Paul H. Landers (guitare)
- Richard Zven Kruspe (guitare)


1. Deutschland
2. Radio
3. Zeig Dich
4. Auslandër
5. Sex
6. Puppe
7. Was Ich Liebe
8. Diamant
9. Weit Weg
10. Tatoo
11. Halloman



             



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