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- Membre : Gandalf & Galadriel

GANDALF - The Universal Play (1987)
Par MARCO STIVELL le 3 Juin 2011          Consultée 863 fois

A la vue d'une telle pochette, on se dit "Ca y est, GANDALF fait son Jean-Michel Jarre". C'est pas faux. Et non Perceval, j'ai très bien compris le sens de ma propre phrase. La vue de l'univers nous fait songer à une progression "technologique". L'autrichien a t-il eu un coup de tête est s'est-il mis à progresser au niveau des sonorités qu'il emploie, trafiquant à loisir ses synthétiseurs pour produire des sons originaux et amorçant ainsi une avancée dans le monde scientifico-musical ?

Pas vraiment en fait. GANDALF ne fait que du GANDALF, bidouillant ses synthés à loisir mais sans trop chercher à explorer dans le sens ingéniosité. Les sons qu'il emploie pour ce The Universal Play sonnent peut-être plus modernes voire "branchés" que ceux des premiers albums, mais on reste en terrain connu, une new-age plaisante et maîtrisée. Ce que l'on entend ici, on l'a entendu sur les albums précédents, hormis quelques moments surprenants et c'est surtout le concept qui diffère. GANDALF sert moins la nature terrestre, ici c'est la nature universelle. Le Big Bang (sans explosion), la naissance des étoiles, la rotation des planètes, c'est ici plus le ciel que l'on explore, tous ces cailloux et bulles galactiques dans une grande nuit noire.

Pour cela, GANDALF est cette fois de nouveau tout seul pour tous les instruments. Y compris la batterie, qui n'est pas une vraie batterie. Cette programmation est la principale spécificité parmi les sons employés ici. On avait déjà eu droit à un peu de boîte à rythmes sur les albums précédents, mais elle semble mieux utilisée ici. Ca sonne très eighties, et l'on ne saurait s'en plaindre, surtout si la musique qui l'accompagne est efficace. On reste surpris (agréablement) par ce départ détonnant sur la "Phase 3 : Cosmic Circle Dance" avec (fausse ?) basse bien en avant, le magnifique "Pure Love" ou encore ce moment très spatial sur "Phase 5 : Ocean of Time". Mais ce n'est que le détail le plus original de l'ensemble. The Universal Play reste surtout habité par cette avalanche de nappes du meilleur effet sur la totalité des titres, rejointes par quelques trifouillages sonores (mais encore une fois pas forcément hyper-"recherchées") dont GANDALF a le secret, et surtout qui restent nettement plus appréciables que toutes celles qu'il a pu nous proposer sur Visions ou Journey to an Imaginary Land. Ceci étant dû également à l'emploi de piano (très limpide) et de guitares acoustiques comme sur "Ocean of Time" et "Cosmic Circle Dance". Il y a aussi les percussions tribales "Earthbound", le mellotron-voix, les fausses flûtes, l'orgue à la Genesis période 76-77 sur la fin de "Ocean of Time"... Le morceau le plus beau de l'ensemble reste sans doute le rêveur "Pure Love", doté d'une petite guitare, d'un piano Fender Rhodes et de nappes envoûtantes, tout à fait représentatif du romantisme gandalfien.

The Universal Play mérite donc le détour, par des idées toujours aussi délectables et une orchestration complètement digne de ce que l'on pouvait attendre. On peut certes toujours regretter que cela manque d'instruments acoustiques inattendus ou non, mais au fond ce n'est pas plus mal car chaque apport autre que les nappes reste bien pensé.

Note réelle : 3,5/5

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   MARCO STIVELL

 
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- Gandalf (claviers, synthétiseurs, mellotron, guitares, effe)


1. Phase 1 : Earthbound
2. Phase 2 : World Within
3. Phase 3 : Cosmic Circle Dance
4. Phase 4 : Gate To Infinity
5. Phase 5 : Ocean Of Time
6. Phase 6 : Pure Love



             



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