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OMD - Liberator (1993)
Par WALTERSMOKE le 25 Août 2013          Consultée 1224 fois

Sugar Tax était un bon départ. Il montrait clairement un OMD, réduit alors à Andy McCluskey, sachant s'adapter à son époque et bien parti pour devenir plus grand artistiquement, et soyons fous, retrouver la gloire perdue depuis les années 80. Hélas, même les petits ballons se dégonflent à vitesse grand V, et c'est alors qu'en 1993, OMD sort Liberator, une horreur à la limite de l’innommable.

Dire que Liberator est frappé du sceau de l'échec est une évidence pure et dure – je n'ose parler d'euphémisme. McCluskey colle encore une fois à son époque, mais au lieu d'extraire le bon et le correct, il se jette à corps perdu dans ce que la dance des années 90 peut proposer de pire. On est encore loin de l'eurodance, mais trop proche de la soupe ratée et trop diluée.
Il est cependant permis d'espérer avec "Stand Above Me". Cette chanson n'est pas des plus fameuses, mais elle ne reste pas déplaisante au possible. Mieux, le refrain, un modèle de simplicité, peut se chantonner de manière spontanée. La tendance plus pop pourrait même le qualifier d'intrus par rapport aux autres chansons. C'est à partir de "Everyday" que le cataclysme commence. Des sons et structures typiques de la dance et de la house sont repris ici et appliqués à une synthpop douteuse, et un tel mélange ne donne de facto qu'une musique absurde. Pas d'exception ou de morceau qui échappe à la cruauté de la médiocrité (ce terme est encore trop gentil), l'indigent se dispute avec l'atterrant pour couler Liberator.

Ce marasme réussit toutefois à présenter des inégalités. Outre "Stand Above Me" qui joue le rôle de trompe-l'oeil, certaines chansons sont encore plus condamnables. En guise d'Alpha, McCluskey sort une reprise du Love's Theme de Barry White avec "Dream of Me". Aller au-delà de ses limites est honorable, mais il faut aussi savoir s'arrêter à un moment. D'autres se bousculent pour se poser en grand moment de solitude musicale : de vieux leftovers sortis d'une cave poussiéreuse ("Everyday", "Heaven Is"), une reprise pas top du tout ("Sunday Morning"), un énième sample, cette fois-ci remixé en version techno("Agnus Dei")...pour connaitre la souffrance, faites votre choix.

Si l'échec de certains albums est tout bonnement incompréhensible, d'autres tendent la perche pour se faire battre. Pour ce qui est de Liberator, la réponse est immédiate. La faiblesse de l'album est consternante, et à plus d'un titre. Le pire, c'est que c'est McCluskey lui-même qui décrit ce qui arrivera aux auditeurs ayant encore un mince espoir : "Only Tears", que des larmes. Que de cynisme.

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- Andy Mccluskey (chant, programmation)
- Phil Coxon (programmation)
- Beverly Reppion (choeurs)
- Natalie James (choeurs)
- Doreen Edwards (choeurs)
- Ibrahim Osi Efa (choeurs)
- Stuart Boyle (guitare)
- Nigel Ipinson (piano, arrangements)


1. Stand Above Me
2. Everyday
3. King Of Stone
4. Dollar Girl
5. Dream Of Me (based On Love's Theme)
6. Sunday Morning
7. Agnus Dei
8. Love And Hate You
9. Heaven Is
10. Best Years Of Our Lives
11. Christine
12. Only Tears



             



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