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- Membre : Genesis, Mike Rutherford , Paul Carrack , Roxy Music

MIKE & THE MECHANICS - Beggar On A Beach Of Gold (1995)
Par MARCO STIVELL le 5 Octobre 2010          Consultée 2238 fois

Avec Genesis à nouveau mis en stand-by, cette fois principalement en raison du départ de Phil Collins, Mike Ruterford a du temps devant lui, et en profite pour nous faire parvenir le quatrième opus de son supergroupe parallèle. Supergroupe parce que les chanteurs Paul Young (avec Sad Cafe) et Paul Carrack ont pu se faire un petit nom de leur côté également, mais aussi parce que c'est un super groupe de pop, point à la ligne.

D’emblée, on remarque une certaine qualité rien qu’en regardant la pochette. Je l’ai déjà dit, je ne suis pas vraiment fan de celles de Mike en solo ou avec les MECHANICS (à part peut-être The Living Years). Même s'il y avait une certaine originalité pour chacune, cette fois je peux dire que j’en aime vraiment une. Mike himself (oui oui c'est bien lui), qui pose en clochard sur une plage faite de pièces d’or - qui se reflètent jusque sur les verres des lunettes -, en accord avec le titre de l’album, une très très belle idée, et qui nous fait presque espérer que ce nouveau disque soit encore meilleur que les précédents...

Beggar on a Beach of Gold commence avec une petite série de tubes, comme à l’accoutumée, sur ce coup-là il ne se présente pas comme avant-gardiste. D’abord une vraie claque avec le morceau-titre, dont Carrack dira plus tard à juste titre que Paul Young le chantait "fantastically well". Cette chanson ne sort pas de ce que l’on connaît des tubes des MECHANICS, un bon phrasé de guitare et des claviers bien en avant, mais tout est là et sans doute plus que jamais la mélodie et l’interprétation. Il est vrai que Young la chante avec beaucoup d'émotion, c'est vraiment "sa" chanson à lui, ce que "Silent Running" est à Carrack. Un vrai classique pour commencer. On trouve à côté de cela une reprise du groupe The Miracles déjà faite par les Beatles, sympathique duo r’n’b Carrack / Young ("You Really Got a Hold on Me") mais aussi les gentilles pop-songs encore plus efficaces que représentent "Another Cup of Coffee" et (surtout) le méga-tube acoustique "Over My Shoulder", le genre d’air que tout le monde connaît grâce à la radio sans pouvoir dire de qui il est… Je garde une certaine tendresse pour cette chanson qui a été la première à éveiller mon intérêt pour le groupe.

Et c'est à peu près tout pour les chansons "accessibles". En fait, Beggar on a Beach of Gold est un album ambivalent : d’un côté les tubes (en minorité cependant), de l’autre des chansons plutôt accessibles également, mais plus "ambiancées". Je veux dire par là qu'elles entrent dans le format des chansons classiques, couplets-refrains-pont, mais qu'elles ont un petit quelque chose en plus, notamment de par leurs ambiances et le fait qu'elles soient souvent reliées. Ca commence avec l'excellent et faussement léger "Mea Culpa", avec ses petites percussions, sa programmation répétitive et ses trois accords qui tournent en boucle sur près de six minutes, puis ça reprend après "Over My Shoulder" pour ne quasiment plus s’arrêter jusqu’à la fin du disque. Tout cela est en grande partie dû simplement à une abondance de claviers plus savamment utilisés que d’habitude - c'est l'album où il y en a le plus -, tâche à laquelle participent Ba Robertson, Wix Wickens que l’on connaît grâce à Paul McCartney (il a joué aussi avec Paul Carrack) et même Mike, et qui confèrent à la plus grande partie de ces chansons une certaine densité, on peut même dire quelque chose de réellement magique, pas la même magie que les pop-songs "normales", une autre...

L’album le plus progressif de MIKE & THE MECHANICS ? Oui, certainement, même si on reste dans l’accessible. Les chansons qui se suivent feraient presque penser à un concept-album mais ne nous avançons pas trop non plus, et que ceux qui s'offusquent dès que l'on considère comme prog quelque chose de ne serait-ce que légèrement complexe ou "plus enrichi" me pardonnent. Mais fichtre, que ce soient "Mea Culpa", ou bien le mystérieux "Someone Always Hates Someone", le slow "Going, Going… Home", les plus rock "Plain & Simple" et "I Believe" (reprise de Stevie Wonder mise au goût de l'album et qui se fond au milieu du reste), ou l’envoûtant "Web of Lies", elles sont toutes aussi réussies les unes que les autres et un meilleur ordre (en parlant de la disposition des chansons) ne pouvait être possible. Ce ne sont que des chansons méconnues dans la carrière du groupe, de vrais diamants noirs. Il y a toujours un détail qui tue, majoritairement grâce aux divers sons de claviers mais par exemple, pour "The Ghost of Sex And You", on a droit à un petit solo de guitare classique, déjà que l'acoustique n'a jusqu'alors pas été des plus dominantes (et même l'électrique...) dans la musique du groupe. La mélodie de piano de "Something to Believe in" est aussi simple que jolie, peut-être pourrait-on y voir là l'oeuvre de Mike ? Quant à "A House of Many Rooms", elle contient l’un des textes les plus forts de la carrière du groupe, en plus d’avoir un final puissant et une musique magnifique plus globalement, mais ce dernier critère est une constante pour tout l'album de toute manière.

Là où je ne m'avance pas trop et la pochette n'a pas menti, c'est quand je dis qu'il s'agit pour moi du meilleur album que Mike ait composé seul de con côté, même devant le pourtant génial Smallcreep's Day (pour lequel Beggar on a Beach of Gold semble presque former une continuité) et bizarrement le premier que j’ai connu, alors que je recommande plutôt de terminer par celui-là. Que de morceaux en or, avec quelques tubes plus que valables histoire de ne pas perdre la main. On pourrait reprocher le fait que ceux-ci soient placés au début, ce qui eclipse le reste pour des auditeurs qui n'osent pas trop s'aventurer, mais bon ce n'est qu'un détail. C’est aussi l’album qui asseoit définitivement la réputation des MECHANICS en tant que plus célèbre "groupe à temps partiel" au monde.

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   MARCO STIVELL

 
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- Mike Rutherford (guitares, basse, claviers)
- Paul Carrack (chant, claviers)
- Paul Young (chant)
- Peter Van Hooke (batterie)
- Gary Wallis (batterie)
- Adrian Lee (claviers)
- Ba Robertson (claviers)
- Wix Wickens (claviers)
- Clem Clempson (guitare)
- Rich Mendelson, Dave Frangioni (programmation loop batterie)
- Andy Newmark (batterie)
- Tessa Niles, Katie Kissoon (chœurs)
- Pete Beachill (arrangement des cuivres)


1. A Beggar On A Beach Of Gold
2. Another Cup Of Coffee
3. You Really Got A Hold On Me
4. Mea Culpa
5. Over My Shoulder
6. Someone Always Hates Someone
7. The Ghost Of Sex And You
8. Web Of Lies
9. Plain & Simple
10. Something To Believe In
11. A House Of Many Rooms
12. I Believe (when I Fall In Love It Will Be Forever)
13. Going, Going… Home



             



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