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1978 Molly Hatchet
1980 Beatin' The Odds
1981 Take No Prisoners
1983 No Guts... No Glory
1984 The Deed Is Done
1985 Double Trouble/live
2003 Locked And Loaded
  25th Anniversary Best Of...

MOLLY HATCHET - Molly Hatchet (1978)
Par ERWIN le 20 Juin 2022          Consultée 556 fois

La malédiction du rock sudiste, vous connaissez ? Le tribut payé par cette musique à la grande faucheuse est tout bonnement incroyable, chaque groupe l’a vécu dans sa chair, au point de ne plus pouvoir même exister. Le groupe dont je m’apprête à vous conter l’histoire est révélateur à cet égard, aucun de ses membres – tous nés après 1950 pourtant – n’est encore vivant ! MOLLY HATCHET – une prostituée du coin qui avait l’habitude d’occire ses clients à la hache - est née en 71 sous la volonté du guitariste de Jacksonville, Dave Hlubek, d’imiter ses collègues de LYNYRD SKYNYRD. Il faudra au groupe la bagatelle de huit ans pour sortir son premier album, mais la tradition sudiste de la guitar army se perpétue ici avec Steve Holland et Duane Rolland aux six cordes.

Un instant de recueillement est d’ailleurs requis pour souligner l’importance des pochettes pour le sextette floridain. On évolue dans le domaine de la fantasy tout du long de sa carrière et ce premier opus se voit orné d’une peinture du grand Frank Frazetta : "The Death Dealer". L’imagerie sera à jamais associée au groupe et votre serviteur, fan de Heavy et d’heroïc fantasy, a même cru qu’il s’agissait d’un groupe de heavy metal en achetant son premier MOLLY, le con ! Cela dit, même si l’imagerie ne colle pas à mon sens à la musique du groupe, on ne regrette pas un seul instant les superbes pochettes colorées et si évocatrices de leur exubérante carrière !

Tout débute fort bien avec la jolie chevauchée qu’est "Bounty Hunter", ponctuée d’incessants chorus de gratte superbe. On y entend pour la première fois la voix originale et nasale du grand Danny Joe Brown "Hell Yeah" ! Que voici une belle mise en bouche prometteuse et classique ! Avec "Gator Country", nous sommes dans la quintessence du southern rock, des rythmiques souvent light mais au toucher hard, et toute cette infrastructure bluesy avec inflexions country. La guitare y règne en maîtresse, et reste toute en finesse.

Bien sûr, la présence de la reprise du "Dreams" des ALLMAN, qui se transforme en "Dreams I’ll Never See" pour la meilleure des causes puisque cette version me semble infiniment supérieure - pompée sur celle de Buddy MILES, il est vrai -, ce qui n’est pas si fréquent. Le timbre de voix de Danny s’y adapte remarquablement et ce titre sera à jamais le prétexte à des bœufs anthologiques en concert, ainsi que leur grand classique, Dave Steve et Duane s’y laissent toujours aller à des moments d’intense extase, leur six cordes en main. Une composition d’une beauté incomparable, un hymne du sud !

"The Price You Pay" est un petit rock’n’roll lent aux relents plus hard, pas si éloigné d’AC/DC, toutes proportions gardées, et doté d'un solo d’harmonica. Le riff de "Cheatin Woman" est d’ailleurs bien métallisé et ponctué de soli bien pêchus qui évoquent pas mal BLACKFOOT, même si Medlocke et Hargrett restent pour moi hors-d’atteinte. On retient le chouette refrain de "I’ll Be Running", le morceau est très sympa et se chante super bien.

Plusieurs titres sont d’obédience clairement southern, à la cool, moins rentre-dedans mais gardent intact la verve du genre : ainsi en est-il du petit hommage à New-York avec "Big Apple", pour un petit blues-rock toutefois peu ambitieux. "The Creeper" est comme son nom l’indique plus reptative et ponctuée de coups de slide. "Trust Your Old Friend" n’est que prétexte à débauche guitaristique en tous genres, parfaitement recommandable.

Ce premier opus réussi, sans faute de goût, s’inscrit idéalement dans la grande tradition des cadors du genre. Le son s’apparente plus à celui de BLACKFOOT qu’à celui des OUTLAWS, mais c’est aussi ce qui fait la diversité du style. Pour les amateurs de guitare, c’est déjà un must à côté duquel il ne faut pas passer. On recommande bien sûr l’écoute de l’album ainsi que de "Dreams I’ll Never See" pour l’éternité, rien que ça ! Un joli quatre pour débuter une carrière prometteuse et plus d’un million d’albums vendus rien qu’aux US !

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   ERWIN

 
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- Danny Joe Brown (chant-harmonica)
- Dave Hlubek (guitare)
- Steve Holland (guitare)
- Duane Roland (guitare)
- Banner Thomas (basse)
- Bruce Crump (batterie)


1. Bounty Hunter
2. Gator Country
3. Big Apple
4. The Creeper
5. The Price You Pay
6. Dreams I’ll Never See
7. I’ll Be Running
8. Cheatin Woman
9. Trust Your Old Friend



             



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