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ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

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ARENA - Songs From The Lions Cage (1995)
Par BAKER le 31 Mars 2018          Consultée 816 fois

Fruit de la rencontre entre un Clive NOLAN maître tout-puissant du néo-prog à l’état zombifié, décimé par la vague grunge, et Mick POINTER, ancien batteur de MARILLION viré “pour incompétence” (NdAUTEUR : Un motif de licenciement qui reste valable aujourd'hui hein, j'dis ça j'dis rien...), et qui n’avait rien fait depuis douze solides années, projet au départ purement studio coincé entre cinq (!) autres groupes de NOLAN (PENDRAGON, STRANGERS ON A TRAIN, CASINO, SHADOWLAND et le ridicule MEDECINE MAN), ARENA partait curieusement. Et arrive victorieux, et dans les grandes largeurs. Se basant sur un concept clair et franc (adapter en chansons dans le monde moderne les grandes légendes de l’antiquité romaine, grecque et byzantine), le duo, bénéficiant de l’immense apport du génial guitariste Keith MORE, a tout simplement créé un des plus grands albums d’un genre souvent conspué pour sa rigidité.

Rigide oui : son clinique, mise en place robotique, batterie carrée sans aucun swing, ponts et changements bien définis et balisés. Mais lorsque des chansons si excellentes sont créées au sein d’un style et d’un son étriqués, c’est qu’il y a eu du travail derrière, du travail immense et une part d’inspiration divine. Tout y est, tout ce qu'on a pu aimer ça et là dans le néo-progressif au sein d'une chanson entendue par hasard et à notre corps défendant : cavalcades instrumentales, gros synthés kitsch et baveux, guitares variées et tantôt aériennes tantôt un peu plombées (mode du metal prog oblige), chant maniéré mais assuré. La batterie est lourdingue, sans une once de finesse, mais c’est ce que les chansons réclamaient : du massif, du solide. Le groupe passe d’interludes acoustiques rafraîchissants à des epics grandioses, pour ne pas dire grandiloquents (l’intro de "Valley" ! un précis, une carte de visite du genre neo en 15 secondes chrono). Les mélodies sont superbes et évidentes, certains refrains franchement fédérateurs comme ce "Jericho" empli de peps et, qui plus est, relativement optimiste. Ca a beau parler de vieilles murailles et de batailles douteusement authentiques, le péquin de 1995 peut aisément se laisser prendre.

Et puis, après un disque parfaitement huilé où petits interludes instrumentaux mignons comme tout et grandes chansons se succèdent, il y a ce double final, rarement égalé depuis, qui hausse ce premier opus au plus haut rang. Une ballade limite single pop-Elton JOHN d'abord, sublimée par un solo divin de Steve ROTHERY, enterrant la hache de guerre avec son ancien batteur et toujours aussi touché par la grâce (ce toucher, ce choix de notes, un solo qu'on peut facilement chanter).

Et ce "Solomon" de quinze minutes, poignant, fantastique de fluidité, avec son pont instrumental complètement fou (un des plus grands, sinon LE plus grand de tous les temps dans son genre) et son final où Keith MORE laisse exprimer une sensibilité à fleur de peau (ce toucher !), prouvant que même dans le neo-prog, et après 13 minutes de folie furieuse, la plus grande simplicité (9 pauvres petites notes) suffit à dresser les poils. Prod aseptisée mais complètement adaptée au propos, tracklisting nickel, voilà le disque parfait pour découvrir le genre. Moins torturé que Ever, moins touffu que Brave et avec des passages pop et rock plus entraînants, mieux chanté que Windows of Life, ce premier ARENA se doit de trôner dans la discothèque de n'importe quel proggueux. Et plus si affinités.

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   BAKER

 
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- John Carson (chant, choeurs)
- Clive Nolan (claviers, choeurs)
- Mick Pointer (batterie)
- Keith More (guitare)
- Cliff Orsi (basse, choeurs)
- Steve Rothery (guitare)
- Marc Van Dongen (choeurs)
- Martin Albering (choeurs)
- Tosh Mcmann (choeurs)
- Tracy Hitchings (choeurs)


1. Out Of The Wilderness
2. Crying For Help I
3. Valley Of The Kings
4. Crying For Help Ii
5. Jericho
6. Crying For Help Iii
7. Midas Vision
8. Crying For Help Iv
9. Solomon



             



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