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1978 The Cars
1979 Candy-O

THE CARS - Candy-o (1979)
Par LE KINGBEE le 11 Mars 2019          Consultée 307 fois

Attention, selon certains contributeurs, j’ai eu la dent dure avec le premier disque des CARS. J’avais pourtant attribué un 3, note tout à fait honorable, précisant que le disque aurait bénéficié d’un 4 lors de sa sortie, le temps ayant fait son œuvre selon moi. Etant assez lâche de nature, et ne tenant pas à me faire tirer les oreilles une seconde fois, ce « Candy-O » a subi une écoute encore plus approfondie de ma part.

Nous sommes en 1979, les CARS enregistrent leur second disque suite à leur contrat avec Electro Records, avec une commande de quatre albums. On retrouve une continuité incroyable, ce second disque marquant en fait la suite logique de son prédécesseur. Donc nous avons le même producteur avec le fantasque Roy Thomas Baker, capable de transformer l’eau en vin, une line-up inchangée et un répertoire entièrement issu de la créativité de Ric Ocasek.
Quand on sait la difficulté que connaissent de nombreux groupes dans l’élaboration du fameux second disque, souvent considéré comme celui de la confirmation, on se dit que les CARS ont réussi leur départ et griller sur la ligne pas mal de concurrents.

Le batteur David Robinson, amateur éclairé d’Art Pop, suggère à ses compagnons une illustration d’Alberto Vargas, dessinateur péruvien et père fondateur en compagnie de George Petty ou d’Art Frahm des célèbres cartes dédiées aux pin-ups pendant la Seconde Guerre Mondiale. Si certaines illustrations du sieur Vargas viendront décorer le fuselage de nombreux bombardiers et d’avions de chasse, le dessinateur connaitra une seconde jeunesse via le magazine Playboy, l’illustrateur étant l’auteur de plus de 150 tableaux pour la revue américaine. En 1978, l’autobiographie de Vargas attira l’œil de nombreux amateurs de photos et peintures de charme dont celui de David Robinson, également fan de bagnoles et de gros cubes. Alors si vous vous demandez qui est cette jeune femme posant lascivement sur le capot d’une bagnole sommairement dessinée, il s’agit de Candy Moore, une playmate qui connaîtra un succès au début des sixties via la série « Leave It To Beaver » et « La Nuit du Grizzli », un western de série B. Ric Ocasek trouvant le son du premier disque trop brouillon, pas assez limpide, réussit à emmener son groupe à Los Angeles au Cherokee Studios des Frères Robb. Là où BOWIE mit en boîte Station To Station, Michael JACKSON Off The Wall, là où Tom PETTY ne tardera pas à graver Damn The Torpedoes.

Candy-O poursuit sa trame en continuité de son prédécesseur, tout en privilégiant cette fois une orientation plus synthétique et robotique au détriment des guitares. L’enjoué « Let’s Go » en ouverture lance le disque sur de bons rails. Si « Since I Held You » prend des allures de New Wave à l’anglaise avec un zest de Pop, le texte s’émancipe des influences britanniques. Bien calibré, le disque propose de superbes envolées qui feront la joie des stations de radios : « It’s All I Can Do ». « Double Life » renvoie au répertoire parfois sombre de MAGAZINE, groupe d’Howard Devoto. Bourré d’effets et de robotique, « Shoo Be Doo » fait office d’interlude de courte durée pouvant évoquer la fusion improbable entre DEVO et KRAFTWERK. « Candy-O », titre donnant son nom au disque, met en avant un discours métaphorique sur le paraître et une certaine idée du faste. Si les guitares entament « You Can’t Hold On Too Long » avec fureur, le titre tombe rapidement dans une atmosphère ambigüe à la Gary NUMAN. Avec ses synthés simplistes et une mélodie répétitive, « Lust For Kicks » servira quelques mois plus tard d’influence aux canadiens de Martha & The Muffins. « Got A Lot On My Head » offre aux guitares une prédominance qu’elles avaient perdue et une sonorité à la TALKING HEADS, leurs confrères new-yorkais. Le disque se termine sur « Dangerous Type » titre dans lequel fleurent bon les univers de TELEVISION et MAGAZINE.

Alors, s’il est toujours aussi ardu de confirmer la suite d’un premier disque couronné de succès, à l’instar de la Confirmation biblique, Candy-O poursuit la trame entamée un an avant et met en avant le vocal si particulier de Ric Ocasek, dont le timbre se démarque considérablement de la kyrielle de chanteurs anglais qui n’allaient pas tarder à monopoliser les radios européennes et plus généralement la New Wave. Moins de titres forts capables de rentrer dans les charts mais un équilibre, une cohésion, quelques petites trouvailles aussi simples que bêtes et un cachet font de ce disque le digne pendant du précédent.

Note réelle 3,5 lors de sa sortie pour un bon 3 aujourd’hui.

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   LE KINGBEE

 
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- Ric Ocasek (chant, guitare)
- Elliot Easton (guitare, chœurs)
- Benjamin Orr (basse, chant)
- David Robinson (batterie, percussions)
- Greg Hawkes (claviers, saxophone, percussions, chœurs)


1. Let's Go
2. Since I Held You
3. It's All I Can Do
4. Double Life
5. Shoo Be Doo
6. Candy-o
7. Night Spots
8. You Can't Hold On Too Long
9. Lust For Kicks
10. Got A Lot On My Head
11. Dangerous Type



             



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