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ASIA - Phoenix (2008)
Par KID66 le 2 Mai 2009          Consultée 5068 fois

Fin 2008, ASIA sort un album : Phoenix. Jusque là rien d’extraordinaire. Mais il y a une chose à noter, c’est que pour la première fois depuis 1983, ASIA réenregistre un opus avec son line-up originel. Par le passé, le groupe n’a jamais su garder un line-up contant, Steve Howe s’était fait la male en 1983, juste après l’album Alpha, et John Wetton, légèrement plus patient, avait attendu la sortie d’Astra, en 1985, avant de partir à son tour. Dès lors, le groupe n’a cessé de changer de personnel pour sortir des albums qui n’eurent aucun succès. Mais en 2008, le groupe de Geoffrey Downes décide d’organiser son grand retour, un sursaut sans doute organisé par le monsieur, suscité dans le but de voir son travail être enfin reconnu comme avant. Ceci explique d’ailleurs le titre de l’album : le phénix renaît de ses cendres.

Après autant d’années, difficile de ne pas trépigner d’impatience. Comment ne pas espérer une digne suite de l’album éponyme ? Un album aussi accrocheur qu’Alpha ? Comment ne pas lancer la galette en priant pour retrouver la magie des années 80, l’ambiance propre au groupe qui rendait ses albums si attachants ?
Passons au plus important : le contenu de l’album. Eh bien autant le dire tout de suite, on s’est fait avoir. L’album répond effectivement aux attentes du fan qui espère de tout son cœur le retour du ASIA d’antan, mais y répond trop, beaucoup trop.

Et attention, contrairement à ce que mes paroles peuvent laisser penser, le fan n’est en aucun cas comblé. Oui, les premières notes de « Never Again » sentent déjà mauvais le réchauffé (« Heat Of The Moment » ? Comme c’est étonnant), et ce sera le cas de tout l’album. Alors effectivement, Asia ne s’est pas foutu de notre gueule pour le côté retour aux sources : production 80’s fidèle aux premiers albums, voix de Wetton toujours aussi belle, titres mélodieux, etc... A tel point qu'on peut se demander ce que les membres du groupe ont bien pu faire pendant 25 ans. Phoenix aurait pu sortir en 1985 sans choquer le moins du monde, le groupe n’affiche aucune évolution, n’intègre aucun nouveauté dans sa musique.
Et pourtant « Never Again » a tout pour devenir un tube : claviers lumineux, lignes de chant accrocheuses et refrain ultra-fédérateur. Mais la recette est tellement évidente que l’écoute du morceau ne peut que rester superficielle. Les « Never Again ! » deviennent chiants et vous priez pour qu’il n’y en ait pas un là où vous l’attendez. Raté, il sera toujours là.

Malheureusement, on peut d’ailleurs élargir ce constat à l’ensemble de l’album. Mais pas seulement. Là où on commence vraiment à tirer la gueule, c’est à l’arrivée du deuxième titre : « Nothing’s Forever ». En un mot, de la soupe. Et pas de la bonne soupe que votre grand-mère vous préparait avec amour et application non, de la soupe tiède et fadasse.
Je préfère m’arrêter là dans le track-by-track, afin ne pas risquer d’être affreusement répétitif. J’ajouterai simplement une nouvelle critique : la guitare de Steve Howe est fantomatique (sauf sur deux morceaux), et Downes ne parvient pas à combler ce vide avec ses claviers, qui malgré leur pertinence générale, se montrent parfois vraiment mièvres.

A noter tout de même deux morceaux particuliers, dépassant les 8 minutes, en réalité deux suites (ce qui n’est pas courant dans les albums sur lesquels figurent Wetton), qui laissent revenir le côté progressif d’ASIA. Mais que valent-ils ? Là encore il y a de quoi être déçu, « Sleeping Giant / No Way Back / Reprise », malgré une intro réussie, tombe bien vite dans le ridicule et « Parallel Worlds / Vortex / Deya » bien que pas foncièrement mauvais (possiblement le meilleur titre de cette galette) est trop mou et perd donc de son intérêt.

Mais la critique ne doit pas dépasser la limite de l’injustice, aussi je citerai dans le pas négatif (mais pas non plus fantastique) « Alibis », plus dynamique et entraînant que le reste de Phoenix (et on entend enfin la guitare !), « Shadow Of A Doubt », sympathique, « An Extraordinary Life », assez subtil et… Ah bah ! C’est tout. Oui effectivement ce n’est pas beaucoup. J’allais dire que je sauvais aussi « Orchard Of Mines », mais, pas de chance, c’est une reprise.

Le constat est amer. Phoenix rate le coche et n’apparaît en aucun cas comme la manifestation d’un groupe toujours en forme, toujours apte à faire comme il y a 25 ans. Je disais plus haut qu’ASIA ne s’était pas foutu de ses fans, et j’ai peut être parlé trop vite. Parce qu’après tout, faire son grand retour après 25 ans d’attente avec un album de B-sides issues des premiers albums des 80’s, ce n’est pas vraiment correct.

C'est paradoxal :
Pour beaucoup, ASIA est mort en 1983.
Mais le groupe a continué de vivre, tapi dans l'ombre.
Et c'est finalement lorsqu'il tente de renaître au grand jour qu'il meurt réellement.

1,5/5.

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   KID66

 
   GEGERS

 
   (2 chroniques)



- Geoff Downes (claviers, voix)
- John Wetton (voix principale, basse)
- Steve Howe (guitare, voix)
- Carl Palmer (batterie)


1. Never Again
2. Nothing's Forever
3. Heroine
4. Sleeping Giant/no Way Back/reprise
5. Alibis
6. I Will Remember You
7. Shadow Of A Doubt
8. Parallel Worlds/vortex/déyà
9. Wish I'd Known All Along
10. Orchard Of Mines
11. Over And Over
12. An Extraordinary Life



             



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