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COTTON BELLY'S - Live At La Chapelle (2017)
Par LONG JOHN SILVER le 27 Février 2018          Consultée 984 fois

L’année 2017 a vu les COTTON BELLY’s parcourir les routes, ce qui n’est pas nouveau, et principalement emplir leur disco de témoignages captés en Live, d’abord hors et désormais en présence du public. Excellent sur scène, cet exercice paraît couler de source pour ce groupe. Ainsi Live At La Chapelle vient compléter les Live Session I & 2, avec cette fois un auditoire bien présent. Cependant, si on entend le public se manifester entre deux titres, alors que les notes font mention d’un accueil hyper chaleureux, ce dont on ne doute pas, la réalisation globale du présent disque semble davantage en faire un élément du décor qu’un acteur primordial. Parce que comme précisé plus avant : Live At La Chapelle s’inscrit comme un complément des Live Sessions. En effet, le concert n’est pas reproduit in extenso afin d’éviter au maximum les doublons*. Les titres sont donc souvent entrecoupés de silences, ce qui a pour effet d’amortir l’ambiance mais également d’édulcorer la cohérence d’un concert.

Bémol qui a son importance et dont la formation n’est pas vraiment responsable, les Cotton étant – je me répète – un pur groupe de scène. Certes, on aurait envie de réentendre les « Greatness », « This Day-Mambo » et autre « Three Times », parce que oui : on ne s’en lasse pas. Et puis comme on est hyper difficile, on se dit que « Given », « Soldier » et « Medecine », titres issus du dernier LP (Rainy Road), qui ne figurent pas sur les EP précités, ç’aurait été super sympa aussi. Et puis tiens « Feel Down », tant qu’on y est. Ce morceau dont il existe une superbe version sur YT, captée à l’époque où le groupe jouait en quintette, finissait par un long solo de guitare qui nous laissait baba**. De fait Live At La Chapelle laisse quelque peu de côté le versant Blues-rock/gros son du groupe et accentue sa facette Blues old school/ folk. Subsiste toutefois « Wrong », seul passage représentant le versant le plus pêchu de la formation. On tient ici un témoignage récent qui rappelle davantage les Cotton du premier disque. Par ailleurs, « Tick Tock » figure ici délestée de sa version « PM », celle où – justement - on envoie le gros son, il ne reste que sa première partie (« AM »), ce qui a pour effet de surprendre le public qui met du temps à réagir alors qu’il comprend que la chanson s’arrête là. Un choix étrange pour l’auditeur qui n’a pas assisté au concert.

La Chapelle des Lombards est un bar/discothèque Parisien qui possède une salle d’une contenance respectable, idéale pour des concerts intimistes, ceci explique – donc - cela. On n’est pas à La Flèche d’Or, déjà deux fois plus vaste, là où le groupe avait programmé sa soirée pour le lancement de Rainy Road, son dernier album, un lieu qui lui avait aussi permis de délivrer un superbe concert, empli d’intensité électrique***. À me lire, je me rends compte que je viens d’émettre une série de réserves sur ce Live, alors que ce qui s’y trouve reste quand même de fort belle facture. Déjà, les deux premiers morceaux sont formidables. « Family Chains » est bien meilleur sur les planches qu’en studio et « My Babe » - repris à l’incontournable Willie Dixon – suintent le blues. L’harmonica de Yann Malek tranche, les soli de Jérôme Perraut dégoulinent de feeling, l’assise rythmique fait le reste. Le meilleur moment intervient au mitan de l’album. Impossible de ne pas remuer le popotin à l’écoute de l’effervescent « Ghost Baby Blues », mâtiné d’esprit Soul : quelle magnifique version ! En fin de show, « Hard Times » délivre la chaleur qui lui faisait défaut en studio, encore un véritable hit à l’actif de Yann et de sa bande.

Le concert s’achève par le traditionnel « Pick A Bale Of Coton », chanté a capella. On était habitué à « Coton Jig », prétexte pour lancer une ronde dans le public, mais là encore le contexte ne s’y prêtait pas forcément, et puis les choses changent, le groupe ayant décidé de ne plus systématiquement jouer cette pièce burlesque en fin de parcours. Live At La Chapelle conclut une année 2017 entièrement consacrée aux enregistrements live de la musique des COTTON BELLY’s, de façon digne; Néanmoins, il convient de placer cet album pour ce qu’il est : un bonus offert par le groupe à ses fans qui arrive – ainsi qu'expliqué plus haut – comme une cerise sur le somptueux gâteau concocté pour les Live Sessions, lesquelles, si elles avaient été regroupées sur un seul et même album auraient constitué un document suffisamment copieux pour en faire un LP formidable. Ce qui pourrait finir par arriver un jour parce que le choix de publier deux EP à plusieurs mois d’intervalle a été dicté par des contraintes budgétaires. Désormais, on sait que le groupe se prépare pour enregistrer au printemps un nouvel album, alors on trépigne d’impatience et on lui souhaite bon vent.

PS : Au moment où j’écris ces lignes, j’ai été informé que Jérôme Perraut avait décidé de continuer sa route hors du groupe, c’est la deuxième fois qu’il quitte les Cotton. Dommage, mais c’est ainsi, gageons que ce merveilleux guitariste trouve (nouvel) étui à la mesure de son talent. C’est Mick Ravassat – présent comme invité sur LS Vol 2 – qui assure l’intérim, encore un excellent musicien, à ce jour je ne sais pas s’il est là pour rester davantage.

* Seule « Cup Song » est présente sur les deux supports (Live Session, Vol 2), cependant elle est ici dans une version très différente de celle enregistrée live en studio, où elle était agrémentée d’instruments à vent
** C’est d’ailleurs Alexis Marechal qui le jouait, encore (je me répète) un formidable musicien passé par cette formation
*** À ce sujet, il existe une poignée de vidéos disponibles sur cet événement

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   LONG JOHN SILVER

 
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- Yann Malek (chant, harmonica, guitare, lap steel)
- Jérôme Perraut (guitare)
- Christophe Etienne (basse)
- Aurélie Simenel (batterie)


1. Family Chains
2. My Babe
3. Nineteen Forty Nine
4. Cup Song
5. Shy Boy
6. Ghost Baby Blues
7. Wrong
8. Three O'clock Morning Blues
9. Tick Tock A:m
10. Hard Times
11. Pick A Bale Of Coton



             



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