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- Membre : The Stooges , David Bowie , Blondie, Samhain
 

 Iggy Pop, The Rock Iguana (916)

Iggy POP - Instinct (1988)
Par NOSFERATU le 17 Août 2017          Consultée 719 fois

Ce n’est pas parce qu'IGGY POP incarne le rock'n'roll dans tout ce qu’il a de plus subversif et de plus sauvage, que le bonhomme est d’une richesse intellectuelle incroyable, que sur scène c’est un fantasme né, que son mythique groupe les STOOGES symbolise l’alpha et l’oméga du rock, qu’il faudrait dire Amen à sa carrière solo. On l’a déjà écrit. Cette dernière est inégale et ne représente pas l’iguanodon de Ann Arbor à sa juste valeur. Bon, allez, je vous l’accorde, The idiot pour le côté krafwertkien, American caesar pour sa facette grungy, son tout dernier chroniqué par ce cher Long John Silver et surtout Zombie birdhouse pour sa folie sortent du lot.

En 88, l’iguane sort d’un fléau : la dope. Fini, craché, juré, il arrête tout et suit même des cours de Taï chi. C’est une question de survie, à part quelques pétards et une petite cuite de temps en temps, il devient presque « straight edge ». Mais ce qui l’énerve le plus à l’époque, c’est tous ces pseudos suiveurs qui polluent MTV avec leur rock (!) préfabriqué, tous ces Billy IDOL, ces VINCE NEIL (des caricaturaux MOTLEY CRUE) qui lui pompent ses tics, ses postures scéniques, voire son look. Seul un Axl ROSE (de ces GUNS AND ROSES qui commencent à exploser) trouve grâce à ses yeux. Face à ces faussaires, il veut répliquer sur leur propre terrain, c’est-à-dire donner son interprétation de ce qu’est le vrai heavy rock.

Au fond de lui, c’est sûr qu’il préfère durant cette période des choses plus underground et grandioses comme Nick CAVE, SONIC YOUTH ou les CRAMPS qui se disputent tous l’héritage de son emblématique ancien groupe. Mais il veut revenir à des sonorités plus sleaze pour oublier cette catastrophe qu’est son précédent disque Blah blah, cet espèce de rock FM informe et mal fichu, avec une production typique des années 80. Montrer donc aux rigolos de service ce qu’est un disque hard rock « roots » avec l’intensité qui va de pair, sans frime, sans rajout de graisse inutile, sans solos démonstratifs, une sorte de Raw power en gros. Il reprend Steve Jones (ancien pistolet sexuel) qui utilisait déjà sa gratte sur Blah blah avec lui mais tous les deux en ont assez de ces sons AOR. Ils s’entendent donc pour revenir à quelque chose de plus authentique.

Déjà leurs dégaines respectives se transforment. L’iguane revient un peu au look époque « search and destroy », Steve se la joue « Biker from hell ». A la production, Bill Laswell connu pour avoir collaboré avec le must de l’expérimental (John ZORN, Fred FRITH, Brian ENO). C’est le vieux pote David BOWIE, féru d’avant-garde, qui conseille Mr POP pour ce choix plutôt étonnant. Mais ce type est né à Détroit et a été biberonné par les sons des STOOGES, c’est donc un gros fan de riffs catchy. Il a en plus produit Orgasmastron de MOTORHEAD en 86.

Ce Instinct sonne justement à l’instinct. L’iguane revient à une pureté quasi animale qui, visiblement, lui manquait, concrétisée par un rock plutôt violent. Le tout est enregistré en trois semaines, en live. Basique. Lourd. Dépouillé. Agressif mais ce n’est pas Fun house quand même. Steve Jones se fend ainsi d’accords à la AC/DC avec un soupçon de brutalité. En témoigne le single carnassier « Cold métal » qui fut même un petit succès. En gros, l’album est Stonien en diable mais parfaitement adapté aux canons esthétiques du moment, une suite au fameux Kill city de 75 quand Jim Osterberg jouait avec son Keith Richards exterminateur, l’incroyable James Williamson.

Une tournée « Wild » suivra. Evidemment, je fis de l’auto-stop entre Aix-en-Provence et Nice pour aller voir le Dieu vivant à ce fameux concert de Nice de 89 où il était entouré d’Andy Mc Coy (HANOI ROCKS) et d’un ancien UK SUBS. Ce fut destroy mais pas chaotique. En attendant, écoutez ou réécoutez ce disque de « métal froid » qui s’avère diablement « hot ».

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   NOSFERATU

 
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- Iggy Pop (chant)
- Steve Jones (guutare)
- Seamus Beaghen (claviers)
- Leigh Foxx (basse)
- Paul Garisto (batterie)


1. Cold Metal
2. High On You
3. Strong Girl
4. Tom Tom
5. Easy Rider
6. Power & Freedom
7. Lowdown
8. Instinct
9. Tuff Baby
10. Squarehead



             



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