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OMD - Sugar Tax (1991)
Par WALTERSMOKE le 18 Août 2013          Consultée 1166 fois

La seconde moitié des années 80 a été mouvementée pour OMD. Après l'échec de The Pacific Age, le groupe a connu quelques péripéties qui l'ont considérablement changé. Pour commencer, les frères Weir quittent le groupe, mais ce n'est clairement pas un événement marquant. Le groupe a ensuite rebondi, jouant même en ouverture pour Depeche Mode au Rose Bowl, et la sortie du single Dreaming et de leur première compilation menaient dans le bon sens. Cependant, Paul Humphreys en a sa claque par rapport à la direction générale et s'en va, suivi par Martin Cooper et Malcolm Holmes. Ces trois-là formeront plus tard The Listening Pool, qui sera un four. Le « groupe » OMD qui sort Sugar Tax en 1991 est donc le projet solo d'Andy McCluskey.

Pour autant, est-ce qu'OMD ne sonne plus comme du OMD ? Oui et non. La voix de McCluskey marche à merveille en tant que carte d'identité, mais pour qui espérait de nouveau les sonorités développées auparavant, il aura de quoi être déçu. En effet, McCluskey adapte sa musique à l'air du temps, et se jette à corps perdu dans une synthpop bien accrochée à son époque, et se permet même – accrochez-vous – de jouer...de la dance. Enfin, façon de parler, mais l'influence du genre se fait bien ressentir sur Sugar Tax. Cette direction est surtout destinée à être la plus attrayante possible, quitte à racoler pour faire raquer. But assez condamnable en soi, mais qui de temps à autre aboutit à quelque chose de potable. Dans le cas présent, le constat est clairement meilleur : Sugar Tax est un bon album.

McCluskey avait déjà fait montre de son génie sur les précédents OMD (sauf sur Crush et à la limite Junk Culture), et ne se prive pas pour continuer. L'écriture est grossière et épaisse, il faut avouer, mais elle est goûteuse et ne laisse guère de traces désagréables. Dans l'ensemble, la musique développée ici s'emploie à faire remuer les corps tout en donnant une dimension onirique et nocturne. Les exemples ne manquent pas, bien entendu : le dynamisme optimiste de "Sailing on the Seven Seas" ou bien la douceur quasi-« romantique » (rien à voir avec les années 80, par contre) de "Walk Tall" parlent ainsi d'eux-même. McCluskey, aidé à la composition par Stuart Kershaw et Lloyd Massett, assure comme un chef.
De gros couacs émaillent cependant Sugar Tax. A commencer par les chansons les plus faibles. Pour le coup, elles sont vraiment affreuses, la pire de toutes étant "Neon Nights". Reprendre un morceau de ses idoles ne pose aucun souci. Le choix de la chanson était également assez pertinent, mais l'angle d'attaque est désastreux. Les voix féminines ne collent vraiment pas du tout, les oreilles subissent un viol en bonne et due forme. L'écoute de l'original de Kraftwerk est indispensable après coup. McCluskey réintère également le coup du discours samplé, sur "Apollo XI". Ici c'est bien sûr celui de JFK sur la conquête spatiale, mais ce n'est toujours pas bon. Un autre problème est le manque d'empreinte des chansons. Comprenez par là qu'aussi bonnes, voire très bonnes soient certaines d'entre elles, elles ne s'inscrivent pas à long terme dans le cerveau. En un mot, le côté tubesque a dans l'ensemble été oublié.

Peu importe cepedant, pour ce qui est de relancer OMD, Sugar Tax remplit parfaitement son rôle. L'album est bien ficelé et remplit son rôle, à savoir faire survivre le groupe (et rapporter un peu de pognon, avouons-le). Les mauvaises chansons sont d'un certain point de vue impardonnables et gâchent le tableau, mais ne constituent pas le corps principal de Sugar Tax, tant mieux. Il ne s'agira malheureusement que du sursaut d'une entité endormie qui finira par être assommée, pour ne pas dire tuée, assez vite.

Note réelle : 3,5./5

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- Andy Mccluskey (chant, programmation)
- Nigel Ipinson (claviers)
- Phil Coxon (claviers)
- Abe Juckes (batterie)


1. Sugar Tax
2. Pandora's Box
3. Then You Turn Away
4. Speed Of Light
5. Was It Something I Said
6. Big Town
7. Apollo Xi
8. Walking On Air
9. Walk Tall
10. Neon Lights
11. All That Glitters



             



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