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Le 12 Avril 2022
Par BAKER
Chroniqueur souhaité
CHIPSTOUILLE

CHARLES CALLET - LES PASSAGERS DU VENT (1 & 2) - 1987

Mille écoutes après toujours les mêmes frissons sur la première partie du premier volet... Une petite oeuvre symphonique d'une élégance rare voire insurpassée dans le monde du 8-bit. Le reste des musiques ne l'est pas, en reste, avec quelques très bons morceaux (le second du second volet). Ce n'est pas un album, plus une oeuvre, et j'aimerais savoir ce que l'ami Chisptouille en pense.




Le 13/04/2022 par CHIPSTOUILLE

J'ajoute que j'ai terminé environ 650 jeux et autant de BO à chroniquer. Donc celles des jeux auxquels je n'ai même pas joué... Ca ne sera peut-être pas une priorité.




Le 12/04/2022 par CHIPSTOUILLE

Comme échangé, merci pour la découverte. Difficile à chroniquer faute de support convenable ceci étant!



Le 12 Avril 2022
Par LE MERLE MOQUEUR
Chroniqueur souhaité
PEU IMPORTE

SAINT SAËNS - LE CARNAVAL DES ANIMAUX - 1971

CAMILLE SAINT SAËNS, un petit génie en couches, à 3 ans le bambin crée sa première composition. À 4 ans il interprète une sonate pour violon de l’indomptable Ludwig. À 10 ans les 32 sonates pour piano du bonnois n’ont plus de secret pour le jeune parisien. Hector BERLIOZ admire ses qualités de pianiste, Franz LISZT, non avare de ses compliments le considèrera tout simplement comme «  le plus grand organiste du monde ». L’église officielle de l’Empire, c’est La Madeleine, il y sera nommé comme organiste. Á l’école de Musique Classique et Religieuse Gabriel FAURÉ sera un de ses élèves.

C. SAINT SAËNS pionnier de la musique de chambre française bourlingueur bourgeois aura à son actif 179 voyages dans 27 pays entre 1870 et jusqu'à son décès à Alger en 1921.
Sa culture, son érudition et son caractère en font un personnage agréable dans les cercles de conversation, il a un humour vif et est maître en « calembourdise ». Sa plume saura se révéler cinglante, c’est un polémiste redouté qui sait se servir de la presse pour propager ses idées sur différents sujets contemporains du second empire.

C. SAINT SAËNS qui apprécia durant de nombreuses années Felix MENDELSSOHN et FRANZ LISZT, connaîtra une tournée de concerts calamiteuse en Allemagne. Ses concerts seront hués, sifflés… La guerre de 1870 sera passée par là et aura laissé son empreinte sur le compositeur qui dès lors animé d’un nationalisme farouche n’aura pas manqué de critiquer ouvertement des compositeurs comme RICHARD WAGNER et RICHARD STRAUSS. Ses critiques virulentes auront pour effet un rejet de sa musique outre Rhin, il faut dire qu’il « s’opposait à faire jouer du WAGNER à la Société Nationale … » La première guerre mondiale n’arrangera pas les choses. Là encore il tempêtera contre le pays de Goethe et Schiller et sa musique.

C’est dans ce contexte politique et guerrier que les censures musicales seront monnaie courante des deux cotés du Rhin. Le polémiste SAINT SAËNS n’en sortira pas indemne. Il sera remplacé à la tête de la Société Nationale en 1886 par César FRANCK, puis en 1890 par Vincent D’INDY qui lui ne reniait pas les qualités de R. WAGNER.

SAINT SAËNS mortifié et blessé se retranchera auprès de son cercle d’amis et pour eux avec humour et légèreté « mettra sur pied » toute une faune zoologique. Cette pièce musicale sera jouée uniquement entre 1886 et 1894 pour quelques personnes de son proche entourage.

LE CARNAVAL DES ANIMAUX ne sera connu du grand public dans son intégralité qu’après la mort du compositeur, durant son vivant ce dernier craignait que cette « fantaisie zoologique » nuise à sa réputation. De nos jours cette œuvre jouit d’un prestige international. Les feuillets de la partition (14 pièces) sont agrémentés de dessins animaliers qui mettent en lumière cet homme qui aimait la farce... « la pâle silhouette au crayon bleu d’un cygne pour accompagner la célèbre pièce dédiée à cet oiseau » ou « un squelette de dinosaure pour « Fossiles » »

CAMILLE SAINT SAËNS aurait-il ajouté aujourd’hui une pièce pour le rhinocéros blanc du nord dont il ne reste que deux femelles protégées nuit et jour par des gardes pour éviter qu’elles soient victimes d’idiots criminels qui espèrent de leur corne une vertu thérapeutique ?

Écoutons cette "Grande Fantaisie Zoologique" sous la direction d'Armin JORDAN avec l'Ensemble de musique de chambre de Zurich.





Le 12/04/2022 par CHIPSTOUILLE

Très certainement le plus gros absent de FP. Culte, chef d'oeuvre, magnifique, on est d'accord. J'en avais un peu parlé dans une chro du Dragon Quest Concert de Koichi Sugiyama pour info.



Le 12 Avril 2022
Par MR G
Chroniqueur souhaité
Peu importe

ERANG - ECHOES FROM A PAST THAT NEVER WAS - 2017

Certains diront que Erang compose du Dungeon Synth, et il est vrai que c'est la base de sa musique, mais cela va tellement plus loin! Je l ai découvert récemment et c'est juste envoutant! Un super compositeur français, voila a qui nous avons à faire simplement! Sa musique englobe beaucoup de styles et c'est magistral! Cette compil de ces 5 premières années est faite pour découvrir son immense travail et vous inviter à un voyage somptueux dans ce mystique pays des 5 saisons! Bienvenue a ceux qui oseront...




Le 12/04/2022 par NESTOR

Surprenant lorsque l'on s'attend à écouter du Black scandinave. C'est très poétique, aérien. une très belle musique d'ambiance



Le 12 Avril 2022
Par LE MERLE MOQUEUR
Chroniqueur souhaité
PEU IMPORTE

CHRISTINE SÈVRES - CHRISTINE SÈVRES - 1968

Robert DESNOS (1900-1945) est un poète surréaliste populaire, prestidigitateur impénitent de
mots qui aujourd'hui encore m'émeut pour cet humanisme qu'il porta jusqu'au bout de son voyage,
"... là bas où le destin de notre siècle saigne"…

DESNOS qui prendra de la distance avec le mouvement dirigé par André BRETON, rentrera dans la résistance, ce sera une résistance dans l'écriture et une résistance politique. Dans le camp de concentration de Theresienstadt il continuera à offrir du futur, de l'espoir aux prisonniers en leur lisant les lignes de la main... en leur promettant des lendemains qui chantent. Ces lendemains ils s’y accrochent et oublient les atrocités des geôles… C’est l’humanisme de DENOS jusqu’à son dernier souffle il aura pensé l’autre… l’aura « pansé » pour lui éviter le désespoir et l’armer contre l’horreur.

Une voix lui rend hommage, celle de Christine SÈVRES qui était beaucoup plus que la compagne de Jean FERRAT dans un vinyle engagé où des noms ne nous laissent pas indifférents. : J. AUDIBERTI (Le maçons et poète que chanta Claude NOUGARO) Brigitte FONTAINE, Léo FERRÉ, Jacques HIGELIN… et les autres…

Écoutons-la, elle le mérite amplement, trop injustement si peu connue et si vite oubliée
Christine SÈVRES !

(Disque Terney)




Le 01 Avril 2022
Par MR G
Chroniqueur souhaité
Peu importe

MOGWAI - AS THE LOVE CONTINUES... - 2021

Le dernier Mogwai est dans la lignée des précédents albums, c est a dire génial! A quand une chronique? L' album mérite bien ses 4 etoiles, non?



Le 01 Avril 2022
Par MR G
Chroniqueur souhaité
Peu importe

LES HAVRAIS - HAVRAIS DIRE - 2005

Si un groupe comme Ultra Vomit a eu son quart d heure de gloire a une époque, le groupe Les Havrais aurait du lui aussi largement avoir le sien! Groupe décalé mais excellent, celui ci était composé de très bons musiciens avec des textes au 2ème voire 3ème degré qui donnaient enormément de charme a leur albums! Si comme eux vous pensez que Les Gothiques ont des Tics allez donc jeter une oreille sur ce premier méfait!



Le 01 Avril 2022
Par LE MOUNGEPEDOUN
Chroniqueur souhaité
ERWIN

COBRA - FIRST STRIKE - 1983

Une époque et un groupe pour les quinquas bien tassēs, n'est ce pas Erwin ?



Le 28 Mars 2022
Par LE MERLE MOQUEUR
Chroniqueur souhaité
SASKATCHEWAN

GAVRIIL POPOV D CHOSTAKOVITCH - SYMPHONIE 1 ET THèMES ET VARIATIONS - 2004

IL N’Y A PAS DE BONNE OU MAUVAISE GUERRE ; LA GUERRE EST TOUJOURS SALE ET EST TOUJOURS À DÉNONCER CAR ELLE EST UNE TRAGÉDIE POUR TOUTES LES POPULATIONS QUI LA SUBISSENT.

« ON » boycotte le monde cultuel russe…

Mais le « ON » verse des dollars à Poutine pour que les « Ouatures » (comme disait R. QUENEAU) continuent dans leur danse routière effrénée à vomir du CO2.

Mais le « ON » verse des dollars à Poutine pour nous "chartèriser" vers des paradis où des esclaves nous ventilent lorsque les températures ne sont plus clémentes.

Mais le « ON » verse des dollars à Poutine pour nous chauffer le cul, car nous aimons à avoir nos aises et à vaquer dans nos nids douillets à poil ou presque…

Voilà bien un boycott et un humanisme de petits boutiquiers !

Que dire des démocraties européennes et américaine où depuis des années règne un néo libéralisme agressif, sans état d’âme, qui laissent dans le caniveau un grand nombre de ses citoyens et fabriquent des pauvres sur toute la planète ?

LE MERLE a horreur de la chasse aux sorcières et je ne suis pas partisan d’un décervelage qu’ALFRED JARRY avait dénoncé avec son célèbre UBU. C’est pourquoi je me garde de tout jugement rapide sachant que toutes les sociétés savent manier le manichéisme avec brio.

QUANT À MOI JE CONTINUERAI À DÉNONCER TOUTE FORME DE GUERRE ET DE RÉPRESSION QU’ELLES SOIENT : IDÉOLOGIQUE, RELIGIEUSE, COMMERCIALE ET MILITAIRE ET D’OÙ QU’ELLES VIENNENT. CAR LA LIBERTÉ C’EST DE REFUSER D’OBÉIR À TOUTE PUISSANCE TYRANNIQUE QU’ELLE SOIT SPIRITUELLE, TEMPORELLE, MÉDIATIQUE, ÉCONOMIQUE OU ÉTATIQUE.

Non je ne boycotterai pas le monde culturel russe et

maintenant EN AVANT LA ZIZIQUE, dis-je en paraphrasant BORIS, non pas GODOUNOV, mais l’autre qui était « réfractaire à toute forme de censure comme d'élitisme ou de parti pris »

Parlons de GAVRIIL NIKOLAIEVITCH POPOV (1904-1972)

Non je ne vous présente pas sa 2°symphonie « Mère Patrie » que Staline apprécia fortement, car le compositeur qui ne souhaitait pas arpenter les cours glacées des goulags ou des camps de redressement, tête basse se soumis à la poigne d’un régime qui recommandait les « canons » d’un post-romantisme teinté d’accents folkloriques. Avec cette symphonie nous avons donc du pompiérisme qui ne rebutait pas les dignitaires du système en place. Elle berçait leurs oreilles et calmait leurs ardeurs concentrationnaire suite aux accusations de formalisme qu’ils avaient émises contre POPOV après la création de sa 1° symphonie.

Non je ne vous parlerai pas de sa collaboration avec le metteur en scène SERGUEI EISENSTEIN pour un film détruit en grande partie et que l’on croyait perdu à tout jamais. En 1960 à partir de morceaux de pellicules retrouvées on put plus ou moins reconstituer. « Le Pré de Béjine »
Si le compositeur a abordé un profil bas dans ses symphonies et les a composées dans l’idéologie imposée «  Le Réalisme Socialiste », sa musique de film sera par contre pour lui une échappatoire qui lui permettra de mettre en valeur tout son talent novateur avec une exception. « Le Pré de Béjine »

Découvrons sa 1° symphonie qu’il commença à mettre « sur pupitre » de 1928 à 1932. Il obtiendra un deuxième prix pour cette composition qui commémorait le 15e anniversaire de la révolution d’Octobre. Mais voilà, aujourd’hui un prix et demain la censure. Elle fera son nid, la censure ! Cette symphonie sera jouée en public et acclamée le 22 mars 1935 et patatras Staline, le petit père des peuples l’interdira le lendemain. Le 29 mars 1935 un article « meurtrier » lui donnera « le coup de grâce » J’ai retrouvé cet article d’un critique qui léchait les bottes des dignitaires chargés de la vie culturelle de
l’ Union Soviétique et je le soumets à votre jugement.

À propos de la 1° symphonie de GAVRIIL POPOV compositeur vue par un critique.

« Qu'est-ce qui a conduit le compositeur à l'échec ? Tout d'abord, le manque de compréhension de notre réalité, l'individualisme extrême. La perception non critique par le compositeur des traditions de la culture occidentale l’a conduit à une solution formaliste de l'idée créatrice…
Défendre ses opinions sous la bannière de "l'originalité du langage", de "l'originalité de la pensée" n'a servi qu'à détourner le compositeur de la ligne principale de la musique soviétique qui se développait dans la lutte pour le style du réalisme socialiste.
Ces dernières années, le compositeur a travaillé uniquement dans le domaine de la musique de film. Le compositeur n'a pas créé d'œuvre qualitativement différente de ses aspirations symphoniques générales, à l'exception de la musique pour le film CHAPAEV qui fait preuve d'un certain démocratisme dans son langage et d'une plus grande concrétude dans ses images musicales, notamment dans ChAPAEV.
Cette circonstance souligne encore plus nettement les perspectives complexes de la croissance créative du compositeur.
Se débarrasser de l'égocentrisme, comprendre profondément les exigences de l'auditeur soviétique, sortir de la sphère limitée des goûts du public petit-bourgeois - voilà une tâche urgente pour G. POPOV.
Notre organisation de compositeurs et la Philharmonie de Leningrad ont baissé leur vigilance de classe en permettant l'utilisation de la tribune de la Philharmonie pour la propagande d'œuvres idéologiquement étrangères. Des conclusions politiques sérieuses doivent immédiatement être tirées de ce fait. »

VLADIMIR IOCHELSON, "De la voix d'un étranger", 29 mars 1935

À propos de la 1° symphonie de GAVRIIL POPOV compositeur vue par LE MERLE

Contrairement à ce critique qui n’est plus, paix en son âme, je ne boude pas cette symphonie qui est d’une qualité qui n’a rien à envier à celle de la 4° symphonie d’un CHOSTAKOVITCH ou de la 2° symphonie d’un PROKOFIEV. Cette œuvre montre la génialité d’un POPOV qui fit preuve d’une individualité décomplexé. Mais si cette symphonie est originale elle est aussi trop sombre pour être adulée par l’état. Sombre et complexe, il faut plusieurs écoutes pour l’apprécier à sa juste valeur, car la musique semble se dérober à notre jugement.

Il est mal aisé de suivre le parcours de cette œuvre qui s’ouvre sur un avenir incertain. Un premier mouvement que certains qualifient « d’apocalyptique » est mené tambour battant auquel succède des sonorités amères et acides qui ondulent comme des algues de surface sur un cours d’eau aux méandres imprévisibles.

Le deuxième mouvement qui me touche particulièrement, rappelle avec ces longues tirades tragiques désabusés et pessimistes, le grand Dimitri. Tirades qui laissent un instant la place à un espoir éphémère qui se dissoudra dans un silence résigné…

Quant au final tout en pulsation puissante qui me laisse entrevoir des affinités avec la musique d’acier d’un MOSOLOV, il se développe sur un thème de marche militaire tout ubuesque qui s’atomise dans une volée de cloches… Lutte perpétuelle que nous menons pour le meilleur et souvent pour…

Merci à FORCE PARALLÈLES d’avoir publié ce commentaire (où je sors de ma réserve) qui n’a rien à voir par les temps « qui couvent » avec la réjouissante «… petite musique de nuit » de Wolfgang Amadeus,… malheureusement.

Écoutons cette première Symphonie sous la baguette de LEON BOTSTEIN avec le LONDON SYMPHONY ORCHESTRA.




Le 15 Mars 2022
Par GUIGUI
Chroniqueur souhaité
PEU IMPORTE

THE DEEP DARK WOODS - THE PLACE I LEFT BEHIND - 2011

Alleeeeez ! Il faut découvrir ce superbe groupe de folk rock venu du fin fond du Canada et qui propose une magnifique formule bourrée de mélodies ciselées qui sentent bon les pins humides canadiens ! Le chanteur Ryan Boldt et ses acolytes arrivent à imprimer un son fortement reconnaissable à DDW, une signature sonore singulière qui se traduit par une voix trainante et qui sent bon le bouleau mouillée (un défi de reconnaître les mots en Anglais^^!), une magnifique reverb sur la guitare et un orgue hammond quasi vivant tenu par l'impeccable Geoff Hilhorst.
Cet album de 2011 est pour moi l'un des meilleurs.




Le 15 Mars 2022
Par LE MERLE MOQUEUR
Chroniqueur souhaité
PEU IMPORTE

VIKTOR ULLMANN - DER KAISER VON ATLANTIS - 2018

Voilà un opéra écrit il y a maintenant 79 ans. Cette œuvre s’intitule « L’Empereur de l’Atlantide ou le refus de la mort »

Un opéra de chambre…

L’Histoire

L’empereur de l’Atlantide gouverne son pays d’une main de fer. L’autocrate qui brûle d’accroître son pouvoir sur la population et qui souhaite consolider et amplifier sa fortune va servir de la guerre pour parvenir à son but. Un soldat démobilisé représente la mort, un arlequin la vie. Ils philosophent sur
la mort et la vie.

La guerre est proclamée par une sorte de garde-champêtre, le batteur de l’Empereur. À cette annonce la Mort refuse de coopérer. Coup dur pour l’Empereur, les soldats sur le champ de bataille ne meurent pas… Au front deux belligérants engagent un corps à corps, l’un d’eux se révèle être une femme. Ils cessent de ferrailler pour finalement tomber… amoureux.
Sans la mort l’Empereur est désarmé, son règne devient chaotique. Il supplie la Mort de reprendre du service, celle-ci accepte à la condition qu’il soit sa première victime…

La création

Cet opéra a été composé au camp de concentration de Theresienstadt en 1943 par VIKTOR ULLMANN sur un livret de PETER KIEN, (camp où le poète surréaliste ROBERT DESNOS disparaîtra)
L’instrumentation fut tributaire des instruments utilisables et des prisonniers capables d’en jouer au camp (environ 13 instrumentistes). Il y avait aussi 7 chanteurs pour cette pièce musicale en 1 acte et 4 scènes 7 chanteurs.
ULLMANN a incorporé des citations de confrères, celle de la mort est tirée du Requiem de Dvorak… Si des répétitions ont bien eu lieu, aucune représentation ne sera donnée au camp de Theresienstadt. Un interdit de l’administration du camp.

Les représentations

Il faudra attendre 1975 pour assister à la création de « L’Empereur de l’Atlantide ou le refus de la mort » à Amsterdam et 1995 à Paris au Centre Pompidou. L’engagement, la résistance rappellent ceux de BRECHT et WEILL.

L’Histoire

Déporté au camp de concentration de Theresienstadt en 1942 VIKTOR ULLMANN sera acheminé à AUSCHWITZ et dès son arrivée assassiné

dans une chambre… à gaz

VIKTOR ULLMANN, "DER KAISER VON ATLANTIS" dirigé par Facundo Agudin Musique des lumières IBS Classical




Le 02 Mars 2022
Par LE MERLE MOQUEUR
Chroniqueur souhaité
PEU IMPORTE

BORIS LYATOCHINSKI - SYMPHONIE N 2 ET N 3 - 2014

On dit de lui qui est le père de la musique d'Ukraine. Ce compositeur est né en 1895 et décédé contre toute attente en 1968 à Kiev.

La Symphonie n° 2, écrite de 1935 à 1936 est une musique angoissante qui reflète l'instabilité politique et l'oppression de l'époque. Il semblerait que sa première qui aurait dû avoir lieu en 1937 avec sa connotation grave elle ait embarrassé les autorités soviétiques, la période Holodomor en Ukraine n'était pas si éloignée...
(Certaines sources donnent sa première exécution en 1941. Cette date serait alors à mettre en parallèle avec l'invasion de l'armée allemande en Ukraine. D'autres sources donnent sa première exécution en 1964.)

Boris Lyatochinski a eu pour professeur Reinhold Glière né à Kiev avec qui il entretiendra un rapport d'amitié constant. L'influence de musiciens comme Tschaikowski est certaine, l'écoute de ses premières compositions ne laissent aucun doute, le romantisme y est présent. Plus tard après avoir côtoyé le langage harmonique de A. Scriabine, il portera son intérêt vers la musique folklorique slave. Intérêt que d'autres compositeurs avaient aussi pratiquement à la même époque (Bartók)

Compositeur encore peu connu du "grand public" "la musicologue ukrainienne Adelina Yefimenko a proposé une comparaison intéressante des premières symphonies de Dmitri Chostakovitch et du compositeur national ukrainien."

Je vous propose l'écoute de cette 2 symphonie sous la direction de Théodore Kuchar avec l'orchestre symphonique de l'état d'Ukraine.





Le 04/03/2022 par CHIPSTOUILLE

Avec un tel sens du jeu de mot et une telle envie de faire découvrir, ne serait-il pas temps de rejoindre l'équipe et nous parler de toutes ces oeuvres ?



Le 02 Mars 2022
Par MILO PIRAS
Chroniqueur souhaité
PEU IMPORTE

THE THE - SOUL MINING - 1983

Je suis surpris qu'il n'y ait pas de chronique sur ce sublime album (classique séminal des 80s blabliblou...)




Le 02 Mars 2022
Par LE MERLE MOQUEUR
Chroniqueur souhaité
PEU IMPORTE

MARC OREGET - AUTOUR DE LA COMMUNE - 1968

La chanson ne pas coupée du monde social et politique, Marc OREGET né à Paris en 1932 nous le rappelle. En 1949, il sera apprenti dans une fonderie où des agents chimiques à force d'être inhaler peuvent provoquer des cancers, où des particules d'arsenic libérés dans l'air peuvent contaminer les populations locales...

Donc OREGET Marc, ouvrier, avant de devenir un temps comédien puis chanteur à partir de 1954 grâce
à des amis qui ont reconnu chez lui un talent certain. On le retrouve dans les cabarets. En 1965 au restaurant "La Colombe" il reçoit le prix de l'Académie de la chanson car de cabaret en cabaret il a tracé un sillon qui en fait un auteur-compositeur. Il chante Ferré, Aragon, Leclerc et Vasca (Jean de son prénom, un poète qui n'avait pas honte et peur d'être libertaire).

C'est à Semur-en-Auxois dans la ville natale de Philippe Guéneau de Montbeillard qui contribua à enrichir l'Encyclopédie de Diderot et D'Alembert qu'OREGET s'est éteint en 2018 et fut inhumé avec un oeillet... car avant sa disparition cet artiste engagé avait enregistré des chants révolutionnaires autour de la commune dont je vous propose aujourd'hui pour ceux qui ne les connaissent pas la découverte, c'est aussi cela la chanson...




Le 02 Mars 2022
Par PHNEUTRE
Chroniqueur souhaité
Peu importe

JEANNE MAS - FEMMES D'AUJOURD'HUI - 1986

C'est l'album de la consécration de Jeanne MAS; et ç'est vraiment resté dans la mémire collective, EN ROUGE et NOIR , et tous ces autres tubes ,avant cet album, sur cet album, et d'autres ensuite, même si plus rare.
Faire une chronique de tous les albums de JEANNE MAS, ce serait vraiment super
Merci

Ph Neutre




Le 02 Mars 2022
Par LE MERLE MOQUEUR
Chroniqueur souhaité
PEU IMPORTE

OPUS - UP AND DOWN - 1985

Guidés par des musiciens de rock autrichien, nous allons passer par le cinéma, l’Éthiopie
et la musique classique avant de revenir vers ce rock qui me laisse esquisser un sourire…

Le cinéma et l’Éthiopie passions de l’acteur allemand KARLHEINZ BÖHM qui interpréta le rôle du Kaiser Franz Joseph dans les Sissi auprès de Romy Schneider. Suite à un pari (non stupide n’en déplaise à Blaise) lors d’un passage sur le petit écran (à l’époque les monstres cathodiques étaient en gestation) il récolta auprès des téléspectateurs le petit pécule de plus de 3 millions de francs après une émission télévisée et créa la fondation « Menschen für Menschen », c’était en 1981.
L’engagement de la fondation à pour but de réduire la pauvreté en Éthiopie et la discrimination sociale à l’égard des femmes.
KARLHEINZ était le fils du chef d’orchestre KARL BÖHM qui n’a pas eu ses lettres de noblesse sous l’ère du national-socialisme mais qui admirait WOLFGANG AMADEUS MOZART. « Un révolutionnaire » disait-il. Karl Böhm qui n’avait pas sa carte au NSDAP était tout de même adhérant au Kampsbund für deutsche Kultur. (association antisémite) Revenons un instant vers MOZART et KARL BÖHM.
MOZART c’est SALZBOURG, en 2015 le conseil d'administration du Festival fixe une plaque dans la salle KARL BÖHM de la HAUS FÜR MOZART avec cette phrase : « Un grand artiste, mais politiquement dans l’erreur fatale. » Je ferme la parenthèse que je n’ai jamais ouverte sur KARL BÖHM…

Pourquoi cette longue entrée en matière qui peut sembler hors sujet ?

Parce qu’un groupe de rock autrichien au hit international numéro 1 en 1985 « LIVE IS LIFE », succès inattendu, s’est dissout lors du solstice d’hiver 2021 à l’opéra de Graz et a offert à cette même date une somme de 31000 euros à la fondation « Menschen für Menschen » pour la réalisation d’une nouvelle école en Éthiopie.

La naissance de ce groupe, 1973. Les membres du groupe mettent sur pied, en 1978, le premier festival de rock autrichien.

Revenons maintenant à cette soirée du 21 décembre qui venait clore près d’un demi-siècle de carrière musicale de ce groupe au 16 albums. Une dernière fois les musiciens reprirent cette rengaine qui me file le bourdon (RIMSKY-KORSAKOV et nos autrichiens sont de mèche) LIVE IS LIFE mais pour une bonne cause, celle du créateur de « MENSCHEN FÜR MENSCHEN » KARLHEINZ BÖHM.

Pourquoi ce commentaire ? Parce que je lis souvent le mot « opus » sur Forces Parallèles.
Mot qui m’invite plus normalement à la musique dite classique qu’au rock. Trêve de plaisanterie passons pour finir à l’OPUS CITATUM…

"UP AND DOWN" du groupe autrichien OPUS avec LIVE IS LIFE dans le pressage canadien de 1985.





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