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HARD ROCK  |  LIVE

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RUSH - All The World's A Stage (1976)
Par ARP2600 le 22 Avril 2012          Consultée 2005 fois

La discographie de RUSH fonctionne par tétralogies d'albums studio, chaque groupe de quatre ayant une orientation stylistique générale. Les premiers sont du hard rock, les suivants sont métissés de prog, ceux du milieu des années 80 sont plus électroniques, ceux des années 90 voient un retour au hard rock, de plus en plus métal. Chacun de ces ensembles a été accompagné d'un double album live en guise de récapitulation, ces trois mecs sont très systématiques.

Nous allons ici nous intéresser au premier de ces live, All the world's a stage, qui contient des interprétations de chansons des albums Rush, Fly by night, Caress of steel et 2112, enregistrées en juin 76 dans leur bonne ville de Toronto. Plus tard dans leur carrière, les musiciens de RUSH ont veillé à reproduire le plus précisément possible les compositions exposées dans les albums studio. Dans leurs premières années, cependant, ils se laissaient aller à un peu de fantaisie, comme les autres groupes de hard rock. A vrai dire, alors que je suis plutôt un puriste, peu amateur de live où je trouve souvent les morceaux massacrés, je suis également tellement fan de RUSH que la plupart des petites variantes présentes ici me plaisent beaucoup. All the world's a stage présente beaucoup de spontanéité et une très belle énergie, c'est un magnifique recueil où on se rend compte que, alors qu'ils allaient seulement connaître leur âge d'or avec les albums suivants, ils avaient déjà un répertoire exceptionnel avec ces quatre opus publiés en à peine deux ans.

Alors, les chansons, j'en ai déjà parlé dans les quatre chroniques des différents disques, je ne vais pas passer trop de temps à les présenter de nouveau. Le choix est très pertinent, ce n'est pas loin d'être un best of. Je déplore juste l'absence de «Before and after» et de «Beneath, between and behind» mais rien n'est parfait. Caress of steel est logiquement le moins représenté avec la dizaine de minutes de l'indispensable «Bastille Day» et de «Lakeside Park». De 2112, on peut goûter la version raccourcie de la grande suite ainsi que «Something for nothing», pour un total d'une vingtaine de minutes. Fly by night se taille la part du lion avec plus de 25 minutes, dominées par une interprétation épique de «By-tor and the Snow Dog», à laquelle il faut ajouter «Anthem», «Fly by night» et «In the end». Enfin, le premier album est représenté par la non moins indispensable «Working man», ainsi que «Finding my way», «In the mood» et «What you're doing». C'est un assez bon équilibre au vu de la qualité respective des différents albums.

J'ai déjà parlé de la force des introductions de RUSH. En aligner deux pour commencer, «Bastille Day» et «Anthem», est plutôt intense. On continue ensuite dans les morceaux courts, à chaque fois introduits de façon un peu maladroite en quelques mots par Geddy Lee. Après les cinq premières plages, on passe alors à des choses plus épiques. La suite «2112» couvre une bonne partie de la deuxième face. Si je préfère légèrement la version studio, notamment parce que le passage de l'accordage de la guitare derrière la cascade est ici sucré – c'est un peu difficile à reproduire en concert, faut dire – il faut bien admettre que ça ne manque pas de panache, non mais quelle intensité tout de même.

Mais ce que je préfère ici est la fantastique interprétation de «By-tor and the Snow Dog», qui passe de neuf à douze minutes, pour un résultat nettement supérieur à l'original. Alex Lifeson, qui est tout de même un excellent guitariste, est ici particulièrement inspiré. Il ajoute des effets effrayants dans les passages instrumentaux, illustrant à merveille la bataille des deux entités. Dans la partie mystérieuse, qui m'a toujours paru un peu creuse sur Fly by night, le son est ici incroyable, digne d'un groupe de rock expérimental et très beau, tout à la fois. La troisième face est complétée par l'autre grosse pièce du deuxième opus, «In the end», jouée de façon nettement plus conventionnelle.

La dernière face est consacrée au premier album, avec un excellent mais bien trop court «Working man» s'enchaînant avec «Finding my way». On commence à se demander où est le solo de batterie dans tout ça, eh bien le voici, à la fin de cette plage : Neil Peart y montre bien sûr son talent exceptionnel pendant trois bonnes minutes, s'y amusant notamment avec des cloches sur un tempo endiablé. C'est plutôt moins ennuyeux que la moyenne du genre, ma foi, Peart est vraiment un bon. Enfin, l'ensemble est conclu par un «What you're doing» un peu lent mais puissant en guise de bis.

Que dire de plus, il s'agit d'un live des plus excellents, qui devrait ravir tous les fans du groupe et une bonne partie des amateurs de hard rock. Pour ceux qui voudraient découvrir cette première époque de RUSH, j'irais même jusqu'à dire que ce n'est sûrement pas plus bête de commencer par écouter ceci plutôt que les albums studio.

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- Geddy Lee (basse, chant)
- Alex Lifeson (guitare)
- Neil Peart (batterie)


1. Bastille Day
2. Anthem
3. Fly By Night/in The Mood
4. Something For Nothing
5. Lakeside Park
6. 2112
7. By-tor And The Snow Dog
8. In The End
9. Working Man/finding My Way
10. What You're Doing



             



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