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RUSH - Rush (1974)
Par ARP2600 le 12 Juillet 2011          Consultée 3370 fois

Le groupe canadien Rush a mis quelques années à démarrer. Il a été fondé en 1968 à Toronto, avec très vite une première formation stable : Alex Lifeson à la guitare, Geddy Lee à la basse et au chant, et John Rutsey à la batterie. C'est peut-être de la sagesse, plus probablement ont-il dû attendre leur heure, toujours est-il qu'ils n'ont publié leur premier album qu'en 1974, alors qu'ils étaient déjà aguerris. A part un premier single paru en 1973, « Not fade away », il est difficile de savoir de quoi ont été faites leurs premières années. Ce qui est sûr, c'est que cet album sans titre est du hard rock très canonique, bien que peu teinté de blues. On sent ici une filiation avec les premiers maîtres du genre, comme Led Zeppelin, Black Sabbath ou Blue Öyster Cult, mais avec déjà une belle individualité. Rush est un de ces groupes qui portent bien leur nom : leur musique est avant tout directe et très énergique, tout en étant paradoxalement très bien écrite, très structurée et souvent surprenante.

Le riff qui ouvre « Finding my way » annonce la couleur, les « oh yeah » qui suivent aussi. Parlons d'abord des paroles. De leur propre aveu, à cette époque, aucun membre du groupe n'était vraiment intéressé par l'écriture, ils ont donc pondu des textes très convenus, dans l'esprit du rock. Ca parle d'amour, de recherche sentimentale, de l'importance d'avoir des amis ou de l'envie de faire la fête... en fait c'est bien écrit mais ça n'engage pas à grand chose. Ce n'est pas plus bête que les premiers albums de Led Zeppelin après tout. L'arrivée du batteur et parolier Neil Peart pour Fly by night a beaucoup changé la donne, pour le meilleur et pour le pire : le côté libre penseur ne plaît pas à tout le monde, en particulier aux États-Unis, et Rush a développé une étrange réputation, entre un vaste parterre de fans fervents et de nombreux détracteurs. Pour en revenir au sujet, la conclusion de l'album, « Working man », se démarque par son thème social, en attaquant de façon simple mais claire le monde du travail et les cadences infernales.

Pour ce qui est de la musique, comme je l'ai déjà dit, c'est du hard rock. On commence par ce riff, un des plus costauds de Rush. Cette première chanson, « Finding my way », est vraiment un bon début, le groupe montre déjà sa faculté à faire des ruptures rythmiques et des variations dans le timbre des guitares. « Need some love » est courte et rapide, le personnage a vraiment besoin d'une fille rapidement, c'est ce que j'appelle du hard rock léger. « Take a friend » et « In the mood » sont du même tonneau, très positives et conventionnelles. C'est agréable et ça meuble bien. Je ne sais pas trop quoi penser de « Here again », un genre de longue ballade, pleine de lamentations... là vraiment, Geddy Lee n'est pas loin de se planter au chant (vers la minute deux, c'est clairement faux). Ensuite, la montée en puissance est belle, le solo de guitare de la deuxième partie est intense. Je trouve également que la chanson s'inscrit bien dans le schéma de l'album, ce moment très lancinant introduit une rupture efficace par rapport au tempo moyen du disque tout en tenant l'auditeur en haleine. La deuxième partie commence forcément par un numéro beaucoup plus dynamique, « What you're doing », avec un riff bondissant et un effet d'écho pour le chant, et de nouveau d' excellents éléments de rythme. Après le sage « In the mood », le groupe tire de sa manche les deux meilleures cartes. Tout d'abord « Before and after », où ils s'approchent pour la première fois du rock progressif. Le début est bucolique, se renforçant bientôt par une mélodie lente et syncopée à la guitare. La chanson proprement dite commence alors, sur un rythme beaucoup plus nerveux, les couplets étant alternés avec un solo de guitare et une séquence instrumentale courte mais très dense. Un petit bijou d'écriture, vraiment. La conclusion de l'album, « Working man », est beaucoup plus lourde, on sent que le personnage est bien fatigué, allez. Pendant les couplets, le jeu de basse est comparable à ce que faisait Black Sabbath. La séquence instrumentale qui suit est tout de même plus typique de Rush, c'est de nouveau très dense. L'ensemble est assez sauvage, une des chansons les plus puissantes du hard rock classique, ils n'ont rien à envier à aucun groupe avec celle-ci.

Pour conclure, ce que montre surtout ce premier album, c'est que Geddy Lee et Alex Lifeson maîtrisaient déjà leur composition musicale en 1974. Ils avaient déjà compris les ficelles du rock. Ils allaient le montrer à de nombreuses reprises par la suite dans des œuvres plus audacieuses et travaillées, mais l'essentiel est déjà présent ici. Un disque à connaître pour tous les amateurs de hard rock, il n'est pas moins important que certains Led Zeppelin, ce qui n'est pas peu dire.

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- Geddy Lee (basse, chant)
- Alex Lifeson (guitare)
- John Rutsey (batterie)


1. Finding My Way
2. Need Some Love
3. Take A Friend
4. Here Again
5. What You're Doing
6. In The Mood
7. Before And After
8. Working Man



             



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