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Sally OLDFIELD - Celebration (1980)
Par MARCO STIVELL le 15 Avril 2012          Consultée 790 fois

"This album is to celebrate you, whoever you are." Ce sont ces mots doux et loin d'être dénués de sens qui accompagnent les quelques notes de ce troisième opus, Celebration. Visiblement, Sally ne se soucie guère de sa baisse de popularité dans sa mère patrie l'Angleterre, et continue de dispenser ses aspirations spirituelles avec la plus grande plénitude.

Celebration confirme ainsi les impressions de Water Bearer et d'Easy, celles d'une jeune femme heureuse et généreuse, pleine de bons sentiments et d'humanité, qui trouve dans la musique une forme d'expression idéale. Cette "célébration" de l'être humain et de l'amour se traduit en image par une photo rayonnante de la chanteuse sans haut pour la couvrir (bien évidemment on n'a pas droit au "détail"), avec des enfants qui jouent et naturellement un signe spirituel, très proche du mandala indien. D'ailleurs, la première chanson va tout à fait dans ce sens. Portée par une rythmique similaire à la reprise de "North Star" par le "petit frère Mike" sur son Platinum un an plus tôt, et garnie du vibraphone indispensable, la musique se veut joyeuse et entraînante. Sally quant à elle emploie toute son étendue de voix sur les refrains qui font principalement la chanson, les couplets étant plutôt menus. Ce "Ooh Lord I can feel the mandala" fait mouche, bien que répété presque ad-libitum sur plus de cinq minutes et sans grande fioriture musicale (tout juste un synthé qui fait intervenir de fausses trompettes de temps en temps). Un ensemble plaisant et qui ouvre cette album avec une légèreté qui met de bonne humeur.

Le reste de l'ancienne première face du vinyle est à l'avenant. "Morning of my Life" et "Woman of the Night" sont deux ballades dans la lignée de celles d'Easy, moins marquées par les éléments du premier album. L'une comme l'autre développent sur leur durée respective un schéma couplet-refrain classique, mais chacune possède un arrangement différent, bien que toujours empreint d'une touche variété. "Morning of my Life" est la petite soeur de "You Set my Gypsy Blood Free" en toute aussi romantique. Quand à "Woman of the Night", elle est un peu plus orientée jazzy, et comprend une trompette bouchée en intro, ainsi qu'un saxophone alto qui accompagne la chanteuse sur le reste. Très agréable. On conclue avec le morceau-titre, lui aussi assez répétitif, mais comportant des influences... reggae ! Un qui ne découle pas d'une fumette intense, un comme on peut l'entendre souvent dans la pop, avec cependant toujours une marque oldfieldienne.

"Blue Water" démarre la seconde face de manière surprenante (c'est le monde à l'envers) en reprenant tous les éléments qui ont fait la beauté de Water Bearer. Piano chaloupé, percussions à lamelles, ambiance acoustique et pure, un moment de qualité de plus dans ce style, même si tout laisse supposer que c'est pour la dernière fois. En effet, le titre change à 3min30. Sally aurait-elle "emprunté" la séquence de synthé qui ouvrait la deuxième partie du Incantations de son petit frère ? En tout cas, ça marche fort avec ces percussions qui viennent rythmer le tout de manière plus poussée. Sur les cinq dernières minutes, l'atmosphère est nettement plus dansante, plus... rhythm'n blues ? Funk ? Le refrain est vibrant et c'est encore une réussite, dans un style différent. "My Damsel Heart" est encore une grande réussite de ce disque, arrangée selon le feeling Easy, dans le genre ballade acoustique garnie d'un peu de synthé. Le pont est particulièrement magnifique, et Sally chante mieux que jamais. On termine sur une note encore plus optimiste, "Love is Everywhere" au nom évocateur est une dernière très belle chanson dotée d'un accompagnement de piano, claviers et guitares électriques magique. C'est désarmant, comment ne pas craquer pour cette femme si positive ?...

Celebration est donc encore une superbe réalisation, dans la veine du précédent en plus éclectique. Bien que sorti en 1980, il ne colle pas forcément avec la mode de son époque. Ca, c'est pour plus tard.

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   MARCO STIVELL

 
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- Sally Oldfield (chant, guitares, claviers)
- Mel Collins (saxophone alto)
- Tim Cross (claviers, synthétiseurs)
- Stuart Elliott (batterie)
- Herbie Flowers (basse)
- Alan James (basse)
- Graham Jarvis (batterie)
- Duncan Kinnell (percussions)
- John Kirkpatrick (accordéon)
- Brian Miller (claviers)
- Pierre Moerlen (batterie)
- Tom Newman (batterie, choeurs)
- Morris Pert (percussions)
- Nico Ramsden (guitares)
- Tim Renwick (guitares)
- Roger Rettig (guitares)
- Frank Ricotti (percussions)
- Kenny Wheeler (trompette)


1. Mandala
2. Morning Of My Life
3. Woman Of The Night
4. Celebration
5. Blue Water
6. My Damsel Heart
7. Love Is Everywhere



             



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