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ROCK BLUESY  |  STUDIO

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- Style : The Pretty Things , Them, The Rolling Stones

The J. GEILS BAND - Nightmares ..and Other Tales From The Vinyl Jungle (1974)
Par LE KINGBEE le 29 Mai 2021          Consultée 787 fois

Cinquième album studio et encore un grand coup de maître des bostoniens. Enregistré lors de deux sessions les 4 et 11 juin 1974 au Record Plant de New York, ce disque au titre étrange se déguste plus de quatre décennies après sa sortie comme un bon crû. Et dire que deux avant, un public prétentieux et plein d'œillères avaient hué le groupe en première partie d’EMERSON LAKE & PALMER à l’Olympia.

Avouons que la marche semblait haute après la sortie de l’excellent Bloodshot, galette comprenant sept originaux et deux covers imparables dont "Ain’t Nothin’ But a House Party", hit oublié des Show Stoppers.

Ne lésinons pas sur notre côté chauvin et saluons l’excellente pochette de Jean Lagarrigue (une idée du bassiste Danny Klein, grand fan du dessinateur), grand illustrateur français ancien compagnon de route de Jean-Paul Goude, Gabriel Pascalini et Alain Le Saux, tous collaborateurs de la revue Esquire. Si l’illustration a de quoi inquiéter avec cette silhouette sur le point d’être engloutie dans une literie par d’obscures forces, le groupe nous rassure dès le titre d’ouverture « Detroit Breakdown » une plongée au cœur du Rhythm and Blues seventies. Le timbre expressif de Peter Wolf, l’harmonica de Dick Salwitz (alias Magic Dick) la guitare de Jay Geils s’annoncent comme des atouts de première main.

Au niveau répertoire, le claviériste Seth Justman et Peter Wolf mettent la main à la pate et à la plume avec pas moins de huit originaux. Justman prend les choses en main avec "Givin’ It All Up", titre festif se situant à la lisière du Boogie et du Rock. Le combo hausse le ton avec "Look Me In The Eye", tandis que cette face A s’achève sur l’étrange "Nightmare", un coup de folie de 74 secondes. Changement de cap avec "Stop Down ≠ 39", un long R&B avoisinant les 7 minutes, un morceau bourré de vitamines lorgnant quelque peu via les riffs de guitare sur le fantastique "Funky ≠ 49" du JAMES GANG. Débutant sur une intro genre House Party, "I’ll Be Coming Home" demeure marqué par l’orgue, Seth Justman pianotant entre une tonalité d’église et un phrasé en droite ligne avec celui de Greg Hawkes des CARS, alors que Jay Geils s’offre un petit solo de mandoline qui apporte un certain cachet tandis que le titre se termine sur un ait de musette d’à peine 10 secondes évoquant « Le petit vin blanc ». Le disque s’achève sur le puissant "Gettin’Out", un vigoureux Rock patiné de R&B dans lequel tous les instruments semblent en symbiose.

Il nous parait impossible de chroniquer cette galette sans terminer par deux titres phares : seule reprise, "Funky Judge", une compo d’André Williams popularisée par Bull & The Matadors, petit combo de St Louis dirigé par James Lafayette "Bull" Parks, prend un petit coup de jeune et remet au gout du jour une certaine approche du Funk Rock. A noter la participation de George Jessel, ancien acteur de Vaudeville et producteur de comédies musicales venu apporter son grain de sel. Une version bien plus entraînante que la reprise d’Alice And The Soul Sensations. Enfin terminons par "Must Of Got Lost", une véritable tuerie et futur Top 15 du Billboard. Comment ne pas lever le cul de sa chaise et d’enchainer quelques pas de gigue devant un tel groove : " Never thought about tomorrow - Seemed like a long time to come - How could I be so blind baby - Not to see you were the one - I must'a got lost ". Une chanson sur les regrets d’un amour perdu.

N’oublions pas une production bien troussée et particulièrement vivifiante avec l’apport de Bill Szymczyk qui parvenait à mettre au diapason en studio ce groupe rompu à la scène. Quatre titres symbolisent la puissance de l’album : le destructeur "Gettin’Out", l’humoristique et funky "Funky Judge", le sublime "Detroit Breakdown" qui dévaste tout sur son passage et enfin "Must Of Got Lost" pour sa mélodie aussi poignante qu’intense. N’oublions pas que ces deux derniers titres figurent dans le double live « Blow Your Face Out », l’un des meilleurs disques Rock de la décennie 70. Sorti dans les bacs en septembre 74, ce disque studio demeure à ce jour le plus grand succès commercial du groupe,"Blow Your Face Out" étant hors concurrence. L’album studio du J GEILS BAND qu’il faut absolument avoir dans sa discothèque avec "Bloodshot".

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- Jay Geils (guitare, mandoline)
- Peter Wolf (chant)
- Danny Klein (basse)
- Stephen Jo Bladd (batterie, percussions, chœurs)
- Magic Dick (harmonica, chœurs)
- Seth Justman (claviers, piano, chœurs)
- George Jessel (spoken word 8)


1. Detroit Breakdown
2. Givin' It All Up
3. Must Of Got Lost
4. Look Me In The Eye
5. Nightmares
6. Stoop Down #39
7. I'll Be Coming Home
8. Funky Judge
9. Gettin' Out



             



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