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- Membre : The Sallyangie

Sally OLDFIELD - Instincts (1988)
Par MARCO STIVELL le 19 Mars 2020          Consultée 198 fois

Deuxième album de la fin des années 80 pour Sally OLDFIELD (oui, deux pour cette période, tout comme son frère Mike, mais moins controversés), Instincts est un nouvel effort allemand pour la chanteuse anglaise, réalisé avec la même équipe que Femme.

Les sonorités sont les mêmes mais avec moins de guitares acoustiques, moins de basses réelles, au contraire plus de programmations et de plastique dans les samples. Instincts peut aisément passer pour un disque moins appréciable que son prédécesseur à cause de cela. Cependant, il en va de même des composition dans leur globalité.

Des titres comme "Oleanders" se rangent dans une série de mélodies certes loin d’être désagréables mais tout aussi peu marquantes. Elles se déroulent avec leur avalanche de moyens modernes, on les écoute gentiment mais peu de détails parviennent à capter l’attention de l’auditeur. OLDFIELD chante d’une manière très sage, on l’apprécie également dans ce timbre de voix uniforme, moins ébahi et émerveillé que dans sa "jeune" carrière, mais du coup, cela peut vraiment surprendre.

Si les notes graves sur la rumba de "Ice on Fire" ont de quoi nous plaire, c’est bien la voix elle seule qui ramène un peu de chaleur dans un ensemble musical factice, même si on aime aussi l’harmonica de Toots Thielemans et le solo de guitare jazzy de Peter Weihe. À part ce titre, la première face est assez uniforme avec un élégant "A Love Like This" et un "I Say Something" très sensuel dans son texte, son chant et son rythme chaloupé, augmenté de sonorités exotiques.

Sally OLDFIELD a la bonne idée de faire intervenir Justin Hayward (des MOODY BLUES) sur "Let It Begin", mais c’est bien tout ce qu’il y a à retenir de la chanson, ce mariage réussi entre deux grands chanteurs. De même, pour "Ravenna", slow 80’s lambda, sa touche médiévale. Sur "The Earth is Calling", Weihe use d’un joli son pour une chanson plus aérienne (il était déjà un "requin" de studio solide, bien avant d’intégrer l’équipe de Frank Peterson et Sarah BRIGHTMAN), qui devient ensuite un tempo west-coast.

Trois morceaux valent le détour. "House of Silence", d’abord, un beau slow avec nappes amples, basse fretless érotique, de splendides mélodies surtout et des chœurs soul qui lorgnent vers la féérie enfantine d’une Kate BUSH. Ensuite, "In the Heat of the Night", parcouru d’une atmosphère cé-leste très a-propos et réussie, habillant mieux le chant que beaucoup d’autres sur ce disque. Enfin, "Instincts", rien de mieux qu’une ballade celte épique aux sons de harpe, whistles etc programmés, pluie qui tombe, étoiles qui brillent et voix pure de Sally OLDFIELD. Totalement inattendu et déli-cieux.

Cela fait peu sur un album guère long pourtant, et ça ne suffit pas à donner l’envie d’y revenir trop souvent. Dommage, car avec un tel regard, un tel sourire, on pouvait y prétendre !

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   MARCO STIVELL

 
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- Sally Oldfield (chant)
- Günther Mende (batterie)
- Peter Weihe (guitares)
- Pit Loew, Harry Baierl (claviers)
- Toots Thielemans (harmonica)
- Linda Rocco, Elke Singer (choeurs)
- Alexander C. Derouge (choeurs)


1. I Say Something
2. A Love Like This
3. House Of Silence
4. Ice On Fire
5. Oleanders
6. Let It Begin (avec Justin Hayward)
7. In The Heat Of The Night
8. Ravenna
9. The Earth Is Calling
10. Instincts



             



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