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PUNK-ROCK CELTIQUE  |  STUDIO

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The REAL MCKENZIES - 10000 Shots (2005)
Par GEGERS le 25 Janvier 2011          Consultée 1259 fois

Pour un groupe de punk-rock celtique, il est de notoriété publique que plus le temps passé en studio est long, moins le temps passé à assouvir ses passions diverses et variées (à savoir l'alcool, l'alcool et l'alcool) est conséquent... Tiens, mais attendez un instant. C'est par cette même phrase que débutait déjà ma chronique du précédent album des REAL McKENZIES, Oot & Aboot. Oh, et puis après tout, pourquoi se fouler à rédiger des chroniques alambiquées et originales, puisque le groupe lui-même ne fait que répéter ? 10,000 Shots, le cinquième album studio des Canadiens, se veut en effet une copie conforme de son excellent prédécesseur.

Alors, certes, on ne demande pas à un groupe de punk-rock celtique de réinventer la poudre à canon, mais plutôt de parler, ce que le groupe fait à la perfection. Et puis une guitare, une cornemuse, une voix éraillée, beaucoup d'énergie pour un soupçon d'humour et de mélodie, voici des ingrédients qui, s'ils peuvent être mélangés et triturés à l'envi, donneront toujours naissance à un plat dont le goût aura peu de chances de varier d'une réalisation à l'autre.

Ainsi, 10000 Shots voit les REAL McKENZIES... faire du REAL McKENZIES, ni plus ni moins. Après avoir franchi un palier avec son précédent opus, qui établit enfin le groupe comme incontournable du punk-rock celtique, Paul McKenzies et ses sbires décident de confirmer et d'enfoncer le clou avec un album en tous points semblable. On y trouve donc ces compositions originales, enragées et festives, qui embarquent l'auditeur dans une gigue endiablée. « Smokin' bowl », mise en musique d'un poème de Robert Burns, joue parfaitement le rôle de la prude aguicheuse. Débutant par une mélodie vocale entêtante, le morceau se transforme en brûlot punk et démontre la maîtrise et le savoir-faire des Canadiens, qui, ne laissant pas le temps à l'auditeur de se remettre de ses émotions, enchaînent avec un autre titre imparable, « Best day til tomorrow ». Hédoniste et doté d'une ambiance résolument optimiste, il s'impose comme un des meilleurs titres d'un album pourtant peu avare en bons moments, malgré une durée ne dépassant pas la demi-heure : « Will ye no come back again », mettant en avant la cornemuse et offrant un solo de guitare, fait partie de ces moments mémorables, tout comme « Pour décision », dont la rythmique introductive, très martiale, tranche avec l'énergie débridée du refrain.

Plus rock'n'roll et faisant preuve d'un sens de l'humour développé, Paul McKenzie chante qu'il déteste son groupe sur le titre du même nom (« I hate my band ») avant de partir dans les narrations d'histoires d'alcool et de ses effets (« 10000 shots »). A prendre au deuxième degré donc, mais comment bouder son plaisir, malgré le manque d'originalité ? Si les ingrédients sont les mêmes, ils ont toujours cette même saveur et ce goût de reviens-y qui permettent de passer outre le sentiment de répétition.

Fidèle à ses racines, le groupe glisse judicieusement deux reprises de traditionnels écossais en milieu d'album : le convenu « Farewell to Nova Scotia », et surtout le formidable « Bugger Off », qui transporte le punk du groupe dans des sphères célestes ! Si le punk devait être résumé en un seul morceau, ce serait sans doute ce brûlot imparable qui, qu'on le veuille ou non, fera immédiatement entrer tout auditeur avec grand plaisir dans un pogo endiablé.

Judicieusement, le groupe clôt l'album sur une ballade acoustique et anti-yankee, dont la tendresse musicale et nuancée par la rugosité d'un Paul McKenzie très en voix.

Au final, et bien qu'empiétant sur les plates-bandes de son prédécesseur, 10000 Shots s'impose en quelques écoutes à peine comme une pièce maîtresse des REAL McKENZIES. Inspirés et convaincants, les 13 morceaux qui le composent restent toujours attrayants malgré leur relative simplicité et leur immédiateté et permettent aux Canadiens de s'imposer durablement comme un groupe incontournable d'un punk-rock celtique en pleine effervescence.

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   GEGERS

 
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- Paul Mckenzie (vocals)
- 'dirty' Kurt Robertson (guitar, vocals)
- Matthew James Hawley, Aka Matthew Macnas (bagpipes)
- Gord Taylor (bagpipes)
- Karl Alvarez (bass guitar)
- Sean Sellers (drums)
- Mark 'bone' Boland (guitar, vocals)
- Dave Gregg (guitar)


1. Smokin’ Bowl
2. Best Day Until Tomorrow
3. Will Ye No Come Back Again?
4. Pour Decisions
5. I Hate My Band
6. Farewell To Nova Scotia
7. Bugger Off
8. 10,000 Shots
9. 13
10. The Skeleton And The Tailor
11. Comin’ Thro’ The Rye
12. The Ale Is Dear
13. The Catalpa



             



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