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POST-PUNK  |  E.P

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- Membre : Jaz Coleman
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KILLING JOKE - In Excelsis (2010)
Par STREETCLEANER le 21 Août 2010          Consultée 2125 fois

KILLING JOKE a rencontré quelques péripéties en 2010 pour l'enregistrement du nouvel album qui devrait désormais sortir pour la rentrée et s'appeler XIII: Feast Of Fools. Quid de ces problèmes ? Il s'agirait, pêle-mêle, de soucis à cause de matériels volés, de problèmes avec des bandes, de crises de nerfs et deuils familiaux (et autres défis qui ont pris une dimension biblique nous dit le groupe non sans humour teinté d'ironie). Résultat, l'album attendu (de la reformation sur le line-up originel (1)) a été retardé de quelques mois, et pour nous faire patienter le combo nous donne quelques amuse-gueule avec cet EP, In Excelsis. A noter que le groupe précise également que tous ces titres sont issus des sessions d'enregistrement du nouvel album mais qu'à l'heure où ils sortent on ignore s'ils seront intégrés au track-listing définitif. J'aimerais pour ma part pousser un petit coup de gueule à l'occasion de la sortie de cet EP : le label Spinefarm n'est pas très généreux. Déjà le prix de l'EP... à plus de 10 euro il faut faut vraiment être fan, même si la durée totale avoisine les 27 minutes. Ensuite, le livret nous fait le coup du minimum syndical. Ainsi, on n'aura pas droit aux paroles des morceaux, et c'est assez frustrant vu le prix...

L'artwork intérieur du boîtier représente une canette (aux couleurs type Coca-Cola) écrasée. Il semble vouloir encore nous faire passer un message sur la dénonciation de la société de consommation. Juste une chose au passage : sur cette canette qu'on a pressée, ou écrasée, est clairement discernable la mention "made in the USA"... Question contenu musical maintenant. Première écoute, première impression : flottent quelques petits parfums des 80's. En cause, la guitare de Geordie qui reprend une inspiration (bien entendu, avec prise de stéroïdes) crasseuse supplémentaire dans la période des débuts et plus particulièrement celle de l'album Revelations (1982), et cela se discerne assez bien sur le titre "In Excelsis". Et puis, sauf à de rares moments, le jeu de Geordie est quand même moins mécanique, moins acéré, et on sent clairement une -petite- baisse d'agressivité de l'ensemble, même si cette guitare s'approprie parfois la crudité sonore tranchante d'une scie circulaire "Ghost Of Ladbroke Grove". Les compositions lorgnent elles aussi clairement plus du côté des années 80 (le refrain particulièrement mélodique de "Endgame" ou le chant sur "Kali Yuga" sous réverb', entre autres). Tout sent un peu le retour aux sources, un peu le retour à l'esprit du post-punk des débuts (et une chose parmi d'autres : cela faisait un moment qu'on n'avait pas eu droit à des remixes dub) même s'il faut se garder de toute tentation d'y voir une volonté claire de faire comme avant aux motifs d'une reformation et de tournées "revival" qui ont excellemment bien fonctionné (cf. chronique du live The Gathering 2008).

En tout cas, le combo a le chic pour délivrer des titres bien marquants, des titres qui restent bien en tête, et cela que les refrains soient relativement basiques ou simples "In Excelsis" ou plus travaillés "Endgame". Une performance rarement égalée si on regarde la longue période d'activité du groupe. De ce côté-là on est rassurés, les compositions tiennent bien la route. Toutefois, le morceau le plus jouissif reste "Kali Yuga" (ce dernier, pas le "KaliYuga" de l'album de 1990...) avec son riff imparable de guitare (quasi funky !) et sa basse groovy, le groupe nous plonge dans une musique sacrément entraînante et dansante. C'est le côté "dance music" de KILLING JOKE dirons-nous... Et puis le refrain se reprend tout seul, comme un hymne, nul doute qu'il sera scandé avec facilité en concert. Mais là encore, Jaz calme les choses avec son chant moins rugueux, et plus posé sous réverb'. Tout comme les synthés de Reza amènent eux aussi, par moment, un petit nappage agréable à l'oreille sur "In Excelsis", synthés qui font contrepoids au chant puissant de Jaz. Le dernier morceau "Ghost Of Ladbroke Grove", sur une base reggae, privilégie le côté atmosphérique à l'énergie, et tranche notablement avec les premiers titres. Jaz joue notamment sur une alternance de voix rugueuses puissantes / claires murmurées. Le morceau est sympathique à défaut d'être transcendant. Son remixe "dub" ajoute des effets et des synthés, et il est finalement logique de développer le côté électronique pour ce genre de remixe. Toutefois, ce dernier n'apporte fondamentalement pas grand-chose. A prendre comme un bonus pas véritablement indispensable.

En tout cas, si In Excelsis ne fait que récupèrer les titres écartés du prochain album, ce dernier semble alors se présenter sous les meilleures auspices. C'est vraiment de bon augure. Même si le groupe déclare à qui veut l'entendre qu'il s'agira de son meilleur album (comme souvent), l'excellence du dernier Hosannas From the Basements of Hell place quand même la barre très haut. Bref, attendons, et savourons pour l'instant ce petit en-cas ma foi fort sympathique.

Note réelle : 3.5/5.

(1) à noter toutefois l'intégration d'un nouveau membre dont on parlait déjà depuis un petit moment, Reza Udhin, qui s'occupe ici des synthés et effets.

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Toujours en belle forme, merci les gars !


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   STREETCLEANER

 
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- Jaz Coleman (chant)
- Geordie Walker (guitares)
- Paul Ferguson (batterie)
- Martin "Youth" Glover (basse)
- Reza Udhin (synthés, effets)


1. In Excelsis
2. Endgame
3. Kali Yuga
4. Ghost Of Ladbroke Grove
5. Ghost Of Ladbroke Grove Dub



             



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