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POST PUNK COSTAUD   |  COMPILATION

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1980 Killing Joke
1981 What This For... !
1985 Night Time
1994 Pandemonium
1996 Democracy
2003 Killing Joke 2003
2006 Hosannas From The Bas...
2012 Mmxii
2015 Pylon
 

- Membre : Jaz Coleman
- Style + Membre : Ministry, Prong
 

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KILLING JOKE - The Singles Collections 1979-2012 (2013)
Par NOSFERATU le 10 Août 2022          Consultée 568 fois

Emmené par un chamane d’origine indienne, ce fameux Jaz Coleman, le groupe anglais originaire de Notting Hill est représentatif d’un son post-punk (où le mot punk n’est pas de trop) tribal, robuste et quasi expérimental (d’où leur premiers disques considérés comme des chefs-d’œuvre de ce courant hétéroclite qu’était la new-wave au début des années 80).
Leurs références musicales ? Le krautrock allemand, le punk des PISTOLS, le dub, le psychédélisme, JOY DIVISON et MOTORHEAD. Tout ce mélange parfait, à la fois 'space' et violent, crée une synthèse totalement unique. Opérationnel dans le sillage du punk-rock dès 78, le combo sombre produisait le son que ferait la terre en vomissant selon leur premier batteur Paul Ferguson.
Avec une descendance hallucinante dans les contrées gothique, new-wave, alternative, noise, industrielle ou métal. Durant les années 90, Jaz Coleman affirmait qu’il entendait tous les jours un groupe différent inspiré par KILLING JOKE. Un de leurs fans, Dave Ghrohl (FOO FIGHTERS, NIRVANA…) se joint à eux le temps d’un album hallucinant à la batterie en 2003. De même, les concerts au Hellfest ces dernières années attirent une foule de plus en plus oecuménique qui prie durant les messes épiques de 'la blague tuante'.
D'après mes souvenirs, durant les années 'destroy' du lycée, s’il y avait bien un groupe qui alliait une certaine noirceur à une puissance démoniaque, c’était bien KILLING JOKE. Je crois que c’est le premier groupe dit 'new-wave' qui m’a fait ouvrir d’autres horizons musicaux en dehors de ma zone métal/punk.
Et puis la rencontre avec deux membres de ce groupe fondamental, Jaz Coleman et Geordie Walker, après leur concert malheureusement foireux de l’espace Julien en 90 à Marseille. En première partie, il y avait les copains de KILL THE THRILL, qui allait bientôt devenir le fer de lance du rock indus. A l’époque, j’écrivais dans un zine occitaniste, prônant en gros l’indépendance du 'midi de la France'. Avec un pote, on avait interviewvé Geordie le guitariste dans la salle 'la Maison Hantée'. Ce dernier nous avait pris, non pas pour des Occitans mais pour des Basques. Il s’était exclamé Mais vous êtes les descendants des Atlantes… . Quant à Jaz, il m’avait salué en me touchant les épaules. J’avais d’ailleurs ressenti une décharge bizarre dans mon corps à cet instant.
Il faut dire que les gonzes étaient branchés occultisme. Coleman puise ainsi dans l’ésotérisme d’un Nostradamus, de différentes mythologies de l’Egypte antique, des discours apocalyptiques, de la philosophie nietzchéenne et aussi du luciferanisme d’Aleister Crowley, même si le groupe s’est toujours défendu de pratiquer des messes noires.

Toutes ces références et influences se retrouvent dans cette solide compilation datant de 2013, période qui voit une juste reconnaissance du groupe en même temps qu’un 'revival post-punk', brassant toute la période de KILLIG JOKE des origines à 2012. Des singles tous mémorables, à la différence bien souvent de leurs héritiers du rock industriel, avec de venimeuses mélodies qui vous gravent à jamais.
Le premier CD regroupe leurs principaux titres entre le suaire du punk (1979) et la période 'greboes' (1988), deux courants musicaux que les membres de la secte ont perpétué pour le premier et inspiré pour le second. Leurs débuts sont ainsi dans l’axe d’un post-punk novateur avec un 'nervous system' qui marche sur les plates-bandes funk/punk d’un GANG OF FOUR.
Le single "Wardance", avec ses chœurs ultra-punk, est différent de celui extrait du fabuleux premier disque. Les vocaux sont moins trafiqués (sur l’album, la voix annonce les délires cyberpunk d’un MINISTRY) mais les riffs terriblement hachés préfigurent les discographies de GIRLS AGAINST BOYS, de GOD BULLIES ou de HELMET. Toujours sur le premier L.P, il y a bien sûr "Requiem" marqué par une introduction martiale au synthé, une batterie tribale (marque de fabrique du groupe) , une basse lourde, une guitare incisive et les vocaux du sorcier Coleman imitant les chants grégoriens. Un must absolu.
Par la suite, les 45-tours qui suivront montrent la société secrète jouer au punk 'kraftwerkien' ("Follow the Leaders"), sonner comme du PSYCHEDELIC FURS en plus bétonné ("Empire Song"). On note la féroce rythmique de "Chop Chop" interrompue par des pauses inquiétantes. Le presque dansant "Kings and Queens" dévoile des notes synthétiques se mariant harmonieusement avec le son tranchant de la guitare.
Il y a bien sûr des hymnes faramineux comme "Let’s All Go (to the fire dances)" qui nous donne le tournis, "Eighties" dont le riff principal fut, paraît–il pompé par les adorateurs de NIRVANA et évidemment "Love Like Blood" illustré par une guitare épique, son synthé planant, sa rythmique en béton, son chant mélodique et son refrain majestueux typique d’une époque.
Ensuite, il existe une période où le groupe sort des simples plus faiblards avec des synthés omniprésents, souvent poussifs ("Sanity", "America", "My Love of This Land") et des guitares 'héroïques' lorgnant vers U2.

Le second CD couvre la période 1990 qui voit apparaître les courants grunge, indus et noise-rock très influencés par notre monstre sonique. L’époque voit en effet le gang rosicrucien sortir l’artillerie lourde.
Ce retour aux guitares burnées s’illustre avec "The Beautiful Dead", dopé aux notes de synthé sinistres, et la cavalcade métallique de "Money Is Not Our God".
Et bien entendu les hits orageux extraits du sublime Pandemonium. D’abord, l’hallucinant "Exorcism", sorte de techno métal, enregistré dans la Chambre du roi au Caire. Jaz est complétement possédé par les "Djinns" du coin. Même les momies dansaient, semblait-il, sur cette "Seth Dance" faisant sonner des suiveurs comme NINE INCH NAILS pour de vulgaires WHAM . Ensuite, on a des frissons en réécoutant "Millenium" avec son introduction lorgnant vers MINISTRY, son riff thrash implacable, ses vocaux quasi 'growlisés', ses nappes de synthés orientalisantes. Une réponse inhumaine à LED ZEPPELIN (d’ailleurs, Jimmy Page admirait le jeu de guitare ensorcelant de Geordie Walker, soit dit en passant). Même ambiance sur l’incroyable titre éponyme de l’album avec le jeu surpuissant de la guitare, une basse démoniaque, un refrain dantesque et l’atmosphère orientalisante horrifique. "Jana" toujours extrait du 'skeud' en question, est un puissant 'électro rock' avec la voix éléphantesque de jaz sur le refrain.
Après cet album monstrueux, KILLING JOKE fait varier les plaisirs.
"Democracy" revient à des mélodies 'eighties' mais parfaitement calibrées dans l’esprit apocalyptique de cette 'fin de siècle'.
Le métal réapparaît avec "Loose Cannon" (débuts électro, guitare ultrapuissante, batterie infernale de Dave Grohl jouant le fan -mercenaire), "Seeing Red", "Fresh Fever From the Skies" dont la rythmique sonne comme celle d’un PRONG, ou "Corporate Elect", bombe punk métallique alternant chant mélodique et hargneux. Chant alterné aussi sur le le vrombissant "Hosannas From The Basements of Hell".
Concluons par deux explosions, le 'Space rock technoide' "European Super State" et le dub spatial impressionnant de "Ghosts of Ladbroke Grove".
Sûr, on aurait aimé entendre "Asteroid", "the Butcher" ou "The Wait" (ce dernier repris par nos hommes en noir de METALLICA), mais ne faisons pas la fine bouche.

Tout ceci reste une bonne introduction à l'œuvre de la plus importante congrégation post-punk de l’univers.

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   NOSFERATU

 
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- Jaz Coleman (chant, clavier )
- Kevin « Geordie » Walker (guitare )
- Martin « Youth » Glover (guitare basse )
- Paul Ferguson (batterie 1978–1987, depuis 2008)
- Anciens Membres
- Paul Raven (guitare basse )
- Dave Kovacevic (claviers )
- Dave « Taif » Ball (guitare basse )
- Martin Atkins (batterie )
- Nick Holywell-walker (clavier )
- Geoffrey Dugmore (batterie )
- Troy Gregory (guitare basse )
- Dave Grohl (batterie 2002–2003)
- Ted Parsons (batterie )
- Ben Calvert (batterie )
- Reza Udhin (claviers )


1. Cd One: 1979-1988
2. Nervous System
3. Wardance
4. Requiem
5. Follow The Leaders
6. Empire Song
7. Chop-chop
8. Birds Of A Feather
9. Let's All Go (to The Fire Dances)
10. Me Or You?
11. Eighties
12. A New Day
13. Love Like Blood
14. Kings And Queens
15. Adorations
16. Sanity
17. America
18. My Love Of This Land
19. Cd Two: 1990-2012
20. The Beautiful Dead (flexi-disc Version)
21. Money Is Not Our God
22. Exorcism (live In King's Chamber, Cairo August 199
23. Millenium (cybersank Edit)
24. Pandemonium (cybersank Edit)
25. Jana 3:59
26. Democracy (album Mix)
27. Loose Cannon
28. Seeing Red (edit)
29. Hosannas From The Basements Of Hell (radio Edit)
30. In Excelsis
31. Fresh Fever From The Skies (record Store Day Exclu
32. European Super State (edit)
33. Ghosts Of Ladbroke Grove (dub Edit)
34. In Cythera (edit)
35. Corprorate Elect



             



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