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SUDISTE  |  STUDIO

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1978 Molly Hatchet
1980 Beatin' The Odds
1981 Take No Prisoners
1983 No Guts... No Glory
1984 The Deed Is Done
1985 Double Trouble/live
2003 Locked And Loaded
  25th Anniversary Best Of...

MOLLY HATCHET - Take No Prisonners (1981)
Par ERWIN le 27 Juin 2022          Consultée 265 fois

Beatin The Odds s’est légèrement moins bien vendu que ses deux prédécesseurs. Rien de grave, le groupe truste toujours le top 40 du billboard et s’assure un confortable train de vie de rock-star. Par confortable, comprenez que la cocaïne coule à flot dans les tour bus, les after party et jusqu'aux domiciles de nos sudistes. Pas la meilleure des choses, mais en ce début de décennie eighties, c’est ainsi que vivent presque toutes les rock-stars. D’ailleurs, en causant de stars, matez donc cette pochette. Rassurez-vous, ce bon Frankie Frazetta n’en est pas responsable, mais voir ainsi notre sextette déguisé en Conan tels des MANOWAR en plastoc est drôlement rigolo quand on compare les gabarits des gars en question et cette image !

Et nous voici avec un titre bien festif pour débuter, un rock’n’roll boogisant hyper bien chiadé : "Bloody Reunion" arrache bien les tripes et Jimmy assure bien les cachous en ce second album d’intérim. Le rock’n’roll et le rock sudiste feront toujours bon ménage, vous me direz. Vu les origines des grands pionniers du rock’n’roll, rien d’étonnant. Les deux musiques partagent le dixie, le drapeau confédéré. Les gratteux s’en donnent à coeur joie et nous voilà bien guillerets pour embrayer le quatrième album des Floridains de Jacksonville. Le blues-rock ne reprend pas d'emblée ses droits avec un "Respect Me In The Morning" toujours très rock’n’roll en compagnie de la chanteuse des MOTHER’S FINEST, Baby Jean Kennedy.

D’ailleurs, on assume cette filiation en reprenant un immense classique du genre, le "Long Tall Sally" de LITTLE RICHARD, de manière sans doute plus moderne et moins trépidante que la version du pianiste fou bien sûr, mais l’hommage est là, plutôt cool, même si passer la seconde plus vite eût certainement été une bonne idée comme lors de la transition "Have Some Fun Tonight". La fin est comme souvent le prétexte à une débauche sonique de bon aloi. On continue dans cette droite lignée avec "Loss of Control" au refrain cool et à l'ambiance motorisée de fière allure. La grosse fiesta du rock’n’roll continue sur un "Don’t Mess Around" pied au plancher, mais peu mélodique.

Le single "Power Play", composé par Steve Holland, intègre le top 50 du billboard. On y note quelques percussions et le chant limite AOR de Farrar. Pas désagréable, pas nécessaire non plus, mais l’ensemble reste cependant southern, soyons justes. Pas mal de cuivres rebondis sur le mid-rock "Lady Luck" qui présente des attraits mainstream plutôt réussis, d’autant que les soli sont toujours là. Le tempo se ralentit enfin sur "All Mine" qui penche carrément du côté des Aussie d’AC/DC, un riff binaire, un chant posé sur une rythmique basique, sympa mais pas révolutionnaire.

Le joli riff qui introduit "Don’t Leave Me Lonely" doit tout au hard-rock, nonobstant quelques aspects toujours très rock’n’roll. On y entend toujours une ressemblance avec les compositions des Aussies de ROSE TATOO. Le refrain se chante bien, pas de faute de goût. L’harmonica et le refrain de "Dead Giveaway" nous permettent de toujours revendiquer l’appellation southern rock. Le titre est bien joufflu, à m’image de nos rock stars. Rien d’irrésistible ne subsiste mais on a toujours de la bonne came pour amoureux de rock’n’roll burné.

C’est la conclusion qui s’impose d’elle-même dans ce quatrième opus. Il me semble que les aspects sudistes de la musique sont en légère berne au profit d’un rock’n’roll fendard omniprésent mais certainement moins original. Cette fois, pas d’hymne confédéré mêlant blues-rock et country. Les ventes ne sont pas mauvaises, comme celles du précédent album, tout va donc bien. Mais Danny Joe Brown souhaite revenir dans le giron de son groupe de coeur et Jimmy Farrar va s’effacer pour laisser revenir le boss des lieux, ses problèmes de diabètes et d’alcool pourtant toujours bien présents. Un trois pour tout ce rock’n’roll assummé.

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   ERWIN

 
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- Jimmy Farrar (chant)
- Dave Hlubek (guitare)
- Steve Holland (guitare)
- Duane Roland (guitare)
- Banner Thomas (basse)
- Bruce Crump (batterie)


1. Bloody Reunion
2. Respect Me In The Morning
3. Long Tall Sally
4. Loss Of Control
5. All Mine
6. Lady Luck
7. Power Play
8. Don’t Mess Around
9. Don’t Leave Me Lonely
10. Dead Giveaway



             



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