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- Membre : Gandalf & Galadriel

GANDALF - Tale From A Long Forgotten Kingdom (1984)
Par MARCO STIVELL le 3 Mars 2011          Consultée 1351 fois

Quel joli titre. On se croirait dans, tiens... Le Seigneur des Anneaux ! Rien à faire, Heinz Ströbl a choisi son patronyme d'artiste et son monde musical, ça le suivra jusqu'au bout. Après les impressions d'un pays imaginaire, des visions fantastiques, un départ pour un autre horizon et une escapade dans un théâtre magique, il nous convie à un voyage vers un royaume lointain oublié... L'histoire est la suivante (traduite de l'anglais par mes soins, soit maladroitement mais avec l'effort le plus sincère possible) :

"C'est l'histoire d'un peuple qui vivait dans un royaume merveilleux il y a longtemps, savourant tous les bienfaits que Dieu lui donnait. Alors que le temps passait, les gens commencèrent à oublier leur descendance et devînrent de plus en plus mécontents de leur situation. Il tombèrent dans une profonde ignorance et un jour quittèrent le roi et le royaume. En se promenant dans un jardin d'illusions sans fin, le chagrin et la douleur les atteint et beaucoup devînrent prisonniers dans un palais de rêves.
Un jour, des années plus tard, un sage apparut et parla d'un merveilleux royaume lointain oublié. Quelques personnes vînrent écouter ses paroles et il leur confia une formule ésotérique sacrée ayant le pouvoir de les ramener chez eux. Les gens suivirent un chemin étroit et escarpé, passant plusieurs entraves. Au sommet d'une colline, un paon les prit sur ses ailes et les porta en bas de la rivière de la réalisation. Ils commencèrent à se souvenir de leur destination et finalement atteinrent le royaume, leur vraie maison."

Pour cette histoire plus naïvement gentille mais spontanée que réellement pensée lors d'une fumette d'un bon cône bien chargé, GANDALF a choisi d'opter pour une musique très peu différente de ce qu'il nous avait proposé jusqu'alors. D'abord il est de nouveau seul, "débarrassé" de la section rythmique qu'il avait employée sur To Another Horizon et Magic Theatre, et contrairement à ces derniers, Peter Aschenbrenner ne fait pas ici une seule apparition. Pourtant, ce cher Heinz se constitue un petit groupe à lui tout seul, il suffit de regarder les crédits. Vous allez me dire, une boîte à rythmes ne remplacera jamais un batteur, mais pour reprendre les mots de Phil "Dieu" Collins, l'inverse est aussi nettement valable. C'est pour parler franchement, outre quelques synthés bien sentis sur "Back Home" et "Forgotten Kingdom", quasiment le seul instrument qui rappelle que l'on est vraiment en plein dans les années 80. Une boîte à rythmes plutôt massive comme sur "Wandering in the Garden of Illusions", "Back Home" et "The River of Realization", mais qui n'enlève rien à la finesse de la musique de cet opus.

Sur Tale From a Long Forgotten Kingdom, on a le sentiment que GANDALF gère beaucoup mieux ses possibilités aux synthétiseurs, et c'est ce qui permet d'apprécier l'oeuvre encore plus que les précédentes. Ces sonorités sont plus limpides, moins troubles voire zozotantes. Et encore je ne parle que des synthés-lead, parce que les nappes sont également superbes. Beaucoup d'exemples à ce titre : "Wandering in the Garden of Illusions", "The River of Realization", "The Narrow Path", "Forgotten Kingdom"... Il n'en manque pas. En revanche, on peut mettre un petit bémol sur l'utilisation du Vocodeur, pour "The Sacred Esoteric Formula" notamment. Sur toute sa discographie, entendre la voix de maître GANDALF n'est pas courant (du tout), alors en plus quand elle est transformée et de manière aussi... Bizarre ! Ca va bien avec le contexte de l'histoire mais le goût est un peu trop salé.

Mais ce n'est pas bien grave, car Tale From a Long Forgotten Kingdom est un très bel album qui, comme les précédents, ne se base pas sur les voix, loin de là. Il y a bien celle de Pippa Armstrong pour la première fois sur la partie calme de "Wandering in the Garden of Illusions", qui reste sans doute le plus beau morceau de l'opus - hmmm ces guitares acoustiques -, mais elle est mêlée aux effets de synthé, et on a l'impression qu'elle est de cet acabit plutôt que véritablement humaine. Outre le style par moments un peu plus eighties, on appréciera surtout cet album pour ses parties douces, voire planantes. C'est justement ce que beaucoup lui reprocheraient mais pour ma part c'est ce qui marche le mieux, avec encore une fois un ornement de synthés mieux choisi qu'auparavant. Il y a de plus l'idée du concept derrière qui reste sympathique, et qui entraîne des répétitions de thèmes comme entre "Forgotten Kingdom" et "Back Home". Vraiment très bien tout ça.

N'oublions pas la formule finale, proposée par GANDALF himself :

"Ce royaume existe toujours et si vous voulez le trouver, cherchez au fond de vous-même !"

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   MARCO STIVELL

 
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- Gandalf (synthétiseurs, guitares, basse, boîte à rythmes, v)
- Pippa Armstrong (chant)


1. Chapter 1 : Forgotten Kingdom
2. Chapter 2 : Wandering In The Garden Of Illusions (
3. Chapter 3 : The Sacred Esoteric Formula
4. Chapter 4 : The Narrow Path
5. Chapter 5 : On The Peacock's Wings
6. Chapter 6 : The River Of Realization
7. Chapter 7 : Back Home



             



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