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- Membre : The James Gang , Don Henley
- Style + Membre : Don Felder

EAGLES - On The Border (1974)
Par COWBOY BEBOP le 17 Mai 2016          Consultée 1354 fois

Il y a, dans la discographie de presque tous les groupes – qu'ils soient mondialement célèbres ou enfouis dans les profondeurs les plus obscures de l'underground – des albums oubliés, des laissés-pour-compte, ignorés par le grand public comme par les connaisseurs. Vous l'aurez deviné, On The Border est un de ces albums un peu tombé dans l'oubli, malgré l'immense succès de ses géniteurs, à savoir le quatuor des EAGLES. Pourtant, son importance dans l'histoire du groupe est loin d'être négligeable.

Le bien-nommé On The Border est en effet un album-clé dans la mutation stylistique que traversent alors les Aigles, car il se situe à la frontière entre le country-rock de leurs débuts et le soft-rock des albums suivants. Cette transition s'accompagne, assez symboliquement, d'un déplacement physique. Après de longs mois infructueux qui n'ont engendré que deux titres, le groupe, lassé de la grisaille londonienne et de leur producteur Glyn Johns qui les enferme un peu trop dans le country-rock, décide d'enregistrer le reste de l'album en Californie. Leur nouveau producteur, Bill Szymczyk, a également été aux manettes de deux albums écrits et composés par un certain Joe WALSH, et qui plaisent beaucoup au quatuor.

Enfin, Henley et Frey peuvent s'adonner pleinement à leurs rêves de hard rock, et il ne s'en privent pas. Les guitares sont plus abrasives que sur les albums précédents, donnant à On The Border un côté relativement brut, et faisant de lui l'album le plus rock de leur carrière (même si on reste largement en territoire soft-rock, donc rien de bien méchant non plus). Toutefois, force est de constater que le groupe est loin d'exceller en la matière. « On The Border » et « James Dean », les morceaux baignant le plus dans le hard rock, sont mous et ennuyeux. Le public ne s'y est pas trompé, leur préférant « Already Gone » et l'insipide « Best Of My Love ».

On The Border voit les EAGLES évoluer en territoire familier avec « Midnight Flyer », dont le bluegrass ressemble beaucoup à certains titres de Desperado, ou avec la ballade country-folk sympathique mais un peu oubliable « My Man » et le rock gentil de « Good Day In Hell », qui auraient tout à fait pu se retrouver sur l'album éponyme. Mais déjà se profile au loin le soft-rock lumineux des albums suivants. La reprise du « Ol' 55 » de Tom WAITS profite des voix aux tons variés des quatre musiciens, et se révèle accrocheuse malgré son tempo assez lent. « You Never Cry Like A Lover », malgré des couplets un peu apathiques, propose un refrain plutôt pêchu et un des premiers solos mémorables des Aigles.

Peut-être est-ce l'âge, peut-être est-ce l'expérience acquise, ou encore l'effet du changement de producteur aux manettes, mais les voix des quatre compères se différencient bien plus entre elles sur On The Border et les disques qui suivront que sur les précédents albums. Une des grandes forces du groupe ayant toujours été les jeux vocaux et autres chœurs, elle n'en est que renforcée par les tons particuliers que prend chacune des voix. Tous les musiciens chantent sur au moins un des titres, et chacun lui apporte son timbre de voix particulier. Malgré cela, les morceaux vraiment mémorables se font rares sur On The Border. Peut-être est-ce du aux changements subits alors par le groupe, ou peut-être est-ce simplement une petite baisse de régime temporaire.

Les Aigles font le grand écart entre passé et futur, mais le départ proche de Bernie Leadon et l'arrivée tardive d'un certain Don Felder, crédité à la guitare sur deux titres (« Already Gone » et à la slide sur « Good Day In Hell ») décideront pour eux de leur orientation musicale. Si On The Border est aujourd'hui considéré comme un album mineur de la discographie des EAGLES, il rencontra toutefois un succès important lors de sa sortie. « Best Of My Love » inaugura la première apparition du groupe au sommet des charts, pavant la route du succès pour les Aigles. Leur ascension irrésistible continue tranquillement, et les bouleversements à venir au sein de leur formation vont achever de les faire passer d'oisillons à de redoutables prédateurs.

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- Glenn Frey (chant, guitare, piano)
- Bernie Leadon (chant, guitare, banjo)
- Randy Meisner (chant, basse)
- Don Henley (chant, batterie)
- Don Felder (guitare sur 'already gone' et 'good day in hell')


1. Already Gone
2. You Never Cry Like A Lover
3. Midnight Flyer
4. My Man
5. On The Border
6. James Dean
7. Ol' 55
8. Is It True ?
9. Good Day In Hell
10. Best Of My Love



             



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