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HARD ROCK  |  LIVE

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THIN LIZZY - Life (1983)
Par MARCO STIVELL le 4 Juin 2012          Consultée 1422 fois

Lorsque THIN LIZZY publie Life en 1983, juste quelques mois après Thunder and Lightning, le groupe n'est plus. Après treize ans d'ascension presque constante, Phil Lynott rend les armes et attend que le spectre de la Mort vienne lui taper sur l'épaule et l'emmener en lui tenant la main. On ne va pas épiloguer longtemps, je n’apprends rien à personne, c'est seulement pour dire qu'il convient de remercier ce grand monsieur et son groupe de nous offrir ce dernier souffle de vie, et lequel !

Un 5/5 pourra facilement choquer. Enfin quoi, Life, ce n’est pas Live and Dangerous ! Non c'est vrai. Pourtant à y regarder de plus près, si on ne peut pas comparer la finition des deux projets, Life est un témoignage (très) fortement organique lui aussi, et la conclusion idéale à la carrière de THIN LIZZY. Deux aspects qui en font sont attrait pour des siècles et des siècles... Amen.

Le jeu de cartes abattu est l'un des plus consistants que le groupe ait offert, en témoigne d'abord la set-list choisie. THIN LIZZY interprète bien sûr quelques tubes, mais il laisse également une jolie part à ses dernières expériences, et bien que la période Jailbreak-Black Rose soit sacrée, j'en suis arrivé à préférer ces deux chefs-d’œuvre que sont Renegade et Thunder and Lightning. Bonne pioche pour ces deux derniers, Phil Lynott a su conserver un certain nombre de perles, trois pour le premier, cinq pour le deuxième, que demander de mieux ? Et bien sûr les vieilles rengaines dont on se délecte toujours, "Jailbreak", "Emerald", "Are You Ready", "The Boys Are Back in Town", "Black Rose", "The Rocker" pour la première période... On a l'impression que ce choix de garder au moins un morceau pour pratiquement tous les albums ou périodes justifie mieux le choix du titre : Life. Car c'est une vie, courte certes mais précieuse, qui nous est résumée en une vingtaine de morceaux.

Le son est puissant, la batterie cogne dur et le trio de guitares (en comptant la basse) est dignement mis en valeur, les claviers le sont, en revanche, peut-être un peu moins (sauf pour les solos), mais les autres fans ne s'en plaindront pas à mon avis. Ils se concentreront sur les guitares vrombissantes, plus rarement clean qui émanent de ces perles rock. Lancées sur les chapeaux de roue dès "Thunder and Lightning", elles ne nous épargnent déjà guère sur les quinze premières chansons. Mieux même, elles et la section rythmique trouveront le moyen d'enchaîner plusieurs morceaux avec ferveur, comme au temps de tous les succès. Phil Lynott n'étant pas encore si affaibli, il jongle encore crooneries rauques et déclamations vertigineuses, alors que les trois autres cordistes (en comptant Wharton, ben oui le clavier ce sont aussi des cordes !) le secondent énergiquement. Les moments de répit, comme sur le fin "Renegade" ou la première partie de ce "Don't Believe a Word" ralenti (première version de la chanson selon Lynott), sont trompeurs. C'est pour mieux se manger dans la face la variation bluesy de ce dernier titre, les dialogues de "Killer on the Loose", le tonnerre du final de "Got to Give It Up", le déluge de "Cold Sweat" et "Angel of Death", le battement lourd de "The Holy War", ou le pont jubilatoire de "Baby Please Don't Go"... Organique je vous dis ! Et quand arrive "The Sun Goes Down", on sent bien que le moment de vérité n'est plus très loin. Scott Gorham l'annonce avec un solo encore plus déchirant.

Comme c'est une fin de vie, c'est le moment de sonner les rassemblements en invitant ceux qui ont participé à la construction de cette vie. Vous remarquerez d'abord que l'ensemble des chansons contient au moins un crédit de chaque membre des débuts aux derniers albums. Et bien sûr, ils sont tous là en cher et en os sur scène. Certes, ils ont triché pour le cas de Snowy White dont les trois morceaux où il joue ("Renegade", "Hollywood" et "Killer on the Loose") proviennent des tournées auxquelles il participait encore, donc pas en 83. Mais au moins son empreinte est bien marquée. Quant aux autres, ils sont pour les rappels. Oui chers amis, messieurs Gary Moore, Brian Robertson et même Eric Bell apportent leur présence à cette célébration. Robertson prête main forte à Sykes et Gorham sur "Emerald", toujours aussi monstrueux. Moore à son tour vient constituer un trio de guitares démentes sur le rock celtique de "Black Rose". Puis après un long "Still in Love With You" marqué par Sykes, les invités reviennent sur "The Rocker" pour constituer un octet, Lynott, Sykes, Gorham, Downey, Wharton, Robertson, Moore et Bell, ce dernier s'offrant le luxe du dernier grand solo de l'Histoire, un peu comme s'il n'avait jamais quitté le groupe. La boucle est bouclée, et entendre toutes ces guitares se superposer en un tel bouquet permet de conclure sur la note la plus positive qui soit.

Et voilà... Pas la peine d'épiloguer disais-je. De mon fauteuil de chroniqueur, je tenais malgré tout à dire combien je suis heureux d'avoir pu m'occuper du cas d'un tel groupe, une découverte et une exploration sans faille. Ce nombre conséquent de notes maximales peut paraître déroutant, il est pourtant sincère et je ne pouvais pas conclure autrement qu'ainsi. Après tout, THIN LIZZY est pour moi au rock (hors progressif) en version "allégée" (nombre de membres) ce que l'est le E Street Band en version "lourde" : le meilleur.

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   MARCO STIVELL

 
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- Phil Lynott (chant, basse)
- John Sykes (guitares, choeurs)
- Scott Gorham (guitares, choeurs)
- Brian Downey (batterie, percussions)
- Darren Wharton (claviers, choeurs)
- + Snowy White (guitares, choeurs)
- Brian Robertson (guitare)
- Gary Moore (guitare)
- Eric Bell (guitare)


1. Thunder And Lightning
2. Waiting For An Alibi
3. Jailbreak
4. Baby Please Don't Go
5. The Holy War
6. Renegade
7. Hollywood (down On Your Luck)
8. Got To Give It Up
9. Angel Of Death
10. Are You Ready

1. The Boys Are Back In Town
2. Cold Sweat
3. Don't Believe A Word
4. Killer On The Loose
5. The Sun Goes Down
6. Emerald
7. Black Rose
8. Still In Love With You
9. The Rocker



             



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