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Sally OLDFIELD - Femme (1987)
Par MARCO STIVELL le 25 Février 2020          Consultée 143 fois

Une pause de quatre ans a été nécessaire pour l'éclosion de cet album, pendant laquelle Sally OLDFIELD s'est vue changer de label et même de pays, quittant l'Angleterre pour s'installer en Allemagne.

Elle travaille alors avec les producteurs Gunther Mende et Wolfgang Detmann alias Candy De Rouge, anciens collaborateurs du groupe RED BARON devenus spécialistes dans le travail avec des chanteuses comme Jennifer RUSH, Céline DION...

Sans surprise, le son de Femme, paru en 1987 avec l'une des pochettes les plus célèbres d'OLDFIELD, est très synthétique, avec des nappes de claviers amples et des batteries programmées (basse aussi mais pas toujours). Cependant, on constate déjà une texture beaucoup moins froide et agressive que pour l'album avec Hans ZIMMER (Strange Day in Berlin, 1983), moins expérimentale aussi, forcément.

Et ce qui est intéressant, c'est que tout en voulant se moderniser, Sally OLDFIELD n'oublie pas qu'elle est une folkeuse, à l'origine. On trouve donc ici plus de sons de guitares acoustiques que d'électriques. Pas de sax, ni de cuivres, pas même samplés ; les rythmiques elles-mêmes ne sont pas si lourdes, question de mixage d'ailleurs. En fait, c'est à l'image de la pochette, un disque féminin à la fois séduisant mais léger comme un doux sourire.

Certes, "Silver Dagger" et "Two Different Drummers" font résonner quelques gros synthés sur des rythmes typiquement F.M, mais cela reste de l'ordre du plaisant, sans être mémorable, bien que "Silver Dagger" annonce un album tubesque. En réalité, Sally OLDFIELD se contente d'écrire de belles chansons et ce n'est déjà pas mal.

"Strangers in the Dawn", "Sometimes I'm a Woman" et "This Is My Song" sont des transpositions aux années 80, plus ou moins convaincantes, de chansons comme on pouvait en entendre quelques années plus tôt, dans Water Bearer, Easy ou Celebration. C'est d'ailleurs amusant, la carrière solo de la chanteuse semble déjà longue alors qu'elle n'a pas dix ans.

Dans une intention slow classique, "I'm Leaving" et "Giving All My Love" remplissent bien leur rôle. Des choeurs soul s'y ajoutent sans que cela fasse trop, et sur la fin de "I'm Leaving", la voix d'OLDFIELD sonne plus jeune, détachée comme rarement de ses tics habituels et que l'on retrouve pourtant avec bonheur, partout ailleurs. Les mélodies se font néanmoins plus linéaires, moins exigeantes d'un point de vue vocal.

L'approche funk de "Andromeda Rising", au texte altruiste et contemplatif, cache un refrain sympathique, tandis que "Marlene" verse dans le dramatique avec ses synthés massifs en intro, vraiment chouette et garnie de solos de guitare acoustique. Ce n'est pas le disque de Sally OLDFIELD que l'on ressort tous les jours, mais il a permis un nouveau changement sans dénaturer l'artiste, et vu l'époque, on peut dire merci. En revanche, pourquoi n'avoir pas mis le nom des musiciens ?

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   MARCO STIVELL

 
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Non disponible


1. Silver Dagger
2. This Is My Song
3. Marlene
4. Strangers In The Dawn
5. I'm Leaving
6. Andromeda Rising
7. Sometimes I'm A Woman
8. Two Different Drummers
9. Giving All My Love



             



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