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SUPERTRAMP - Slow Motion (2002)
Par MARCO STIVELL le 2 Novembre 2018          Consultée 447 fois

Bien que sorti cinq ans après (déjà !) et, à l'heure où ces lignes sont écrites, il y a seize ans (non rien !), Slow Motion est la suite directe de Some Things Never Change. L'effectif de SUPERTRAMP est sensiblement le même, mis à part que Mark Hart ne chante guère cette fois-ci sauf parmi les choeurs, et le groupe compte un nouveau membre, Jesse Siebenberg, venu épauler son père Bob aux percussions. Slow Motion porte donc en lui les germes d'un groupe devenu familial en quelque sorte, même si, on ne s'en doute pas encore, il n'aura plus rien à dire avant longtemps.

Avec les années, le Superclochard est devenu Superclochard en costard de gala. Ce disque de 2002 se rapproche de celui de 1997 dans son style de composition à base d'improvisations, de boucles mélodiques aux instruments et au piano en particulier, logique puisque Rick Davies est seul meneur, sur lesquelles viennent se greffer textes et compagnie. Le plus gros du travail est dans la présentation, le son des instruments et la production, grandioses encore une fois !

La différence, outre une durée moins forte (50 minutes au lieu d'1 heure 05), c'est le retour mieux marqué du piano Wurlitzer, ce que certains s'empressent de qualifier, de manière légèrement biaisée, comme un retour au SUPERTRAMP des grands succès. En fait, le piano chéri de Davies, même joué à l'ancienne, se fond dans la nouvelle dynamique en apportant une couleur simplement.

Ce qui nous donne, dès le départ, un "Slow Motion" sous forme de ballade mignonne mais avec un Bob Siebenberg toujours aussi présent et génial, tout comme l'intervention d'un John Helliwell plus chaud que sur le disque précédent où il fallait attendre le cinquième titre pour avoir un solo. À l'instar des cordes-synthé qui planent en fond, ces chansons sucrées – on parle aussi des blues lents et sensuels "Over You" et "A Sting in the Tail" - comportent nombre de détails qui sont un régal pour les oreilles : vibraphone, effet de tapping léger à la guitare.

Le duo sax/trompette ressort également à l'occasion de ces morceaux, souvent pour le meilleur, après le refrain optimiste de "A Sting in the Tail" (morceau où Davies ajoute son harmonica) ou alors "Bee in the Bonnet", qui toutefois se perd un peu dans une direction fanfare pendant son long final. C'est qu'avant on a cette basse gargantuesque par Cliff Hugo, ce swing tellement sympa au moment des refrains ! Mark Hart et Carl Verheyen s'empressent d'ajouter des idées classieuses, arpèges, soli pleins de feeling.

Des éléments qui servent les meilleurs titres du disque, comme "Tenth Avenue Breakdown" et son ambiance jazzy, nouvel effort témoin du travail de Davies sur le plan narratif pour ne pas dire théâtral. Le sax baryton et la guitare qui miaule s'accordent à une atmosphère urbaine malsaine, aux bruits de sirène de police. Les développements instrumentaux s'achèvent par un final aérien magique où un piano répétitif se voit ponctué de résonances à la six-cordes.

Même constat pour le dernier titre de l'album, meilleur blues de SUPERTRAMP ? Le chant de Davies n'est pas celui qu'on attendrait, il n'en est que mieux marquant. Jesse Siebenberg aux congas, Helliwell pour un long solo, une élévation "progressive" vers un final dont le leitmotiv groovy n'est pas sans rappeler celui de "Some Things Never Change", sur l'album précédent. Il y a, encore là, beaucoup à dire sur la maîtrise du groupe et sa distinction.

Et ce n'est pas fini : dose de soleil californien garantie sur "Little by Little" (cette basse, de nouveau ! Et ce saxo doublé, génial) ainsi que "Goldrush" où l'on sent un ton d'écriture plus ancien. Et pour cause, c'est une chanson qui remonte aux tout débuts de SUPERTRAMP, en 1970, coécrite par Rick Davies et Richard Palmer-James. Utilisée avant 1974 pour ouvrir tous les concerts, elle a attendu 2002 pour trouver une place sur disque. Belle manière de boucler la boucle !

En tout cas, Slow Motion, pour peu qu'on s'y intéresse, n'est pas dans l'ombre de son prédécesseur Some Things Never Change, il le complète généreusement et s'écoute avec le même plaisir en attendant la suite, si elle arrive un jour.

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   MARCO STIVELL

 
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- Rick Davies (chant, claviers, harmonica)
- Mark Hart (guitares, claviers, choeurs)
- John Helliwell (saxophones, bois)
- Bob Siebenberg (batterie)
- Cliff Hugo (basse)
- Lee Thornburg (cuivres, choeurs)
- Carl Verheyen (guitares)
- Jesse Siebenberg (percussions, choeurs)


1. Slow Motion
2. Little By Little
3. Broken Hearted
4. Over You
5. Tenth Avenue Breakdown
6. A Sting In The Tail
7. Bee In Your Bonnet
8. Goldrush
9. Dead Man's Blues



             



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