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- Membre : Iggy Pop

BLONDIE - Blondie (1976)
Par ERWIN le 1er Août 2012          Consultée 1718 fois

Quand on est un jeune New yorkais au début des seventies, il n’y a qu’une seule manière pour se réaliser : la musique. C’est le raisonnement que suivent Chris Stein et Deborah Harry, alors membres du groupe des STILETTOS et amants de circonstance. Le mec sera le cerveau derrière le groupe, et Debbie en sera l’héroïne. Vu la nana, pas de doutes qu’elle est taillée pour la scène… Les divers musicos sont recrutés avec attention. BLONDIE voit ainsi le jour, sobriquet des nombreuses années de serveuse de la jolie blondinette que les clients hélaient « Hey Blondie ! » avec toute la classe de l’américain moyen… En parlant de classe, je réalise d’un coup en matant la tof de la pochette pourquoi je suis tombé amoureux d’une certaine blondinette en seconde….Le complexe BLONDIE !

Leur deal en poche, les ricains peaufinent un premier album qui aura le mérite de poser les bases d’un style identifiable tout en hissant rapidement leur front woman au statut de sex symbol. Debbie n’a pourtant pas une voix phénoménale, mais sa troublante beauté ne laisse pas les jeunes d’alors indifférents.

C’est donc un album de jeunesse, on y ressent les influences de la scène new yorkaise, les riffs de guitare de Chris sont en droite ligne tirés des œuvres complètes des RAMONES, évidemment Debbie ne ressemble pas à Joey, et BLONDIE va œuvrer dans un registre mêlant Punk gentillet et Pop musclée, écoutez plutôt la sympa « In the sun ». On notera aussi l’agressive « Rip her to shreds » aux chœurs tellement new yorkais qu’on les jurerait fait par les potes DICTATORS. Et la raw « Kung fu girl » à l’esprit sans concession. Pour le reste on évolue vers les STRANGLERS, voyez la réminiscente de West Side story « A shark in jet’s clothing », la composition du clavieriste Jim Destri est déjà assez évoluée même si la voix faiblit par instants, mais c’est carré, solide. Pour l’instant, pas de New wave en vue, les synthés restent d’obédience pop, mais nous ne sommes finalement qu’en 76. En tout cas, le morceau de bravoure de l’opus.

Pourtant « Look good in blue » est un début de tentative d’incorporer des éléments différents à leur musique, chose sur laquelle ils deviendront ensuite de véritables experts. La basse y est assez remarquable. Nous continuons sur cette lancée avec « Rifle range » titre très personnel à l’esprit impertinent sur une ambiance à la DOORS. Nous retrouvons un clavier à la Manzarek sur « Man overboard » mas le titre reste moyen.
Le premier single à cartonner sera « In the flesh » au pays des kangourous, petit slow langoureux un brin sirupeux mais sauvé par la fausse voix d’ingénue de Debbie.

Bien évidemment, ce premier album est loin d’être un chef d’œuvre et je ne vous conseillerai aucunement de débuter la disco des new yorkais par cette œuvre de jeunesse. Elle a cependant le mérite de poser des bases. Mais je n’en retiens pour ma part qu’un plaisir rapide et sans lendemain, ce qui explique la sévérité de ma note. On retiendra le charisme de la Blonde, et les talents évidents des musiciens qui forment l’ossature du groupe.

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   ERWIN

 
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- Deborah Harry (chant)
- Chris Stein (guitare, basse)
- Gary Valentine (guitare, basse)
- James Destri (piano, synthés)
- Clement Burke (batterie)


1. X Offender
2. Little Girl Lies
3. In The Flesh
4. Look Good In Blue
5. In The Sun
6. A Shark In Jets Clothing
7. Man Overboard
8. Rip Her To Shred
9. Rifle Range
10. Kung Fu Girls
11. Attack Of The Giant Ants



             



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