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- Style : Johnny Hallyday , Eddy Mitchell

Dick RIVERS - Vivre Comme ça (1998)
Par ERWIN le 13 Novembre 2018          Consultée 286 fois

Ah, les années 90... pas les meilleures pour Hervé Forneri, qui se débat tant qu'il peut pour ne pas sombrer corps et âme alors que la majorité du grand public l'a oublié. Dick RIVERS a indéniablement été un grand artiste des débuts du rock et a réussi à longuement sauver les meubles, mais en cette époque ou rêgne l'alternatif, c'est sauve qui peut ! Mais on peut évoquer la belle pochette ou après avoir singé Roy ORBISON dans plein soleil, Dick se transforme en Johnny CASH pour les besoins de la cause ! L'ambition est évidente, voyons de quoi le contenu retourne.

L'opus débute avec le slow "Rien d'important", un titre d'une platitude assez rare, en fait de la variété d'assez basse extraction. Les paroles s'enfoncent dans l'indigence, on sent le chanteur peu concerné, comme s'il ne croyait lui même pas dans la chanson. Quelques accords typée AOR, le mid tempo "Touriste" propose une rengaine d'une grande banalité. Clairement, ça ne donne pas envie de s'accrocher, d'autant que le refrain est d'une laideur repoussante ! Sur "Même si tu pars", on a parfois l'impression que Dick va s'endormir. Il est loin notre Johnny CASH français ! Quelle déchéance, on est pire que dans les moins bons moments de Johnny époque M dirons-nous. Ah, une harmonica sur "Interdit", ou la gratte folk en rythmique rappelle encore certains instants de chez son pote et rival Johnny.

Nous avons ici ne ribambelle de slows sans queue ni tête : "Eternelle" se veut romantique. La chanson française s'est certes fait une spécialité des jolis slows. La mélodie se laisse apprécier, mais on barbote en pleine variété naze. "Vitrine girl", on pourrait penser que de temps en temps, les paroles peuvent venir sauver la postérité d'une chanson, sans même évoquer tout un album, mais là, c'est plutôt le contraire, la composition est d'une nullité exécrable et curieusement, les paroles sont encore pires....Voila qui est rare et mérite d'être souligné !

Avec "C'est étrange", on pourrait dire qu'on évolue dan une variété qui jouxte celle de Jean-Jacques GOLDMANN... Mais non, il faut se rendre à l'évidence, Dick est un garant du rock en France, pas un émule des papes de la variété. Inécoutable... Comme toute la nation le sait, Dick est un des plus grands ardents défenseurs fans du King. Alors, alors...Comment dire...Nous voici face à une reprise dans la langue de Molière de "In the Ghetto", judicieusement renommé « Dans le ghetto ». Bon, je vous le dis sans plus tarder, à moins de vouloir se marrer, surtout ne l'écoutez pas, cette chanson sacrée ne mérite pas un tel moment d'égarement ! Passez ! Passez vite ! J'aurai aimé être admiratif devant cette resucée, mais c'est impossible !

Deux titres surnagent un peu dans cet ensemble : la jolie guitare folky de "Comme de l'eau qui coule" propose une ambiance grands espaces qui colle certainement mieux à l'esprit du rockeur, voilà enfin un titre qui se dégage de la nullité générale de cet opus. Alors non, ce n'est pas génial, mais ça reste de bon aloi. Et puis, "La frontière", un moment un peu ambient ou résonne une guitare Shadows. La voix grave de Dick prend enfin un peu d'ampleur. La compo est un peu basique, mais l'orchestration tient la route. Si vous êtes über fan du bonhomme, voilà de quoi vous sustenter !

Du tout venant : "Ce qu'on raconte en ville",un mid tempo qui oscille entre un rock pop très très light et un titre de variété ne retiendra toujours pas votre attention. L'ambiance presque trip hop de "La trahison des mots" n'est pas désagréable, mais on se demande si ce genre de composition est taillée pour notre Dick national. Le beat de synthé est pas mal, mais le refrain tombe à plat. Enfin, "Vivre comme ça" débute comme un blues, mais les paroles très très limite et le refrain ou retentit cinquante fois le mot "ça" n'est guère heureux. Décidément, c'était écrit !

Inutile de vous faire un dessin n'est-il pas ? Cet album pourrait concourir au titre de plus nul de tous les temps en compagnie de quelques autres... me viennent en tête quelques BO insignifiantes du King ELVIS. Comme quoi ! Bref, écoutez votre judicieux chroniqueur qui s'est payé le luxe de s'abîmer les oreilles avec cette daube infâme. Passez votre chemin, il n'y a ici rien à sauver, sans doute la pire époque de Dick RIVERS, avant qu'il ne trouve la rédemption dans les années 2000.

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   ERWIN

 
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1. Rien D'important
2. La Trahison Des Mots
3. Eternelle
4. Touriste
5. Même Si Tu Pars
6. Vitrine Girl
7. Dans Le Ghetto
8. C'est étrange
9. Comme De L'eau Qui Coule
10. La Frontière
11. Ce Su'on Raconte En Ville
12. Interdit
13. Vivre Comme ça



             



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