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ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

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- Membre : Caravan, King Crimson

CAMEL - A Nod And A Wink (2002)
Par MARCO STIVELL le 24 Juin 2012          Consultée 1775 fois

2002. CAMEL est toujours debout et nous offre son quatorzième album, encore un pur joyau qu'il conviendra de savourer avec passion comme les trois précédents (pour ne parler que du CAMEL "récent").

Des chants d'oiseaux, un train qui s'en va... Des vibraphones et une flûte mutine... Ce disque semble être dès les premières mesures un clin d'oeil à l'enfance. Le son des guitares acoustiques, agrémentées de flûte, mellotron et tant d'autres choses charmantes représente un plaisir empreint d'une innocence comme CAMEL nous en a rarement offert, et Dieu sait qu'il y en a eu, du plaisir ! Le titre décolle ensuite, offre une sorte de rock basique, mais de plus en plus rêveur où la batterie du québécois Denis Clément joue avec une justesse déconcertante, tout comme les multiples claviers de Guy LeBlanc. Outre les citations enfantines, la pièce contient aussi ses portions de moments plus torturés, précisément ceux où la basse est le plus en avant, tout comme la guitare lead. Globalement cette entrée en matière a beaucoup de charme. "Simple Pleasures" se présente ensuite comme un nouveau poids lourd. Dès l'intro, on est autant captivé par les percussions de Terry Carleton que par la capacité du CAMEL actuel à soigner ses mélodies. Le tout souligné d'une basse en fondamentales et de claviers célestes... Le titre décolle de manière funky, tandis que la guitare arrache quelques nouveaux pleurs. Quoi de mieux comme simple plaisir qu'une récréation de ce style, dans un registre soft ?

A ce propos, la ballade folk "A Boy's Life" se présente ensuite. Entamée au chant et à la guitare acoustique, on y décèle aussi un peu de mandoline. Le titre révèle ensuite des guitares et claviers amples, toujours planants, puis après quelques ritournelles orchestrées par de faux instruments acoustiques (clarinette, basson), un décollage héroïque et terriblement accrocheur vient encore enrichir le tout. "Fox Hill" est, de l'avis général, le clin d'oeil de CAMEL au lointain Genesis de Foxtrot. Servi avec un thème de synthé tourbillonnant qui n'est pas sans évoquer de son côté le "Market Square Heroes" de Marillion, il est vrai que cette chansonnette (que viennent relever de forts soli de guitare, de synthé et de batterie) fait un peu office de "Willow Farm" (cf. "Supper's Ready") aux côtés du reste de par son esprit décalé -jusque dans la voix d'Andy !-. Sans pour autant égaler les plus belles pièces de l'album, c'est une franche réussite, et un autre beau rapport avec l'enfance, d'autant plus qu'à la toute fin revient le même type de passage folk bucolique qu'au début du disque, cette fois en ajoutant le piano CP-70 d'Andy qui fait son grand retour.

"A Miller's Tale" est une petite merveille également acoustique renforcée par la présence de plusieurs flûtes et hautbois. La dernière partie, rêveuse à souhait, affirme encore la personnalité de cette chanson plus courte que le reste. Le seul réel instrumental de l'album (bien que comprenant des parties vocales très brèves et non-répertoriées dans le livret), "Squigely Fair" est une nouvelle fiesta rock progressive où la batterie, les percussions, la flûte jazzy vont particulièrement bon train. Le riff-plaquage en octave du milieu est une nouvelle excellente idée, de même que les différents passages acoustiques dans la lignée de ceux que nous a déjà présentés l'album. C'est la dernière réelle "folie" de CAMEL à ce jour (mais une folie élégante) et elle se savoure ainsi. Car pour terminer, il y a le sublime, le mythique, le magistral "For Today", en hommage aux victimes du 11 septembre. Introduite et chantée avec le piano CP-70, formée autour d'un parcours harmonique tour à tour solennel puis angélique, développée par un long et poignant solo de guitare dont Andy a le secret sur une musique floydienne, puis par un solo de synthé, elle s'achève, mieux que "Last Goodbyes" sur Stationary Traveller, par un final ô combien... ô combien... ô combien... Je ne sais pas, je ne saurai jamais trouver les mots pour ce final, beau au point qu'il m'arrache des larmes à chaque fois... Ce que je sais, c'est que cette chanson est pour moi la plus belle jamais écrite par CAMEL, on fait difficilement mieux comme final (fin de carrière ?)... "Never give a day away, always live for today"... Ah, si j'avais pu...

A Nod and a Wink célèbre les 30 ans de CAMEL, et à cette occasion, Andy Latimer rend hommage à tous les musiciens qui ont marqué l'histoire du groupe, en particulier Peter Bardens qui venait alors récemment de mourir. Est-ce vraiment la conclusion ? Pareil final et toute cette attente qui a suivi depuis (dûe à la maladie d'Andy) ne saurait nous donner encore espoir... Mais quel final !

Note réelle : 4,5

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   MARCO STIVELL

 
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- Andy Latimer (guitares, chant, flûte, claviers)
- Colin Bass (basse, choeurs)
- Guy Leblanc (claviers, choeurs)
- Denis Clément (batterie)
- + Terry Carleton (batterie, percussions, choeurs)
- Jr Johnston (choeurs)


1. A Nod And A Wink
2. Simple Pleasures
3. A Boy's Life
4. Fox Hill
5. The Miller's Tale
6. Squigely Fair
7. For Today



             



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