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RENAISSANCE - Live At Carnegie Hall (1976)
Par MARCO STIVELL le 28 Avril 2012          Consultée 1412 fois

En 1975, RENAISSANCE est au sommet de sa créativité et de sa popularité. Le succès de Ashes Are Burning et de Turn of the Cards sera grandement conforté par celui de Scheherazade and Other Stories, son album le plus "progressif". Cet âge d'or est immortalisé (terminé ?) par un live, le double enregistré au Carnegie Hall pendant la dernière tournée... quelques temps avant l'album Scheherazade !

C'est en tout logique en ce qui concerne l'endroit. Depuis au moins Ashes Are Burning, le groupe d'Annie Haslam et Michael Dunford a beau être boudé dans son Angleterre natale, il jouit d'une popularité sans précédent pour un groupe de rock progressif sur la côte est des Etats-Unis. Quoi de mieux que cette salle ô combien prestigieuse de la mégalopole new-yorkaise pour accueillir cette "grande musique populaire" ? Sachant que le groupe s'est réellement adjoint les services d'un orchestre pour le soutenir... Il est arrangé par Terry Cox, comme sur le disque studio. Pas moins de trois dates seront nécessaires pour capturer ce moment, du 20 au 22 juin 1975. On peut le dire, c'est vraiment l'apogée de RENAISSANCE !

Le live a, sans doute par des critiques puristes, été critiqué pour constituer "à peine plus qu'une reproduction note par note des albums studio". Dans la sphère progressive, ils sont pourtant nombreux à presque considérer leur musique comme intouchable, déjà trop riche pour avoir besoin d'être reproduite autrement. De plus en trimballant un orchestre, on pouvait mal imaginer RENAISSANCE en train de retravailler des morceaux dans une configuration encore plus acoustique, ou plus électrique sachant que Michael Dunford n'est toujours pas décidé à sortir la guitare électrique. A ce sujet, il s'avère que le seul moment où elle se révèle essentielle dans la musique du groupe, devient le plus original étant donné que cet apport est purement et simplement ignoré. Je veux bien sûr parler de la conclusion du concert, la fin du superbe "Ashes Are Burning", sur laquelle Andy Powell de Wishbone Ash, avait brillé en studio. Pour du note à note, il faut au moins reconnaître que l'absence de guitare électrique, meublée par l'orchestre et une Annie Haslam toujours divine, donne une dimension particulière à la chanson, d'autant plus que ce final est étiré en longueur, comme tout le reste de la chanson (vingt-trois minutes au lieu de dix !).

C'est bien "Ashes Are Burning" qui fait le plus l'objet du passage en live (entre autres, pour cette danse avec basse flamboyante au milieu). Pour le reste, il est vrai qu'on ne sera guère franchement surpris par la tournure des choses, le groupe respecte presque totalement ses idées de studio, à l'image de l'excellent "Can You Understand" aussi bien que du tube "Carpet of the Sun". Finalement, il n'y a que Terrence Sullivan qui "s'amuse" vraiment, comme sur "Running Hard", mais cela reste modeste. L'orchestre parait un peu plus "pataud" sur le boléro de "Mother Russia", empêchant cette version d'atteindre le sommet de l'originale (dommage pourtant avec ces harmonies vocales !). C'est le public qui fait la plus grande différence et croyez-moi, il est fort chaleureux, applaudissant à chaque introduction (par Jon Camp ou une Annie Haslam essoufflée ! celle-ci parle d'ailleurs de Ashes Are Burning comme du deuxième album de RENAISSANCE, soit une séparation bien nette avec la première mouture du groupe), conclusion ou même parfois juste après les passages les plus grâcieux des morceaux (notamment les grandes envolées de Annie Haslam). Il redécouvre le "Prologue" introductif de la carrière du nouveau RENAISSANCE et peut constater à quel point, même si le morceau est bon, le groupe a fait des progrès en un rien de temps d'un point de vue composition. Il découvre en revanche surtout les morceaux de l'album à venir et salue "Ocean Gypsy" ainsi que bien sûr la "Song of Scheherazade" comme il se doit. Les diverses parties de cette suite sont pour le moins superbement rendues, aussi bien le temps des "festivités" que celles aux refrains porteurs, dont notamment le final.

Ce disque live est au moins à écouter pour cette deuxième partie, ces deux chansons représentant à elles seules 50 minutes de pur bonheur !

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   MARCO STIVELL

 
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- Annie Haslam (chant)
- Jon Camp (basse, choeurs)
- Michael Dunford (guitares acoustiques, choeurs)
- Terrence Sullivan (batterie, percussions, choeurs)
- John Tout (piano, claviers, choeurs)
- + Terry Cox (arrangements de l'orchestre)


- disc 1
1. Prologue
2. Ocean Gypsy
3. Can You Understand ?
4. Carpet Of The Sun
5. Running Hard
6. Mother Russia

- disc 2
1. Song Of Scheherazade
2. Ashes Are Burning



             



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