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- Membre : Genesis

Tony BANKS - Strictly Banks - A Serious Undertaking... Live ! (2000)
Par MARCO STIVELL le 3 Juillet 2012          Consultée 1239 fois

Le disque est sorti en 2000, mais le concert a été donné plus tôt, très exactement le dimanche 6 septembre 1998 à l’Orchard Theatre, Dartford, Kent, Angleterre. En fait, le lancement du projet remonte encore à deux ans plus tôt (1996 donc), et s’organise autour du batteur Duncan Philips ici présent. Ce n’est ni plus ni moins qu’une rencontre entre fans de Genesis, également très friands de la musique solo de Tony Banks, et ainsi presque immédiatement naît l’idée d’un concert entièrement consacré au génial claviériste. Il faut une paire d’années pour rassembler un groupe solide et faire en sorte de rendre au mieux le répertoire de Tony. Et par cela, j’entends les morceaux dont ce dernier est seul responsable, autant en solo qu’avec Genesis. Oui oui vous avez bien lu. Le disque que voilà n’est en réalité qu’une sélection du show, la set-list de celui-ci ayant été à peu près équivalente au double de ce qui nous est proposé ! Et donc on trouvait d'autres morceaux de The Fugitive, sans oublier "Mad Man Moon", entre autres.

Nonobstant cela, en bons fans de Tony que nous sommes, c’est avec un grand sourire que l’on accueille une telle réalisation, Tony étant le seul membre de Genesis jusqu’à ce jour dont la musique n’a jamais été jouée en live. Enfin presque… Il y a bien eu cette excellente version de "Shortcut to Somewhere" avec Genesis le 15 mars 1988 pour l’anniversaire du label Atlantic, mais c’est tout, il n’y a jamais eu de concert exclusivement ou partiellement consacré à la musique de Tony. Même Mike Rutherford avait repris avec les Mechanics quelques-uns de ses titres solos, et Anthony Phillips a donné de nombreux concerts solo à la radio. Enfin on y est, c’est le principal. Et l’on peut dire que même si quelques doutes surviennent très vite, on ne peut que rester admiratif devant une telle initiative.

Quelques doutes oui… Duncan Philips est formel dans sa mini-préface, c’est le seul concert qui a été donné par le groupe, et donc on peut s’imaginer que si les musiciens étaient rôdés en studio, en live c’est une toute autre paire de manches. Il ne faut donc pas s’attendre à la perfection et au contraire tenter de passer outre les erreurs. On aurait aisément préféré y voir Daryl, Fish, Jayney Klimek, Jack Hues, peut-être également Mike et Phil en guest, sans oublier bien sûr le grand chef, Tony himself. C’est vrai que là on aurait pu se rapprocher de la perfection, mais il ne faut pas trop en demander.

Ici les coquilles sont nombreuses et en feront tiquer la plupart d'entre nous. Pour commencer, la rythmique peut sembler balourde, plombante, hachée, et pas en place donc, mais en écoutant bien le disque on se rend compte que cela concerne surtout la première partie. Un échauffement quoi. De même en ce qui concerne les claviers : les plus ronchons diront que Tony s’en sort très bien tout seul, alors que là ils sont deux, et n’oeuvrent pas toujours pour le meilleur... Et puis au niveau vocal, ce n’est pas toujours vraiment ça non plus, notamment en ce qui concerne Sophia Capernaros, qui a un peu de mal sur les premiers morceaux. Quant à Dave Whitehouse, ce n’est peut-être pas une grande voix mais il s’en sort bien dans l’ensemble, et les détracteurs du choix vocal "éraillé" sur A Curious Feeling seront ravis d’entendre un couple de chansons (et pas les moindres) avec un autre timbre que celui de feu Kim Beacon. Malgré tout cela, l’exercice que chacun, en tant qu’auditeur, doit faire est d’essayer de retenir le plus de points positifs, car il y en a.

Plus on avance dans l’album en fait, et plus l’écoute devient agréable. Tony a vraiment su créer de nombreux bijoux pop, parfois teintés d’accents progressifs, et qui malgré un rendu objectivement parfois brouillon, sont bien taillées pour le live live, autant "Back to Back" que "Somebody Else’s Dream", autant "Another Murder of Day" que "I’ll Be Waiting"... De plus, il y a parfois un choix d’arrangements assez original, le meilleur exemple étant certainement "Strictly Incognito", où la guitare-clavier est remplacée par les synthés et le clavinette (mais si vous savez, le piano funky tant adulé de Stevie Wonder). A part cela et encore une fois, le point culminant reste la fin, avec d’abord ce merveilleux enchaînement des tubes potentiels de Bankstatement, les sublimes ballades "The More I Hide It" et "I’ll Be Waiting". Leur interprétation est essentiellement basée autour du piano et de la voix de cette brave Sophia, et ça sonne magique, encore plus qu'un homme, même si la demoiselle a un peu de difficultés à attraper les notes graves pour la première chanson. On termine en beauté avec une version plus qu’honnête du chef d’œuvre parmi les morceaux longs de Tony en solo, "An Island in the Darkness", assez curieusement plus acclamé que les autres titres.

Certes, c'est un spectacle a réserver aux inconditionnels de Tony, mais un bien beau témoignage par moments et de plus unique, bien qu'incomplet. Quel dommage qu’il n’y ait pas eu un nombre plus conséquent de concerts, ne serait-ce que parce que la musique de Tony, puisque lui n’est pas arrivé à s'en occuper, aurait encore plus été révélée au grand jour.

Note réelle : 2,5

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   MARCO STIVELL

 
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- Dave Whitehouse (chant, choeurs)
- Sophia Capernaros (chant, choeurs)
- Richard Mills (claviers)
- Andy Monk (claviers)
- Manir Donaghue (guitares)
- Doug Boucher (basse)
- Duncan Philips (batterie)
- Judith Spellar (saxophones alto et soprano)


1. Queen Of Darkness
2. Another Murder Of Day
3. Back To Back
4. Strictly Incognito
5. Red Day On Blue Street
6. The Lie
7. Somebody Else’s Dream
8. The More I Hide It
9. I’ll Be Waiting
10. An Island In The Darkness



             



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