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ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

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ARENA - Double Vision (2018)
Par BAKER le 3 Août 2018          Consultée 338 fois

RUSH possède ses tétralogies, Arena est bien parti pour entamer une carrière de triathlète. Souvenez-vous, leur troisième album avait été leur plus important commercialement et marquait le départ d'un chanteur. Leur sixième, Pepper's Ghost, avait fait parler de lui notamment dans les magazines de metal de par son approche franchement plus bourrine, et avait vu le gentil géant Rob SOWDEN s'en aller. On ne va pas souhaiter que Paul Manzi aille voir ailleurs si l'herbe est plus verte ; certainement pas au vu de sa prestation ici une nouvelle fois impériale. Mais si Double Vision se veut un rapprochement thématique et (paraît-il) musical avec The Visitor, il sera surtout difficile de ne pas penser à Pepper's Ghost dans sa construction, à savoir une chanson très longue et extraordinaire, et... hem, les autres chansons, quoi.

Car dès le premier riff balancé par John Mitchell, on retrouve immédiatement le côté heavy prog, bourrin, technique. Pauvre John Mitchell. On ne peut pas dire qu'il brille pendant tout l'album. La plupart des chansons courtes sont basées sur des riffs peu originaux, et donc un peu trop bas du front pour du Arena, ou au contraire totalement foldingues jusqu'à l'indigestion : meilleur exemple, "Scars", qui se cogne dans les murs des quatre directions avant de finir KO, auto-assommé façon Chylvechtre le Chat. Ou encore "Red Eyes", chanson schizophrène : claviers très opératiques, milieu de chanson à la fois pop et lourd, sombre, avec un solo bien construit. Mais auparavant, 85 secondes très discutables.

Rassurez-vous, malgré de nombreux passages patauds, l'album ne sera pas un ratage comme Pepper's Ghost. Deux ingrédients relancent régulièrement la machine : Paul Manzi donc, nickel, toujours possédé et techniquement parfait sans pour autant trop en faire, et notre bon vieux Mick Pointer, de plus en plus cogneur avec l'âge, qui ose par deux fois utiliser la vieille technique du doublage de tempo (les deux fois ça fonctionne), et se permet même, ça devient un gimmick, un petit coup de double pédale sur "The Mirror Lies".

Parlons-en de celle-ci. Elle et "Poisoned" sont deux chansons comme les autres, à ceci près qu'elles sont un peu plus simples et directes, et notamment ce "Mirror" qui, malgré un solo de synthé peu inspiré, permet à Manzi de déclamer un refrain accrocheur et travaillé en même temps. Des bouffées d'air frais comme ça, Pepper n'en avait pas, et ça fait du bien. Cela permet d'attendre patiemment, sans faire de bruit dans la salle d'attente, ce pour quoi on est tous venus, parce qu'on va pas se mentir : Arena qui promet une chanson de 22 minutes, ça fait peur, mais ça fait aussi envie quelque part.

Et on ne sera pas déçus. "The Legend of Elijah Shade" n'a pas la puissance de "Solomon", ni l'ambiance crépusculaire de "Moviedrome", elle n'a finalement que peu de rapport avec The Visitor (quelques phrases) et ressemble plus à un collage de petites chansons... mais lesdites chansons sont extrêmement bien écrites ! Et ça fait toute la différence : malgré sa durée, ce titre est mélodique du début à la fin, très bien arrangé, parsemé de petites coquetteries de production réussies. Clive Nolan se fait peut-être un peu trop plaisir aux grandes orgues, mais c'était déjà le cas sur "Opera Fanatica". En allant plus loin, j'irais même jusqu'à affirmer que ce titre est ce que l'album The Visitor aurait dû être à l'époque ! (Aïe ! Pas sur la tête ! Aïe ! Pas sur la tête ! Salut Alexandre, t'es dans la police maintenant ?)

Triomphe au finish donc. Arena n'aura eu de cesse de souffler sur les braises tout du long, ratant assez copieusement quelques longs passages, avant de conquérir l'auditorat sur l'exercice le plus périlleux. Nous ne sommes donc pas dans le naufrage attendu, et même si seuls 3 titres sur 7 sont convaincants, c'est assez pour pouvoir conseiller l'achat de ce neuvième opus à la pochette troublante. En revanche, John, il faut impérativement que tu muscles ton jeu. Si tu muscles pas ton jeu, tu vas au devant de graves déconvenues, j'te le dis !

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- Paul Manzi (chant, choeurs)
- Clive Nolan (claviers, choeurs)
- Mick Pointer (batterie)
- John Mitchell (guitare, choeurs)
- Kylan Amos (basse)


1. Zhivago Wolf
2. The Mirror Lies
3. Scars
4. Paradise Of Thieves
5. Red Eyes
6. Poisoned
7. The Legend Of Elijah Shade



             



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