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VARIETE FRANCAISE  |  STUDIO

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1992 Je, Tu, Ils
1995 Zen
1998 Made In Love
2001 La Zizanie
2004 Rodeo
2007 Totem
2013 Cyclo
2015 Encore Heureux
2010 Za7ie
 

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ZAZIE - Zen (1995)
Par MARCO STIVELL le 10 Août 2010          Consultée 2872 fois

Ô bel auditeur, lorsque je claquerai des doigts, tu oublieras le premier album de ZAZIE. Par Horus, demeure ! *clac* Voilà, c'est fait. Pour un peu plus de clarté, je ne suis pas exactement le cheik Abdel Razek, mais je recommande fortement, à quiconque voudrait aborder l'album Zen de ZAZIE, d'oublier totalement le premier, bien qu'il contienne de très bonnes choses. Car Zen arrive en force en 1995, se révélant dès la première écoute exempté de ce qui jouait en défaveur du disque précédent. Imaginez une douzaine de chansons presque toutes archi-réussies, avec plusieurs tubes à la clé. Rien que cette phrase suffit à distinguer Zen de Je, Tu, Ils, là où ce dernier proposait des chansons auxquelles il manquait (pour presque toutes) une certaine forme d'aboutissement.

Là où le premier album n'avait livré qu'un seul "tube" (relatif quand même), "Sucré Salé", on peut appliquer ce qualificatif à au moins une bonne moitié des chansons de Zen, quand toutes ne sont pas devenues des classiques de la belle brune. Mis à part peut-être "Une Souris Verte" qui avec son côté funky rappelle certains titres du premier essai discographique, il n'y a franchement rien à redire sur la qualité de Zen. Et encore, même "Une Souris Verte" est textuellement parlant plutôt représentative de ce que ZAZIE sait faire de mieux, avec des jeux de mots et des expressions remaniées, un style que l'on retrouvera tout le long du disque, de "Fou de Toi" jusqu'à "La La La" inclus.

"Fou de Toi" ouvre le disque de manière puissante, une sorte de rock très "percussifié" où la chanteuse laisse exploser son talent d'écriture tant dans le texte (la relation homme-femme, très récurrent chez elle) que dans la musique, qu'elle a co-écrite avec Vincent-Marie BOUVOT, compagnon des premières heures et qui se fera sur ce disque plus présent qu'un autre compagnon : Pascal OBISPO, compositeur de "Zen" et choriste sur "Larsen". "Homme Sweet Homme", avec encore un jeu de mots savoureux, nous offre une ZAZIE sur un registre plus doux, sensuel et romantique, avec entre autres une chute tellement bien faite qu'on en reste pour le moins charmé... Alors que dire du refrain, sans parler de la musique, qui mêle sons de cordes et d'une harpe-synthé. Jusque là, on est toujours dans la catégorie "tubes", mais plus fort encore, arrive "Larsen", qui porte bien son nom avec son texte qui entremêle une relation amoureuse et effets sonores, reproduits de manière occasionnelle (surtout pendant le pont) par les guitares distordues. La chanson est réellement excellente, peut-être ma préférée parmi les tubes de ZAZIE. La mélodie du refrain s'ancre facilement en tête, bref un grand moment du disque et qui vous marquera tout de suite si les deux précédentes vous ont échappé (même si cela relève de l'impossible). Arrive ensuite "Un Point c'est Toi", avec un rythme à nouveau très marqué, et rappelant celui de "Je Tourne" sur Je, Tu, Ils. Le refrain est quand même tout autre, je suis curieux de savoir combien de gens en France ne l'ont pas entendu depuis ce milieu d'années 90... Après cela, la musique se calme un peu pour laisser place à un slow sur lequel ZAZIE se fait à nouveau plus romantique que sulfureuse, et qui est loin d'être désagréable. Il y a beaucoup de percussions diverses, et "Je t'Aime Mais", dédiée à Serge GAINSBOURG reste l'occasion d'entendre un très joli arpège de guitares, qui passe encore mieux quand on pense au pont de "Larsen". Puis vient "Zen", qui ne possède à mon goût pas la meilleure musique du disque (et c'est pas parce que c'est du OBISPO !), les samples de violons m'ont toujours semblé un peu stressants, mais ça reste de l'excellent niveau, surtout lors de l'arrivée du faux sitar.

La deuxième partie pourra paraître moins accrocheuse à la première écoute, car comprenant tout simplement moins de tubes, mais il reste encore beaucoup de classiques. "Craque Monsieur" est le titre le plus rock du disque, avec des sons de guitare et de batterie détonants, et puis ZAZIE qui met un ton délicieusement énervé à sa voix. "Au Diable nos Adieux" est l'un des sommets du disque, pas si évident que ça, mais avec le type même de parcours harmonique que j'adore (baptisé "parcours Femme Libérée", à chacun sa référence...) au moment du refrain. Et ce final presque en roue libre qui dure et dure... C'aurait été encore mieux si l'on avait pu entendre un peu plus longtemps la cornemuse irlandaise, pour pas non plus que ça fasse trop style "C'est pas grave si on la met juste à la fin, l'important c'est qu'elle y soit", parce que le morceau devait sonner celtique. Faut dire que ce genre revenait au devant de la scène au même moment du coup ça redevenait une mode... L'une des perles de ce disque reste "J'Envoie Valser" (tenez vous bien... une valse !), avec l'accordéon de Phil BARON qui a écrit la musique - Phil BARON, pas l'accordéon, ha ha -, tandis qu'une phrase tirée du refrain, "et ça vaut de l'or" résume parfaitement la chanson. De même pour les deux titres restants, "Hissée Haut" et le sobre "La La La" - avec ZAZIE elle-même au piano pour ce dernier -, sur lesquels la voie de la jeune femme se réserve de sublimes envolées dans les aigus. On en redemanderait !

Il y a une chose qui frappe avec Zen. D'habitude, les fans de ZAZIE aiment bien choisir pour chaque album (sauf le premier, allez savoir pourquoi) une chanson qui serait différente du reste, plus particulièrement appréciée. "LA" chanson comme ils disent. Et ce qui frappe, c'est le fait qu'avec Zen on n'en a pas une, mais plusieurs ! Le public ne s'y sera pas trompé, car les classiques en plus des tubes, quand ce ne sont pas les deux en même temps, ça fait un bien beau mélange. Vous en aurez ici la preuve avec au moins dix chansons sur douze. Officiel, certifié, garanti !

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   MARCO STIVELL

 
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- Zazie (chant, piano, claviers, programmations, orgue)
- Pierre Jaconelli (guitares, basse)
- Vincent-marie Bouvot (claviers, programmations, guitares)
- Nicolas Fiszman (basse, guitares, stick, percussions)
- Yvan Ackermann (batterie, percussions)
- Dee Nasty (percussions, scratches)
- Steve Shehan (percussions)
- Kamil Rustam (guitares)
- Vic Emerson (claviers)
- Emile Ator (1er violon)
- Steve Bigott (claviers, programmations)
- Pascal Obispo (choeurs, guitare acoutique, programmations)
- Matthew Vaughan (programmations)
- Michael Ohayon (guitares)
- Jean Mora (orgue hammond, synclavier)
- Jim Carroll (guitares)
- Phil Baron (accordéon diatonique)
- Marc Pollier (cornemuse irlandaise)


1. Fou De Toi
2. Homme Sweet Homme
3. Larsen
4. Un Point C'est Toi
5. Je T'aime Mais
6. Zen
7. Craque Monsieur
8. Au Diable Nos Adieux
9. Hissée Haut
10. Une Souris Verte
11. J'envoie Valser
12. La La La



             



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