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Robert PALMER - Don't Explain (1990)
Par ERWIN le 5 Juillet 2013          Consultée 1327 fois

C’est un artiste au sommet de sa créativité que noue retrouvons sur ce dixième opus. Ayant fait la preuve d’une versatilité sans égale au cours des deux albums précédents, et désormais millionnaire et quadragénaire, le classieux Robert PALMER peut donner libre cours à toutes ses idées, et nous voilà avec entre les mains l’album de la maturité, ou vous allez retrouver pèle-mêle toutes les influences de cet immense chanteur.

Vous aimez le hard Rock ? Commencez par l’introductive « Your mother should have told you » qui ferait presque passer les hardeux de l’époque pour de gentils fleuristes, une débauche métallique du plus bel effet, Robbie a d’ailleurs recruté pour l’occase un des plus grands mercenaires de la six cordes : j’ai nommé le pyrotechnique et flashy Steve STEVENS - ex Billy IDOL -, qui va se charger d’embraser le skeud au niveau guitare. « You’re amazing » sort du même tonneau, plus entraînante mais toute aussi pêchue. On continue dans la défonce sonore sur « You can’t get enough of a good thing » avec toujours la même réussite, une cavalcade du meilleur effet. Enfin « Light year », termine le tour des morceaux hard rock de l’opus. Impressionnant, tous sont d’excellente tenue !

Vous aimez la soul ? Voici la reprise très très personnelle du « Dreams to remember » du regretté Otis REDDING, avec un Stevens rageur qui rend la composition carrément méconnaissable et… Jouissive…! La fin est une merveille d’originalité, il faut oser faire des choses pareilles aux standards de la musique populaire, sans craindre pour autant la vindicte des critiques. Tiens il y a aussi du Marvin GAYE avec « Mercy mercy/I want you » sortie en single à l’époque… C’est-ce qui s’appelle honorer ses aînés en leur rendant justice.

Et si jamais vous aimez la folk mais pas le Reggae ou alors… Le contraire ? Ce n’est pas grave, Bobby va se charger de vous faire changer d’avis avec l’un des grands hits de l’année 90 : ce « I’ll be your baby tonight » chanté avec les fumeurs de ganja de UB40. Ouais c’est dément tellement c’est bon et l’autre Robert, - DYLAN celui là - a du bien se marrer en entendant cette version de sa petite chanson.

Mais peut-être vous aimez le Jazz ? Nous en avons façon Big Band avec « Top 40 », et il semble à l’aise comme s’il n’avait chanté que cela toute sa vie. Plus intimiste la guitare jazzy de « People will say » est prétexte à une débauche d’ambiance propice à une drague monstrueuse; tentez le coup sur un slow, ça le fait, quel homme ce Robert ! Les cuivres enjoués de « You’re so désirable » me replonge dans les délices des comédies musicales US des années 50, c’est bluffant ! « You’re my thrill » est un régal de douceur, ou il concurrence Tom JOBIM et Joao GILBERTO sur leur terrain de séducteurs impénitents, quelle performance ! Et à propos de Bossa Nova, nous avons « Not a word ».
Le titre éponyme « Don’t explain » est une reprise de l’éternelle Billie HOLIDAY, et notre Bob lui fait honneur sur cette splendide version ou les émotions sont à fleur de peau.

Dans son style si particulier, il nous propose aussi la sublime « Aeroplane », à la saveur si particulière, un de ses meilleurs titres et une ambiance ensoleillée. « Mess around » porte encore quelques éléments New Wave des eighties, on croirait presque un titre des INXS. Un petit coup de dance Funk avec « Happiness » au ton douceureux. Les harmonies vocales de "House Works" totalement a capella lui procure ensuite une identité caribéenne. C’est savoureux. Enfin sur « House Works », c’est bien simple, on se retrouve sur une plage de Nassau, capitale des Bahamas et home de l’artiste pendant plus d’une décennie.

De très loin, voila le meilleur album de Robert PALMER, son momentum de gloire artistique en tout cas. Aucun titre n’est de trop et il y en a pourtant 18. Et vous aurez constaté comme moi que chacun y trouvera son compte. C’est très impressionnant et certainement unique dans les annales. Je suis fan, et je le resterai !
« Don’t explain » ? Il n’y a effectivement rien à expliquer, il faut juste savourer.

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   ERWIN

 
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1. Your Mother Should Have Told You
2. Light Wear
3. You Can’t Get Enough Of A Good Thing
4. Dreams To Remember
5. You’re Amazing
6. Mess Around
7. Happiness
8. History
9. I’ll Be Your Baby Tonight
10. Housework
11. Mercy Mercy Me
12. Don’t Explain
13. Aéroplane
14. People Will Say
15. Not A Word
16. Top 40
17. You’re So Désirable
18. You’re My Thrill



             



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