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The ANGELS - Two Minute Warning (1984)
Par NOSFERATU le 14 Août 2020          Consultée 375 fois

Depuis les années 70, les anges ont subi pas mal de changements de personnel. Ses membres deviennent vite les chouchous des frères Young. Leur septième album, Two minutes warning est certainement le plus lumineux de leur carrière. L’album existe en je ne sais combien de versions. Pour les fans ultra , il est difficile de le dégoter entre les pressages américains ou australiens. The ANGELS tente alors au début des années 80 de conquérir le marché américain, en faisant la première partie des KINKS, ces grands ancêtres du riff à la fois répétitif et carabiné (du moins à leurs fabuleux débuts). Mais ces derniers, devant le succès de leurs protégés, les virent comme des malpropres avant la fin de la tournée.

Avec ce disque, nos kangourous électriques devaient attaquer le marché américain alors en proie à l’affreux "hair metal" inondant la chaîne MTV, dont certains combos "cock rock" comme GREAT WHITE s’inspiraient de l’œuvre de nos costauds australiens. Donc direction Los Angeles où l’œuvre se réalise dans divers studios. Mais nos exilés du continent austral ne tombent pas pour autant dans le panneau facile du trip à la MOTLEY CRUE, ouf ! Bien sûr, la première chose que l’on retient à l’écoute de ce disque magistral, ce sont ces riffs boogie blues hard que les frères Young ont popularisé jusqu'à l’écoeurement. Sauf qu’ici, les frérots Brewster se la jouent bien plus sales, plus ferrailleux, voire plus punks. On entend une section rythmique implacable. Le chant grave de Doc Neeson est mortel, envahi de diverses émotions et vous submerge profondément. La production du bassiste Jim Hillburn est en béton armé.

Quand résonnent les riffs cinglants de "Babylon", on sourit en pensant à la grande période d’AC/DC, celle de Bon Scott, le côté cependant salace en moins. On y entend en effet une introduction vocale déclamée par le chanteur puis les guitares rugissent, l’efficacité y est indéniable. Un AC/DC avec un côté viscéral, punky, captant une atmosphère décadente, dont la montée en puissance débouche sur un final déchaîné doublé d’un solo du meilleur acabit qui tue réellement sa race. Les frères Brewster reprennent ainsi l’exercice des big tempos bien sentis, pour le pousser jusqu'au dernier retranchement ("Look the Other Way", "Razor’s Edge"). Leurs guitares deviennent des armes particulièrement aiguisées. Pas de solos superflus ni démonstratifs, les musicos vont à l’essentiel. Tout un travail à la rythmique en ciment impénétrable est réalisé. Un heavy rock brut et sauvage vital. Cette formule de l’art du riff qui tue, HELMET, avec d'autres codes, la reprendra en puisant dans la violence du punk hardcore. Que ce soit sur le boogie de "front Page News" ou sur "Run For the Shelter" (avec sa fameuse slide), la fratrie Brewster donne une leçon de méchanceté à ROSE TATOO.

Le refrain de "Small Price" est accrocheur en diable, avec une tension incroyable tout le long du morceau, la guitare pleine de réverbération et la basse menaçante en introduction. Le hard rock bluesy de "Look The Other Way » se transforme en bonne cavalcade. "Between the Eyes" flirte presque avec le punk rock des RUTS, le coté musical étant peut-être plus prononcé. L'ambiance bluesy "acdécesque" première période d'"Underground", avec cette omniprésence de la réverb', marche sur les plates-bandes, bien moites, d’un groupe garage swamp (voir cette utilisation quasi stoogienne de la wahwah). Le registre du chanteur de "Gonna Leave You" n’est pas loin, par moments, d’un Tom WAITS. "Razor's Edge" possède une rythmique lourde et dévastatrice, créant un climat presque tribal. Ce disque aura une grosse influence sur des groupes sleaze glam  comme GUNS AND ROSES mais aussi les ténors du grunge comme NIRVANA ou PEARL JAM, voire même des légendes comme les membres d’AEROSMITH.

Après cette oeuvre monumentale, on se demande, encore à ce jour, pourquoi The ANGELS n’a pas cartonné à juste titre aux States ou ailleurs. Du hard rock dur au sens premier du terme et bien relié aux racines rock'n'roll, tout ceci est d’une classe folle.

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- Doc Neeson (vocaux)
- Rick Brewster (guitare)
- John Brewster (guitare)
- Jim Hilbun (basse)
- Brent Eccles (batterie)


1. Small Price
2. Underground
3. Front Page News
4. Gonna Leave You
5. Between The Eyes
6. Babylon
7. Sticky Little Bitch
8. Razor's Edge
9. Run For Shelter



             



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