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1990 Fever Dream
 

- Style : Stevie Salas , Joe Satriani , Steve Vai , Marty Friedman , Tony Macalpine

Richie KOTZEN - The Inner Galactic Fusion Experience (1995)
Par JASPER LEE POP le 28 Décembre 2017          Consultée 832 fois

Le batteur Gregg Bissonette racontait l'anecdote suivante dans un magazine pour frappeurs de fûts : Quand, quelques jours avant les cessions d'enregistrement de l'album, il s'était renseigné pour savoir dans quel studio envoyer son kit, Richie KOTZEN lui avait répondu que ça passerait chez lui et que la batterie serait installée dans sa chambre. D'abord sceptique, le batteur aurait été bluffé par la prise de son.

Quoi, vous ne la trouvez pas folichonne mon anecdote ? Moi non plus, elle est même carrément moisie mais il faut bien que je meuble, je vous rappelle que les chroniqueurs sont payés à la ligne chez Forces Parallèles et que j'ai assez peu écrit ce mois-ci. Non que je ferais volontiers dans le style expéditif, si je m'écoutais, dans le lapidaire ou dans le dégommage sans pincettes, façon bazooka : ce disque est un festival de branlettes.

D'accord, ça ne s'est pas bien passé et surtout fini avec Geffen. Il n'a pas eu toute la latitude qu'il espérait et son disque chez eux n'a quasiment pas été distribué. Mais de là à retourner chez Shrapnel et nous proposer ça, il y a des limites. Obligations contractuelles ? On aimerait le croire pour excuser le guitariste mais rien n'est moins sûr, son contrat chez Mike Varney ayant été racheté par Interscope en 1990 pour un projet avorté (avant la parenthèse POISON). Le doute quant à la bonne direction à suivre ? C'est sûr que KOTZEN est encore jeune à ce moment-là et que le doute est permis.

The Inner Galactic Fusion Experience est un recueil de huit compositions instrumentales signées par le guitariste dans un style jazz-rock prog fusion. Traduction : on a droit à huit exercices de pignolade indigestes. C'est évidemment d'un niveau technique impressionnant (manquerait plus que ça) mais comme souvent dans ce style-là, on cherche quelque chose de mémorable à siffloter le lendemain sous la douche et on ne trouve rien. Toutes les figures d'usage sont au rendez-vous : les lignes de guitare et de basse jouées à l'unisson à toute vitesse de préférence, les solos de gratte chantées (c'est censé impressionner, il faut connaître son manche) et j'en passe et des meilleures. Gregg Bissonette explore les signatures rythmiques les plus chiadées possibles et Jeff Berlin qui joue sur trois morceaux impressionnera une fois de plus ses élèves du Bass Institute of Technology de Los Angeles. Il y a des notes (beaucoup) mais ça ne fait pas forcément de la musique. Après, il y a un public pour ça et si l'un de mes estimés confrères chroniqueurs y trouve son compte, je l'invite à trousser une kro-express pour ce public-là.

La messe est dite ? Pas tout à fait. Les deux dernières plages sont des morceaux chantés et intégralement joués par KOTZEN. « Tramp » d'inspiration Hendrixienne passerait inaperçu sur un bon album du guitariste mais fait ici l'effet d'un bol d'air après l'astiquage précédent. Enfin, tout au moins jusqu'au solo où chassez le naturel, il revient au galop et la masturbation reprend de plus belle. La vraie rédemption vient avec un « Last Words » final acoustique vraiment habité et ça n'est pas trop tôt.

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   JASPER LEE POP

 
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- Richie Kotzen (guitare, basse, claviers, chant)
- Gregg Bissonette (batterie)
- Jeff Berlin (basse 1,2,4)
- +
- Deana Eve (chœurs)


1. Pulse
2. Pulse, Pt.ii
3. Dose
4. Hypnotist
5. Ultramatic
6. Trick
7. Stark
8. Hype
9. Tramp
10. Last Words



             



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