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- Membre : Plaid
 

 The Black Dogma (148)

The BLACK DOG - Liber Dogma (2011)
Par STREETCLEANER le 5 Décembre 2011          Consultée 1778 fois

Après un Music For Real Airports particulièrement bien reçu (et chez nous aussi), The BLACK DOG change de nouveau totalement d’orientation et laisse de côté ses développements ambiants pour revenir à une techno, en partie mâtinée d’IDM, qui ressemble plus à ce que le groupe jouait au milieu des années 90. Un retour aussi à une sonorité bien connue d’avant, celle alors de « the sound of Sheffield », dont The BLACK DOG fut - et reste - l'un des représentants emblématiques. Sur le site du label Soma Records on n'hésite pas à vanter le nouvel album des anglais comme étant l'album le plus attendu de l'année. C'est sans doute prétentieux mais il faut reconnaître qu'aucun des albums récents de la formation n'a déçu (Further Vexations, Radio Scarecrow ou le plus récent Music For Real Airports). Une sacrée prouesse tout de même dans un océan où flottent d'innombrables caisses d'albums de musique électronique sans le moindre intérêt et où d'innombrables prédateurs n'attendent qu'un moment de faiblesse de votre part pour régner sur votre territoire.

The BLACK DOG revient donc à une musique électronique qui nous rappelera par moments ses travaux anciens ("Dark Wave Creeping", "Hype Knot 7", "Feeder Rub Out"). Liber Dogma ressemble à une reprise de ce travail du début des années 90 (en ce sens Liber Dogma ne surprend pas), le mettant non seulement au goût du jour (on reconnaît des influences dubstep notamment, toujours bien intégrées), mais l'élevant de surcroît à un niveau particulièrement élevé, la formation oeuvrant toujours dans une techno intelligente, recherchée, subtile, ambiante, et souvent prête à hanter les atmosphères nocturnes des dancefloors. Liber Dogma se présente d'ailleurs comme une expérience live, les titres étant enchaînés comme dans un set. Sur ce dernier point Liber Dogma est réellement un pur album de techno, même si tous les titres ne sont pas orientés vers les pistes de danse. Par exemple, "Feeder Rub Out" est une petite perle ambiante et délicate, flottante et organique, qui aurait pu s'insérer sans heurter dans un Sketches de NAUTILIS. Superbe !

"Dark Wave Creeping", à l’esprit ambient, rappelle les textures sonores passées du groupe et ouvre plutôt paisiblement l’album sur un enchaînement de titres (« The Death Ov The Black Sun », « Steam Caliphate », « Drop Kick Kali ») aux volontés cérébrales qui vont se complexifier tout en montant progressivement en puissance, sans pour autant verser dans l’autisme (cela reste de la techno/Idm plutôt que de la musique réellement expérimentale). « Steam Caliphate » est à ce titre une jolie trouvaille de techno robotique alors que « Drop Kick Kali » semble être sorti d'un club extraterrestre complètement déjanté.

« The Black Maria » est un morceau parfait de tech-house coloré à la trance, « Single Light Focus » est une vraie tuerie qui fait monter la tension en alliant vagues drony inquiétantes et pulsations de basses ténébreuses, « Worship The Drum », infusé de delay, vire rapidement dub techno sur un terrible « Car Crash Magick » que ne renierait pas MONOLAKE. Les atmopshères dubby se retrouveront également sur l'efficace « Bird Siren » et on notera que Liber Dogma, de manière générale, est baigné dans la réverbération et l'écho. Alors qu’on pense que c’en est fini (1) et que c’est déjà bien bon voilà que l’excellent « Reverse Dorian Grey » en remet une couche et nous plonge dans des atmosphères clubby délicieusement sombres. La house au profond groove hypnotique de « Streets In The Sky » et aux nappes flottantes sensuelles et nocturnes nous laisse sur une solide impression d’ensemble. La nuit va s’achever de la plus belle des façons.

Là où PLAID se vautre gentiment sur son récent Scintilli, The BLACK DOG, lui, ne déçoit pas. Si on devait émettre des réserves sur un ou plusieurs titres de Liber Dogma il est fort probable que la colonne des propositions resterait désespérément vide. A défaut d’apporter quelque chose de particulièrement novateur, on ne peut que constater que nos anglais maîtrisent parfaitement leur sujet, en jonglant subtilement avec la maîtrise technique, la recherche sonore, les émotions, la profondeur, et des rythmes hypnotiques irrésistibles. Dès la première écoute on est saisi de suite par le potentiel de l’album. La suite ne fait que nous confirmer que nous sommes bel et bien en présence d’un excellent album de techno, de ceux qui servent de mètre étalon moderne auquel d’autres sorties ne pourront qu’être inévitablement comparées.

Hautement recommandé !

Note réelle : 4/5 pour l'édition normale; 4.5/5 pour l'édition avec Cdr "Liber 353 (Book Ov Law)".

(1) : il est à noter que les deux derniers titres du disque ici chroniqué ne se retrouvent pas sur toutes les éditions. En effet, « Reverse Dorian Grey » et « Streets In The Sky » sont disponibles sur une édition très limitée "Liber 353 (Book Ov Law)". A noter également que Liber Dogma n'est actuellement pas distribué en France. Il doit donc être commandé (import).

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   STREETCLEANER

 
  N/A



- Ken Downie
- Martin Dust
- Richard Dust


1. Dark Wave Creeping
2. The Death Ov The Black Sun
3. Steam Caliphate
4. Drop Kick Kali
5. Eden 353
6. The Black Maria
7. Single Light Focus
8. Silent Escape
9. Hype Knot 7
10. Bird Siren
11. Feeder Rub Out
12. Worship The Drum
13. Car Crash Magick
14. Reverse Dorian Grey
15. Streets In The Sky



             



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