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ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

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ÉQUIVALENCES

MOSTLY AUTUMN - Storms Over Still Water (2005) ★★★★★ 
Par MARCO STIVELL le 10 Février 2011          Consultée 4970 fois

Storms Over Still Water est l'album de MOSTLY AUTUMN qui se situe le plus entre deux feux. Il prolonge d'une certaine manière le travail réalisé sur les albums précédents du groupe, mais en même temps il se démarque pas mal et annonce le début d'une nouvelle époque. Oh, que l'on se rassure, MOSTLY AUTUMN garde son identité de maître du 'space rock' en tant que digne héritier de PINK FLOYD, mais la musique devient différente. Rappelons que Bryan Josh, le guitariste-chanteur du groupe, présente la musique de ce dernier comme un mélange de racines PINK FLOYDiennes et celtes, avec un emballage un peu plus gras. Seulement dès la première écoute de Storms Over Still Water, ce qui ressort, c'est un son non pas 'un peu plus gras', mais 'beaucoup plus gras'. Disons le d'emblée, ce ne sera pas du goût de tout le monde.

Le début est pourtant annonciateur d'une certaine couleur positive, avec non pas le vent qui soufflait à chaque début et fin des quatre premiers albums, mais la conclusion de la troisième partie de "Pass the Clock" (sur Passengers, 2003), le petit arpège de guitare acoustique notamment. "Out of the Green Sky" ouvre ce nouveau disque en demi-teinte, dans le genre aussi bien que dans la qualité. Le genre, c'est toujours le 'space rock' dont le groupe a fait sa marque de fabrique, avec des parcours d'accords similaires, des guitares plaintives, des sons de 'fausses cordes' habituels et l'emballage gras dont parle Josh. Le tout sonne plus 'gras' que 'space', ce qui n'est pas un problème à la base, sans se renouveler totalement, le groupe ayant choisi d'inverser un peu la tendance, mais cela ne sonne tout simplement pas aussi bien que cela aurait pu. Par ailleurs, Heather Findlay tente de pousser sa voix dans les aiguës, impression que l'on n'avait pas en écoutant "Caught In a Fold" et "Never the Rainbow". Bref, ça ne nous dit pas grand-chose sui vaille, MOSTLY AUTUMN faisant que cela conserve un certain charme, dans le fond surtout.
Heureusement, "Broken Glass" a vite fait de nous rassurer, plus ou moins. La chanson est menée sur un tempo sixties (Andrew Jennings, frère de Iain en lieu et place de Jonathan Blackmore) avec guitares hard-rock. Ce qui rassure, c'est l'utilisation des claviers, en particulier lors des couplets, ainsi que celle des voix sur les refrains, et bien sûr la mélodie, typiquement mostlyautumnienne.
"Ghost in Dreamland" est portée par une rythmique plus rapide, un peu à la façon du "Rock'n'Roll" de LED ZEPPELIN, ce qui renforce l'impression de se trouver en face d'un album de hard-rock mâtiné de progressif, plutôt que de space-rock, malgré les caractéristiques de la musique du groupe: mélodies, cordes etc. Lorsqu'arrive "Heart Life" avec son intro acoustique, on pense retrouver la magie folk celte des albums précédents dans sa plus pure tradition, mais le morceau décolle au moment des refrains, pour aboutir à un thème plus 'mordant'. Belle chanson en tout cas, une des meilleures de cette première partie.
Un peu plus loin, "Black Rain" donne la sensation inverse (nonobstant les départs intéressants vers les refrains), avec là aussi un chant forcé, mais il s'agit cette fois de celui de Bryan Josh. "Coming to..." est le premier des deux instrumentaux du disque. On retrouve dans son intro le côté 'mécanique' de "Distant Train" (forcément, quand on sait qui en est l'auteur), mais le son des guitares et de la rythmique est beaucoup plus 'agressif'.

C'est cependant ce morceau qui nous fait passer, on peut le dire avec brio, de la première partie du disque à la seconde. Si cette dernière ne présente pas un nombre égal de morceaux, elle surpasse largement la première en qualité. Quatre pièces plus ou moins longues, mais nettement plus fidèles à ce qui faisait que l'on adorait la musique du groupe sur les précédents albums. Le son, par exemple celui du refrain de "Candle to the Sky", ne diffère point de celui de la première partie de Storms Over Still Water, mais le fait que le tout soit plus posé, plus réfléchi aussi (qui a dit prog ?) permet de mieux l'apprécier. Il y a une évolution sur ce titre, qui permet de ne pas trop se prendre la rythmique en pleine face comme sur d'autres chansons. Et puis on entend mieux Angela, un peu... La fin est quant à elle planante et splendide.
"Carpe Diem" permet de retrouver la cornemuse de Troy Donockley, pour le meilleur comme d'habitude. Le titre est mélancolique à souhait, sans doute le plus beau chanté par Heather seule en lead et Angela aux choeurs depuis "Shrinking Violet". Et quelle progression vers le final, quel solo de Bryan ! Heather et Iain signent là un beau chef-d'oeuvre.
Le morceau-titre est introduit par un superbe arpège de guitare acoustique, ce qui suit est déjà sublime avec les voix des filles qui se posent par-dessus les nappes. Il y a une sacrée ambiance, surtout au moment du refrain, optimiste et merveilleux. La batterie en mode binaire tout simple vient porter l'ensemble un peu plus haut. Le reste est du même acabit, avec là encore pour le final, un solo magnifique nous conviant à un monde de rêve.
Une fois n'est pas coutume, "Tomorrow" est introduit par la batterie seule en fade-in. C'est le second instrumental, dont le thème rappelle certains passages de "Candle to the Sky", sa partie finale, en plus 'énervé'. Une belle réussite qui s'inscrit dans le meilleur du genre 'hard progressif' que le groupe a abordé dans ce disque.
Storms Over Still Water présente un certain intérêt et pas mal de petites voire grandes réussites, surtout dans sa seconde partie, mais il souffre un peu d'un manque de maîtrise du sujet abordé. Ceux qui en tiennent Josh et Findlay pour principaux responsables feraient mieux de revérifier les crédits du livret, Jennings ayant signé seul trois des musiques les plus 'rentre dedans', à savoir "Ghost In Dreamland", "Coming to..." et "The End of the World". Ce dernier titre partait pourtant d'un bon principe, avec son introduction à la façon du GENESIS des seventies. Mais l'on sent, dans cette première partie globalement, que le groupe a trop voulu coller à son virage 'hard-rock', quitte à desservir involontairement le restant de la musique : c'est particulièrement flagrant sur un titre comme "Black Rain".
A l'inverse, on remarque que trois des meilleurs titres du disque, placés en seconde partie, sont l'affaire de Josh. Mais c'est Iain Jennings, à qui l'on attribue le son planant des chansons du groupe, qui claquera la porte après la sortie de l'album, première défection importante dans l'histoire de MOSTLY AUTUMN. Pour les fans, ce sera un coup du sort. Le groupe entamera alors une sorte de déclin de l'estime du public.

Storms Over Still Water n'est pourtant pas un mauvais album, il reste simplement le plus déséquilibré parmi ceux publiés à ce jour. Ce qui laisse supposer que la suite sera plus positivement marquante.

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LA CHRONIQUE

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  ★★★★★ MARCO STIVELL


LINE-UP
- Bryan Josh (chant, guitares lead et rythmiques)
- Heather Findlay (chant, choeurs, percussions)
- Iain Jennings (claviers, choeurs)
- Angela Gordon (flûtes, choeurs)
- Liam Davison (guitares électriques slide)
- Andy Smith (basse)
- Andrew Jennings (batterie)
- Troy Donockley (cornemuse et flûte irlandaises)
- Chris Johnson (choeurs)
- Mark Gordon (choeurs)
- Chris Walkden (choeurs)

TRACKLIST
1. Out Of The Green Sky
2. Broken Glass
3. Ghost In Dreamland
4. Heart Life
5. The End Of The World
6. Black Rain
7. Coming To...
8. Candle To The Sky
9. Carpe Diem
10. Storms Over Still Water
11. Tomorrow


             



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