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MONOLAKE - Polygon_cities (2005)
Par STREETCLEANER le 16 Juillet 2010          Consultée 1369 fois

Polygon_Cities a été réalisé au cours de l'année 2004 et cet album est le fruit de la collaboration entre Robert Henke, seul aux commandes de MONOLAKE depuis le départ de Gerhard Behles (qui est devenu seul développeur du logiciel Ableton Live), et T++ (Torsten Pröfrock), un producteur reconnu dans le monde de la musique techno. On peut préciser que Polygon_Cities a été séquencé sur ce fameux logiciel Ableton Live de Gerhard Behles, avec qui il avait fondé MONOLAKE, ayant été tous deux influencés par la techno minimale et dubby de BASIC CHANNEL. Et comme les albums précédents, cette nouvelle production voit le jour sur le label Imbalance Computer Music, le propre label de Robert Henke.

Polygon_Cities correspond en quelque sorte un peu à la remise à plat du travail de MONOLAKE, un travail repensé depuis presque zéro, les deux collaborateurs s'attachant à repenser les structures rythmiques et les textures sonores. Evidemment cela reste de la dub techno mais ce changement d'approche, s'il ne bouleverse rien, s'entend perceptiblement. Toutefois malgré un travail quelque peu repensé, j'avoue que faire mieux que le précédent Momentum (2003) semblait difficile. Le côté dark, spatial, futuriste, mais aussi tribal, très accentué de Momentum était plutôt envoûtant. Or, avec Polygon_Cities on revient sur un travail sensiblement moins sombre, et qui développe un peu moins les nappes et effets ambiants. L'ensemble semble aussi moins étouffant, plus aéré. On y respire plus. Moins ambient mais en contrepartie les rythmiques restent encore très dynamiques depuis le précédent Momentum. Robert Henke s'attache toujours à construire sa techno minimale, ambient et dubby comme pourrait le faire un alchimiste, en apportant un soin évident aux rythmes, aux détails, aux ambiances, aux ingrédients de la potion... Potion au goût toujours différent même si la pâte du sorcier est reconnaissable entre mille. Et croyez-moi dans le milieu de l'electro ça devient de plus en plus rare.

On appréciera le retour aux sonorités métalliques ("Pipeline") sur un jeu de basses/percussions particulièrement élaboré, avec un break parlé (on appréciera ou pas...). Percussions métalliques qui apportent ici un éclairage plus lumineux que sur Momentum. On retrouvera également des textures plus limpides sur "North", dans lequel Henke développe un jeu de percussions quasi tribal, ou "Axis" qui introduit des sons cristallins. "Plumbicon" développera également une sensation de légèreté et de luminosité qu'on ne retrouvait pas sur Momentum, grâce à ses sonorités, une mélodie minimaliste et un petit côté dance music. Les rythmes ont un côté plus tribal sur "CCTV" (CCTV = vidéo surveillance), ces rythmes étant superposés sur d'importantes pulsations de basses, auxquels viennent se joindre des petites percussions rapides et tendues et des nappes spatiales pour un résultat énergique et efficace. On tient là un des plus sombres morceaux de l'album qui se remarque d'emblée par rapport aux autres compositions. Ceux qui avaient aimé l'album Momentum apprécieront son atmosphère de tension évidente, futuriste et sombre, quasi dark. MONOLAKE est toujours capable de nous hypnotiser et de nous mettre en transe tout en nous immergeant dans un environnement tribal, dubby, spatial et technologique... Certains diront que MONOLAKE fait de la techno et d'autres de l'ambient, et ils auront finalement tous raison tellement nous sommes à la frontière des deux genres. Et cela même si les motifs rythmiques demeurent bien plus dynamiques que sur son travail pré-Momentum.

Le pouvoir hypnotique de Henke s'exercera également dans "Digitalis", les vagues qu'on devine dès le début côtoient des ambiances plus technologiques sur des boucles qui s'emparent de notre esprit. L'ambiance finit par devenir presque irréelle même si le minimalisme de ces atmosphères s'arrange toujours du contraste avec des structures rythmiques plus complexes. Les beats seront toutefois plus évidents sur "Carbon" sans pour autant que ceux-ci perdent en efficacité. "Wasteland" nous plonge quelques minutes dans un moment qu'on pourrait qualifier de drone puisque Henke va s'amuser à faire bourdonner les haut-parleurs : ce moment un peu particulier ne détonne toutefois pas dans l'album.

MONOLAKE réalise avec Polygon_Cities encore un bon album, un album solide. On reconnaît encore la pâte de Henke, c'est évident, et c'est encore du très bon boulot. On pourra regretter toutefois que l'aspect "ambiances" ait été quelque peu occulté, que les atmosphères soient peut-être aussi moins marquantes. On sentira certes peut-être une volonté de changer des choses mais que ce changement semble un peu bridé, qu'il ne va pas aussi loin qu'on aurait pu l'espérer (pour le coup nous serons servis sur le suivant Silence !). Et mes préférences pour des atmosphères plus sombres, plus spatiales, me font dire que le précédent travail de Henke sur Momentum avait un petit quelque chose de plus captivant, de plus envoûtant, et portait en lui une identité plus forte. En réalité, ma note traduit finalement plus une question de goût qu'un jugement sur la seule qualité du travail.

Note réelle : 3.5/5.

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- Robert Henke (tout)
- Torsten Pröfrock (collaboration)


1. Pipeline
2. Cctv
3. North
4. Axis
5. Digitalis
6. Invisible
7. Carbon
8. Wasteland
9. Plumbicon



             



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