Recherche avancée       Liste groupes



      
MUSIQUE ELECTRONIQUE  |  LIVE

L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Style : The Nazgûl , Dennis Young , Circles
- Membre : Harmonia, Guru Guru
- Style + Membre : Brian Eno , Eno Moebius Roedelius

CLUSTER - Konzerte 1972/1977 (2017)
Par WALTERSMOKE le 11 Avril 2017          Consultée 400 fois

La discographie de Cluster est un véritable désert pour les complétistes. Si ces derniers peuvent, en fouillant bien dans quelque collection musicale, trouver un, deux ou quelques inédits d'un de leurs groupes préférés, ils ne trouveront rien pour le duo allemand. Moebius et Roedelius semblaient composer un nombre fini de morceaux qu'ils intégraient tous pour un album. Du moins, c'est une hypothèse qui se tient vu qu'il n'y a aucun inédit chez les deux lascars. On pourrait citer Tracks & Traces (1997), mais cette compilation n'est que l'édition tardive d'un album d'Harmonia qui, en d'autres circonstances, serait sorti après Deluxe (1975) – les deux albums sont fort recommandables au passage.

Du coup, pour trouver du neuf chez Cluster, il faut faire un tour du côté d'enregistrements live. Par chance, le label Bureau B a édité en 2016, au sein d'un coffret regroupant les travaux du groupe dans les années 70, des pistes live jusqu'alors jamais éditées, du moins officiellement. Il y a de quoi nourrir l'espoir d'un Cluster aussi intéressant sur scène qu'en studio – ce qui n'est pas le cas de Live in Vienna (1980). Un an plus tard, lesdites pistes live sont rééditées à part, au sein du live Konzerte 1972/1977, au titre bien explicite. On s'attend donc au Cluster abstrait des premières années, ainsi qu'au Cluster plus mélodique datant de la collaboration avec Eno.

Le premier morceau, datant de 1972, a été enregistré lors d'un concert donné à la Fabrik de Hamburg. Tout de suite, il y a Live in der Fabrik qui résonne dans la tête du fan. Serait-on donc en présence d'une version longue du morceau le plus long du deuxième album de Cluster ? Non, la musique n'est pas tout à fait la même. L'abstraction est tout de même bien présente, et on sent Moebius et Roedelius jouent avec le bruit pour en faire de la musique. C'est particulièrement flagrant pendant la première moitié du morceau, avec des sons stridents qui s'agglutinent pour un résultat pas si éloigné de la noise music et intégrant pleinement le fait que Cluster est bel et bien un pionnier de l'indus. La deuxième moitié de "Fabrik, Hamburg 1972" est plus calme, avec une ambiance cependant toujours aussi industrielle, mais il faut bien avouer qu'elle est clairement moins réussie.

Pour le deuxième morceau, capté en 1977, on pourrait tout logiquement s'attendre à un travail plus mélodique. Après tout, à cette époque, Cluster a clairement changé d'orientation en studio, grâce à la collaboration avec Michael Rother qui a débouché sur le supergroupe Harmonia, ainsi que la collaboration avec Eno. Mais ce que le duo a joué à l'occasion du festival de science-fiction de Metz (coucou les lorrains) n'a vraiment pas grand rapport avec ce qu'a pu faire Cluster depuis 1974. Et bien non ! Même si la qualité sonore, au passage malheureusement médiocre, ne livre pas toute la richesse du morceau, il est indéniable que le style musical est plus proche de la première partie de carrière de Cluster que celle qui lui est contemporaine. Sans le titre de l'album, on pourrait même croire que les deux pistes de Konzerte 1972/1977 ont été enregistrées à la même période. En ce qui concerne le morceau à proprement parler, cependant, il faut avouer que non seulement il est plus difficile à écouter, mais surtout, il est moins bon. Ça ne tient peut-être pas à grand-chose, mais les variations sonores de Moebius et Roedelius sont peu convaincantes. Et pourtant, il y a de belles trouvailles, comme un synthé à deux temps au milieu du morceau ou bien cette mélodie à trois temps ajoutant un peu de romantisme (à l'ambiance peu sereine cependant) au sein de cette grand-messe abstraite.

Konzerte 1972/1977 est donc un instrument historique d'importance pour qui connait Cluster, mais qui est bien gâché par un son qui ne rend en rien justice à la musique des deux musiciens. Pour peu qu'on accroche à la musique abstraite, parfois « insensée » du duo, le jeu en vaut quand même la chandelle.

Note réelle : 2,5/5

A lire aussi en MUSIQUE ELECTRONIQUE par WALTERSMOKE :


Klaus SCHULZE
Das Wagner Desaster (1994)
Le jeu des 7 erreurs musicales




Klaus SCHULZE
The Schulze-schickert Session (2013)
Klaus et Günther font un album


Marquez et partagez





 
   WALTERSMOKE

 
  N/A



- Dieter Moebius
- Hans-joachim Roedelius


1. Fabrik, Hamburg 1972
2. Festival International De La Science-fiction, Metz



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod